‹ Manuel de la navigation à la côte occidentale d'AfriqueChapitre 17 sur 143 · SAN-THOMÉ. - POPULATION · texte numérisé non relu

SAN-THOMÉ. - POPULATION

Il se tient tous les jours un marché dans la ville, et Ton y trouve des volailles, des œufs, des moutons, des cochons, des légumes, des ignames, des fruits et de très-bon poisson. On peut, en s'adressant aux négociants, Se procurer des bœufs petits, mais de boiiae qualité. On trouve aussi, dans l'île, des chevaux, des ânes et d'excellents mulets.

La plaine qui avoisine la ville est verdoyante, surtout dans sa partie du N., et aux environs du fort San-Jose, près duquel on trouve des cultures et de,s pâturages parsemés de jolies habitations.

Au S. de la ville, il existe un grand marais, qui devient un lac dans la saison des grandes pluies. Deux autres existent aux environs, l'un dans le S. 0., l'autre dans VO.

Ces marais rendent le séjour de San-Thomé extrêmement malsain, et cela malheureusement à toute époque de Tannée;

L'eau qu'on fait au Rio^e-Agoa-Grande près de la douane est excellente ; on lui attribue des qualités médicinales ; elle est très-légère et très-agréable à boire. Les embarcations ont quelque peine à se rendre jusqu'à la rivière à cause du petit fond qu'on trouve devant son embouchure; à peu de distance, on la traverse sur un pont grossier formé de simples troncs d'arbre. On le rétablissait en 1850, et Ton semblait vouloir le construire plus convenablement.

Le nombre des. habitants de la ville de San-Thomé s'élève ï»opuutioii. à 4,475 individus.

Les marées sont régulières dans la baie de Santa-Anna-de- Marée». Chaves; elles marnent de 1"* 4. L'établissement est 3 heures 25 minutes ; les courants sont peu forts et n'ont pas de régularité en dehors de la baie. On les trouve souvent dirigés au N. etauN. N. E.

Lorsqu'on vient de l'E. attaquer la baie de Sanla-Anna-de- Chaves, il sera préférable de le faire par le S. que par le N., et pour cela il suffira de se maintenir sur le parallèle des hautes montagnes centrales de l'île, le Pico-de-^San-Thomé et celui de Santa- Anna-de-Chaves, qu'on peut voir de beau temps à 60 milles, mais qu'on ne verra généralement qu'à 30 ou à 20 milles à cause des brumes qui les recouvrent souvent.

Lorsqu'on commencera à s'approcher de l'île, et qu'on en sera

à la distance de 16 ou 18 milles, on verra dans le N. rilheo-da&- Cabras, reconnaissable à ses deux pitons. A 10 ou 11 mille», on verra dans le S. un autre îlot, celui de Santa-Anna, qw souvent parait confondu avec la terre. Au moyen de ces deux points et des hautes montagnes centrales, on pourra rectifier facilement sa position ; à 5 ou 6 milles, on commencera à distinguer le fort San-Sebastiâo, le fortSan-Jose et la chapelle. Le premier fort est remarquable par la blancheur de ses murs, et parait, vu du large, tenir à la ville. Ce n'est qu'à 3 milles qu'on commencera à distinguer ïe» édifices de celle-ci et les docher» qui les dominent.

Quand on est à 10 ou 1 1 milles de la terre, il arrive très-souvent qu'on ressent des brises variables et qu'en éprouve di» calme coupé par des risées. Il est donc souvent difficile d'atteindre le mouillage. Le soir, à 5 ou 6 milles au large, on rencontre souvent la brise de terre , faible d'ordinaire et variable. On devra s^'efforcer de n'être point porté dans le N., afin de profiter de la première brise du large qui commence vers 10 ou 11 heures du matin. Ce sont là les seules difficultés sérieuseS' qu'on rencontrera pour atteindre le mouillage. Atterrage sur iiie Lorsqu'ou vicHt dc l'O. cherchcr l'île de San-TAomé, il fau^ eban- lome. ^^^ traverscr le golfe ou la mer de Guinée en se maintenant au N. du parallèle de I® 20' de latitude N., jusqu'à ce qu'on ait atteint le méridien de 3<> 30' de longitude Est. On évitera ainsi d'entrer dans le courant équatorial, qui se trouve à peu dedis^ tance dans l'O. et sur son parallèle, quelquefois même un peu plus Nord. Il envdoppe souvent l'île de San-Thomé et on le trouve dirigé vers l'O., au N. et sur le méridien de cette île. Dans TE. de San^-Thomé, on le trouve le plus généralement dirigé vers le N. N. E.

De la pointe San-Sebastiâo, la c&te, en grande partie rocailleuse au rivage, garnie de roches noires à son pied, est fort découpée et se creuse légèrement jusqu'à la Ponla-do-Prayao, pointe Est de l'île. Quelques habitations paraissent çà et là au bord de la mer, et les terres très-boisées se présentent sur trois plans bien tranchés. Le dernier plan offre quelques aiguilles, quand on est à 3 milles de la c^e, et elles débordent à peine le deuxième plan des terres.

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