SAN-THOMÉ. - PONTA-AGUILI
par les deux pics élevés de Maria-Fernandez et de Mocondoni, laissant entre eux une profonde vallée. Elle est saine et l'on ne voit que quelques roches très-rapprochées de son pied. Elle parait fortaccore, et, dans la partie où le plateau des sondes a été étudié, on a trouvé 32 mètres, et 34 mètres à moins de Va de mille de la côte.
La Ponta-de-Sanla-Maria reste de la Ponla-dos-Angolares au ^^^^^jj^r^^^' S.36oO., a 9 milles de distance. Elle est élevée et formée de falaises dominées par un piton conique qui porte le même nom que la pointe. Celle-ci est saillante et aiguë à son extrémité, s'élar- Morro-de-sanugissant en venant reprendre la ligne de la côte; dans le S. de *^"^'* cette pointe, les falaises sont interrompues pour former Tembouchure d'une rivière qui contourne dans le S. le pied du Morro-de-Santa-Maria.
De la Ponta-de-Santa-Maria, la côte formée de falaises assez abruptes et présentant plusieurs pointes rocheuses, séparées par de petites plages de sable, court au S. 59° 0. jusqu'à la pointe de Fernando-Diaz. Près de la première pointe au S. de la rivière qui coule au pied du Morro-de-Santa-Maria, on remarque un rocher noir toujours découvert, et à l'extrémité de la pointe qui succède dans le S. à la précédente, deux roches couvertes qui brisent.
La pointe de Fernando-Diaz reste de la Ponta-de-SantUT p^^^j^ ^ Femam- Maria, au S. 54° 0. à 2 milles Vs- Elle est basse à son extré- ^°-^^'*^ mité, aiguë et rocheuse, puis, à partir de la pointe, les terres s'élèvent brusquement vers l'intérieur.
De la pointe de Fernando-Diaz^ la côte court l'espace de ImilleVaàpeu prèsà rO.,fortdécoupéejusqu'àlaPonla-Aguili. Ponta-Aguiu. Cette dernière pointe peu saillante est élevée, rocailleuse à son pied, et dominée au bord même de la mer par un petit morne, qui porte le même nom. Elle est prolongée dans le S. par des roches, dont partie sous l'eau, qui s'étendent au large de la pointe à près de Va de mille. La plus au large de ces roches, Rocue de rontanommée roche Aguili, est toujours découverte, assez élevée et de couleur noirâtre.
La Ponta-Aguili est la pointe N.E. d'une baie circulaire à peu près régulière qui se termine au S. 0. à la pointe de Diego- Nnnez, pointe également rocheuse et élevée. Cette baie se
Aguili.
LES ILES I>ll GOLFE DE BIAFFRA.
Pointe de Diego- Nunez.
Baie et village de nomme Prûia-da-Lança. Son rivage est presque partout fermé praïa-da-Lança. ^^^ ^^^ roches et tFois rivièrcs se jettent dans la baie. Quelques roches qui couvrent et découvrent brisentprèsde la plage. A la partie Ouest de la baie de Praiatda-Lança, on voit le village de ce nom.
La baie a 1 mille d'ouverture entre la pointe de Dîego-Nufîez et la roche de la Ponta-Aguili. Elle aune profondeur de ^/^ de mille sur la ligne qui joindrait ces deux pointes. Elle est ouverte au S. E. et ne présente aucun abri. Elle n'a pas été étudiée.
Le fond de la baie est formé par des terres abruptes s'éle-j vaut rapidement à partir du rivage ; puis, au-rdessus de ce premier plan, on voit commencer les pentes rapides du Pico-do- Câo-Grande, situé à peu près sur le méridien de la pointe de Diego-Nuflfez, à la distance de 3 milles Vs* Le mouillage dans, cette baie ne paraît offrir aucune sécurité.
La pointe de Dfiego-Nufiez reste de la Ponta-AguiH au S. 59° 0. , à 1 mille. Cette pointe élevée, rocheuse à son pied, est peu saillante, et, dans toute cette partie, la côte est garnie de rocheSi cachées soii^s l'eau fort rapprochées d'çUe, et qui brisent le plus Ssouvent.
De la pointe de Jl^iego-Nunez, la côte court l'espace de 1 mille 3/4 au S. 20° 30' 0. jusqu'à la Ponta^Preta. flntre ces deux pointes, la côte décrit quelques ondulations peu «censées. Elle est partout rocheusç, et dçs roches, en outre, garnissent son pied. Une ligne non interrompue de collines s'élçye abrupte du rivage, et au sommet de ces collines, enlipe les deux pointes, se trouve une petite plaine verdoyante, bien cultivée; au delà de cette plaine, les terres sont hautes et fwment le versant du S* de Pico-do-Cào-Grande (pic du Graud-Chiep).
La Ponta-Preta est une grosse pointe arrondie, située à l'E. d'une baie étroite et assez profonde, nommée baie de Pramanga.
A l'E. 3° N. de cette pointe, à la distance de 3 milles ^3^ se trouve le groupe Das-Sete-Rochas. Les deux plus élevées et les plus grosses sont placées au centre. Ce groupe a près de V2 mille de l'E. ^ l'O., et un peu plus de Va de mille du N. au Sud. De jour, il n'est pas dangereux, car il est très-accore. A peu de distance, on trouve dans le N.O. 38 mètres, dans le S, O. 39 mètres, et dans TE., à Va mille, 62 mètres. On ren-
Ponta-Preto
(Poiûtç Noire).
Las-Sete-Rochas (Les Sept-Rocheà),
SAN-THOMÉ. — liHA-DAS-ROLAS. 55
contre dan$ ses environs quielques fonds de roches, ei il sera prudent d'en passer au moins à 1 mille. Il est situé à peu près à la limite du plateau des sondes* Il y a passage entre le groupe e,t la côte, le canal a 3^ milles Va de largeur et le fond y est considérable, variant de 58 à 55 mètres dans son milieu.
La baie de Pramanga est comprise entre la Ponta-Preta et la Baie de Pramang». Ponta-Pramanga. Elle a V» mille environ d'ouverture entre ses (deux pointes. Le fond, depuis les sondes de 16. mètres qu'on trouve sur la ligne qui joindrait ses pointes, diminue graduellement jusqu'au fond de la baie, rivage sablonneux, à TE. et à TO. duquel coule un niisseau. On trouve 5 mètres d'eau fort près du rivage. La baie est tout à faiv ouverte aux vents du S. E. et lot'est fréquentée que par les caboteurs de Tile. Quelques roches garnissent sa côte Ouest, et l'une d'elle, toujours découverte, parait auprès de la PoBta-Pramanga.
La Ponta-Pramanga est une grosse pointe rocheuse et Ponta-pramanga. garnie de roches à son pied, présentant un petit monticule au bord même de la mer. Au-dessus des falaises de la plage, on voit près d'elle m morne à sommet plat, dominant par son versant Ouest la plaine basse, où s'élève le* village de SantQ- Catharina.
De la Ponla-Pramanga à la Ponta-da-Balea, pointe Sud de J^'^jj'^jja^^*",! l'île de San-Thomé, la côte court au S. 53° O. l'espace de Long k. 4» 9' 20"!
.,, ., ^ . . .. , ' j» Var. N. 0. 20«14'.
1 mille Vf- Cette pomte est aigue, rocheuse et surmontée dun petit piton conique. Entre les deux pointes, la côte estondulée^ et quelques roches qui couvrent et découvrent eu garnissent le pied.
A I miUe de cette pointe et à peu près sur son méridien, se "ie/To^jTtereîiey^*' trouve rilha-das-Rolas. Cette ile, la plus considérable de celles qui avoisinent l'île de San-Thomé, a 1 mille Vio du N. E. au S. O. et ^/lode mille du N. O. au S. E. C'est une terre élevée, couverte de grands arbres, parmi lesquels on remarque des cocotiers, présentant dans sa partie du N., qui est la plus élevée, un petit monticule conique. Vue de loin, l'Ilha-das-Rolas parait former deux petits îlots rapprochés l'un de l'autre, les terres des extrémités étant plus élevées que celles du centre.
Sa partie Sud est presque inabordable, mais on peut descendre facilement sur l'île du côté du N.
Dans une vallée contiguë se trouvent deux sources qui sans doute communiquent par des conduits souterrains avec la mer dont elles suivent le mouvement occasionné par les marées. On trouvait, sur cette île habitée par un seul individu, des poules, des cochons et des chèvres. Un grand nombre de tourterelles habitent les bois qui la couvrent. Il n'y a pas dans rîle d'autre eau que celle des deux sources que nous avons indiquées, aussi les animaux qui s'y trouvent ne bôivent-ils que l'eau de la pluie tombée dans le creux des rochers. Nous ne saurions dire si l'Ilha-das-Rolas est encore habitée.
Le canal qui sépare l'Ilha-das-Rolas de l'île de Sajj-Thomé est sain et profond ; les fonds y varient de 13 à 18 mètres dans le N. O. de l'île, et diminuent jusqu'à 10 et 8 mètres de chaque côté, lorsqu'on s'approche de la côte de l'une ou de l'autre île. On peut mouiller dans leN. 0. de l'Ilha-das-Rolas, par ces fonds, relevant la hauteur du N. au S. 64° E. à ^/a de mille de distance, et on y sera assez bien abrité des vents de S. E. dans les tornades. En tout cas si l'on chassait, on serait porté au large; mais le mouillage est peu commode pour les vents du S. et du S. 0. qui d'ordinaire occasionnent une assez grosse houle. Ce mouillage est néanmoins préférable à celui de la baie de Santa-Catharina, à la côte Ouest de l'île. Plateau defl son- Dcpuis la Ponta-dos-Angolarcs, le plateau des sondes jusqu'à la Ponta-de-Santa-Maria, a été incomplètement étudié. Il parait s'étendre au large de la côte à 2 milles, distance où l'oa trouve les fonds de 72 mètres, sable fin noir. Peu après, dans l'E., on n'a pas de fond à 83 mètres.
Sur le parallèle de la Ponta-de-Santa-Maria, oi;i trouve à la distance de 1 mille V? des fonds de 83 mètres, sable. De cette pointe, en descendant vers le S., le plateau s'élargit, et, sur le parallèle de la pointe de Diego-Nufîez, à la hauteur de la baie de Praia-Lança, on a 16 mètres à 2 milles ^/g de cette pointe, puis le fond augmente rapidement, et, à 3 milles Va» on trouve 54 mètres; à 4 milles Vs, 72 mètres; à4™HesV4» avec 144 mètres, on n'a pas de fond. La nature du plateau, dans cette partie où les fonds sont très-inégaux et varient brusquement de 54 mètres à 30 mètres, est sable fin noir, parfois mélangé de vase. On trouve çà et là des plateaux de roches.
des.