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FERNANDO-NORONHA

Fernando-Noronha appartient au Brésil. Ce gouvernement y entretient une garnison de 100 hommes sous le commandement d'un major, qui prend également le titre de gouverneur. C'est un lieu de déportation pour les malfaiteurs du Brésil. La population s'élève à 200 habitants, établis dans un village qui s'élève sur la côte Nord de l'île près de sa pointe vuiage. du N. E.; on y voit une chapelle, un hôpital et la maison du gouverneur assez vaste et assez commode, puis les casernes pour la garnison.

« Nous avons emprunté principalement, dans ce chapitre, au New Sailing Directory for the Southern Atlantic Océan, et à des manuscrits des archives du Dépôt de la marine.

MANUEL.— T. nu 22

ILES ÉPARSES AU S. DE L'EQUATEUR

La Pyramide.

Lat. S. 30 50' 10".

Long.O.34*39'20".

Var. N. O.IÛ^SS'.

Ressources.

Ilot du Rat.

Ptointe Plncelli^re.

Pointe Tobacco.

Plateau de roches du S.

H s'y tronve une grande citerne, une maison de bains et une prison où l'on enferme chaque soir les déportés qui sont libres dans le jour, et qui peuvent parcourir l'île.

Fernando-Noronha est remarquable par un pic élevé et rocheux, qui existe sur ta côte Nord de rBe ; on l'appelle la Pyramide. Il est rugueux et complètement aride. Il ressemble de loin à un haut clocher ou à une tour ; sa hauteur au-dessus du niveau de la mer est de 244 mètres, et c'est un excellent point de reconnaissance.

Uile a 6 milles de longueur du N. E. au S. O. et 2 milles ou 2 milles V4 de largeur. On y trouve des bœufs, des moutons, de la volaille. On peut y faire du bois et de l'eau ; cependant quelquefois i'eau est très-pen abondante ; on l'a fait à un puits situé près de la maison du gouverneur, dans l'anse nooh mée anse de l'Aiguade. Pour amener à terre les futailles, oa est forcé de les jeter à la mer et de les ramener de la même manière au canot mouillé au large, en les faisant passer au milieu de roches, ce qui rend ropération difficile.

On fait le bois sur l'ilot du Rat, celui qui est situé le plus au large dans le N. N. Ë. de la pointe N. E. de l'île. Cet îlot entouré de roches est d'un accès difficile et même parfois dangereux pour les canots qui souvent ne peuvent aborder. Le gouverneur permet quelquefois de faire le bois sur l'Ile même, ce qui est alors très-commode.

Lorsqu'on s'approche de l'île, on ne trouve pas de fond à moins d'en être fort près. Il n'existe pas dans ses environs de dangers qui ne soient apparents, sauf un plateau de roche situé à la distance de 2 milles de la côte Sud de l'île, puis une roche qui reste au S. 66<^ 0. à V4 de mille de sa pointe S. 0., nommée pointe Placellière.

La pointe Placellière, qu'on appelle encore pointe de h Roche-Percée, présente une arcade au travers de laquelle la mer s'est frayé un passage.

La pointe Tobacco, pointe Sud de l'île, est prolongée dans ♦ le S. par un récif qui s'en écarte à plus de V4 de mille.

Le plateau de roches, dont nous avons parlé plus haut, est à 2 milles dans le S. 65" E. de cette pointe. Ce plateau sur lequel la mer brise toujours avec violence, reste de la Pyramide

rÉRNANDO-NORONhA. — iLOT fiOOBïE. 339

^u S. SO^' E., et, de soo sommet, on ferme la plus haute coi-» line de i'ile par la Pyramide. Entre ce plateau et la côte, il y a un canal où Ton trouve de 18 à 27 mètres d'eau^

Entre la pointe Pkcellière et la pointe Tobacco, il existe notduMait^ettiot près de la côte deux petits îlots rocheux nommés îlot du Maire "" et îlot aux Goulètes. La distance de la pointe Placellière à la pointe Tobacco est de 2 milles Va environ.

La pointe Tobacco est la pointe Ouest d'une baie assez pro'fonde, au fond de laquelle coule un ruisseau^ Cette baie trèsétroite d'ouverture (V4 de mille environ), se nomme le Port ; te Port. elle est ouverte au S. S. E.

Au milieu de son entrée se trouvent deux îlots nommés "ot des Frégate». Ilot des Frégates et îlot Jones, qui se réunissent à la pointe Est de la baie par des brisants ; de sorte que la passe d'entrée du Port, qui se trouve dans TO. ùe ces îlots et près de la pointe Tobacco, n'a en réalité que Via de mille de largeur. Dans la baie o^ le Port, qui n'offre qu'un abri précaire, la profondeur de l'eau varie de 6 mètres qu'on trouve à son entrée, à 1 mètre qu'on trouve dans l'intérieur ; il ne convient par suite qu'à des bateaux; il est exposé aux vents du S. E.

De cette baie à la pointe S. E. de l'île, on compte 2 milles. La côte est partout garnie de brisants, et l'on remarque dans cette partie trois îlots détachés, nommés les Pattes et les nots les pattes et

>^i 1 \tB Clochers.

Clochers.

En face de la pointe S. E. se trouvent deux autres îlots qui en sont éloignés de 1 mille ; ce ne sont que des rochers.

De la pointe S. E. à la pointe IS. E. de l'île, il y a une distance de 1 mille Vs^ La côte est dans cette partie inabordable.

En face de la pointe N. E., on voit quatre îlots qui semblent en avoir été détachés; ils sont rangé» sur une même Ugne, dont la direction serait le N. N. £.

Le plus grand et le plus au large, qui est couvert de bois, ,1^4 ^„ ^^^ se nomme Tilot du Rat. L'endroit où Ton aborde le plus commodément est dans sa partie du S. O.» où existe une petite anse. On peut encore débarquer dans sa partie du N. E.

Entre l'îlot du Rat et la pointe N. E. de l'île, on trouve l'îlot Boobie qui est boisé et d'un abord difficile ; puis l'îlot «ot Boowe.

ILES ÉPARSES AU S. DE L'EQUATEUR

Ilots du Mont-Saint- Michel et de l'Cffiuf.

Mouillage.

Ilot de la Plateforme.

Pointe de la Citadelle.

Baie de la Pyramide.

Anse de l'Aiguade.

nommé le Mont-Saint-Michel qui: est assez élevé, et enfin l'îlot de rOEuf.

De la pointe N. E, de l'île à la pointe S. 0., la pointe Placellière ou la Roche-Percée, on compte 4 milles, et de TMoi du Rat à la même pointe, 6 milles.

La côte Nord de l'île présente un grand nombre de découpures, et forme plusieurs anses peu profondes. De ce côté, le^ plateau des sondes est assez uni, et les fonds diminuent à peu près régulièrement depuis ceux de 63 mètres qu'on trouve à 1 mille V4 de la terre jusqu'à ceux de 27 mètres qu'on reûcontre à la distance de Va ou de Va de mille de la côte.

Le mouillage est dans l'O. de la pointe N. E. de l'île à l'abri des îlots qui prolongent cette pointe, et de deux autres îlots situés près d'elle dans le N. 0. q. N. ; l'un deux se nomme îlot de la Plateforme. Ils se rattachent à la pointe N. E. par une ligne de brisants. Ces deux îlots forment ainsi la pointe N. E. d'une baie au fond de laquelle ^'élève le village. La pointe S. 0. de la même baie est reconnaissable à la citadelle dont elle reçoit son nom. Dans le milieu de cette baie, les fonds sont de 16 et de 14 mètres. Elle n'offre aucun abri; on rappelle baie de la Pyramide.

On mouille d'ordinaire en dehors, par des fonds de 24 ou de 27 mètres, sur le méridien de la citadelle. A un peu moins de Vs mille, le fond est formé de sable mou. On peut encore jeter l'ancre relevant la Pyramide au S. 10° 0., la citadelle au S. 65° E. à Va mille environ de la pointe de ce nom.

Ce mouillage est fort dangereux avec des vents du N. au N. O. qui sont les vents dominants, à ce qu'on dit, depuis le mois de décembre jusqu'au mois d'avril. Dans les autres mois de Tannée, les vents sont du S. E. ou de l'E. et parfois du N. E.

On fait l'eau dans une petite anse située dans le S. 0. de la pointe de la citadelle. On l'appelle, comme nous l'avons dit, anse de l'Aiguade.

Aux environs de Fernando-Noronha, le courant porte d'ordinaire avec force à l'Ouest. Il y a donc nécessité d'atterrir dans le N. E. de l'île.

* Une des ressources de cette île est la pêche qui, en général, y est très-abondante.

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