COTE ENTRE LA POINTE DE PEDRAS ET LE CAP YUMBA
paraît dans Tintérieur à quelque distance. Dans plusieurs parties, la c6le se présente sur trois plans. Dans les environs et au S. de la pointe de Pedras, le premier plan est formé par des mangliers s'éleVant au bord dé la mer ; le second, par de grands arbres un peu plus dans Tintérieur, que dominent en troisième plan les hauteurs dont nous avons parlé. Çà et là quelques parties dénudées et couvertes d'herbes sèches font des taches blanchâtres dans la verdure du second plan,
Mais, quand on s'approche du cap Yumba, Taspect de la côte est différent. Une plage blanche sablonneuse forme le rivage; sur celte plage paraissent des arbres peu élevés formant le premier plan de la côte. Le second plan est dessiné par des hauteurs dans l'intérieur, et quelquefois, mais rarement, on voit un troisième plan de collines dominant celles qui sont le plus près du rivage. Depuis la pointe de Pedras, la côte s'élève graduellement à mesure qu'on s'avance vers le cap Yumba. Les hauteurs qui prolongeaient la côte au loiny s*en rapprochent; le plateau des sondes dans cette partie augmente de largeur. A 7 ou 8 milles, on trouve 40 mètres d eau, fond de sable vasard ; à 65 mètres, on est hors de vue de la terre , et la couleur de l'eau indique qu'on est sur le plateau des sondes.
La côte est saine et accore, on peut la prolonger sans crainte à 2 milles par des fonds qui varient de 13 à 16 et à 18 mètres; elle forme quelques ondulations peu prononcées.
Un peu au S. de la pointe de Pedras, on voit, au milieu de la verdure qui couvre le rivage, quelques cases ou barracons de traite, qui arborent divers pavillons* Un peu au delà de ces premiers, on trouve encore quelques autres cases portant des? pavillons à bandes rouges et blanches ; ce sont également des barracons de traite.
A 15 milles environ au delà de la pointe de Pedras, on remarquera, dans les terres couvertes de verdure du second plan^ deux taches blanches du genre de celles dont nous avons parlé plus haut ; elles sont rapprochées quand on les relève au N. 15^ E., et le troisième plan est formé par une hauteur isolée qui paraît à ce relèvement derrière celle du IS.
A 19 milles au delà el à la distance de 4 milles du rivage, on
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aperçoit bien la plage de sable qui forme le pied de la côte. Sur cette plage parait un rideau de broussailles, et en second plan des montagnes aux sommets accidentés, qui semblent assez loin dans rintérieur ; peu à peu, ces hauteurs grandissent à mesure qu'on descend vers le S. ; alors un second rang de hauteurs s'élève auprès de la plage même, et aux environs du cap, ces hauteurs viennent jusqu'à la mer qui en bat le pied. Ces montagnes peuvent du large être aperçues à 25 ou à 30 milles; et au delà de ce premier plan, celles du second sont beaucoup plus élevées. Les hauteurs qui bordent le rivage appartiennent à un groupe, qui n'est souvent formé que d'anciennes dunes de sable, couvertes d'une couche durcie par l'effet alternatif des chaleurs et des pluies. Entre ces deux chaînes parallèles, il se trouve des lacs et des marais, ce qui a lieu aussi entre le premier rang de collines et le rivage dans plusieurs endroits.
A la distance de 21 milles environ au N. du cap Yumba, on remarquera, au delà du second plan des hauteurs qui dominent les arbres du rivage, une montagne de forme conique régulière, fort remarquable en raison môme de son isolement. Cap Yumba. Lorsqu'ou vient du N., le cap Yumba se fait reconnaître
Long. E. 8« 9' 36". par troîs ou quatre montagnes ondulées ou affectant la forme de sellés^ prolongeant le rivage et tombant abruptes à la mer au pied même du cap, sur lequel il existe quelques touffes d'arbres. Ces montagnes prennent le nom de montagnes de Yumba.
A 5 milles au large du cap, on a 24 mètres, fond de sable et gravier.
Au pied des hauteurs qui forment le cap, il y a un rocher ou un petit îlot rapproché de la terre, au S. duquel on trouve une crique, dans laquelle on peut débarquer. On trouve encore* dans le S. du cap Yumba, une rivière qui se bifurque à peu de» distance de son embouchure, et qui coule entre les hauteurs Rivière Yumba. qui l'avoisineut; on l'appelle rivière Yuifiba. Elle arrose la province de ce nom du royaume de Loango. On lui donne 100 milles de cours.
Le cap Yumba est la pointe Nord de la baie du même nom, dont la pointe Sud se nomme pointe Maiooli. Son pied est garni d'un banc de roche qui s'étend vers le S* O., à la distance de 1 mille environ.
BAIE DE YUMBA.
Rivière Mfttambi.
Baie de Yumba t.
La pointe Malooti, que les Portugais nomment Cabo-Segundo, Pointe Matooti. t^este du cap Yumba au S. 40» E., à 9 milles de distance. A img.E.^^n'w. TE. de cette pointe, basse à son extrémité, on aperçoit une hauteur couverte d'arbres, au pied de laquelle coule la rivière Matambi, qui suit parallèlement le rivage, l'espace de plusieiu's milles vers le S.
La pointe Matooti est prolongée dans le N. 0. par un banc de roches, au-dessus et au-dessous de Feau^surune étendue de 1 mille environ. La partie apparente de ce banc est formée de blocs de roches noires, qui s*éteudent à fleur d'eau jusqu'à Va mille dans le N. O. de la pointe.
La largeur de la baie de Yumba à son entrée et entre ses deux pointes n'est donc en réalité que de 7 milles Va ou de 8 milles. Sa profondeur, sur la ligne qui les joindrait, est de 2 milles environ.
Entre ces deux pointes, la côte de la baie décrit une courbe assez régulière, présentant une belle plage sablonneuse. Dos collines en garnissent le fond, s'élevant en retrait de la plage ; elles sont hautes, surtout dans la partie du S., et couvertes de bois.
La partie Sud de la baie est formée par une langue de terre basse qui part de la pointe Matooti, et court dans la direction du N. l'espace de 2 milles environ ; puis au N. 0. sur une étendue égale. Ensuite, la côte Nord delà baie se dirige à l'O. N. 0. environ jusqu'au cap Yuniba.
L*extrémité de cette langue de terre ou presqu'île forme la pointe de la rive gauche d'embouchure d'une assez grande rivière nommée Louziby, qui se jette au fond de la baie de Rivière Louziby Yumba par un passage fort étroit et barré par des bancs, sur lesquels, à la basse mer, on ne trouve que 2™ 7 d'eau. Cette rivière, peu profonde et présentant seulement 3" 6 d'eau dans le large bassin qu'elle forme en dedans de son embouchure, a, dit-on, 60 milles de cours.
Dans ce bassin, obstrué par des bancs et des îles, dont les plus remarquables sont celles de Mavalaba au N., du Petit et du Grand- Yatumba au S., se jettent encore dans sa partie du N.
Iles Mavalaba et Yalumbo.
* Les Portugais nomment cette baie Alvaro-Martinho.
Rivières de Coinby la rivtère de Gomby, avec un village du même nom sur sa riye
et de Malambi. . . , ' i ., , . . . i m. i- • •
droite; dans sa partie du S., la nviere de Matambi, qui coule parallèlement au rivage vers le Sud. C'est dans la rivière principale, celle nommée Louziby, qu'on fait Teau la meilleure. Plusieurs villages sont sur la côte, dans les îles Yatumba, et sur la presqu'île qui ferme le bassin du côté de l'Ouest. Sur celte près* qu'île, on voit des factoreries portugaises et brésiliennes, et un grand village près de la pointe Matooti.
De petits navires, en franchissant la barre d'entrée de la rivière Louziby, peuvent venir prendre mouillage dans lé bassin dont nous venons de parler. Après la barre franchie, il faudra longer le côté de la presqu'île, par des fonds de 3" 6;
La baie de Yumba est saine, sauf les dangers des pointes que nous avons signalés; aussi, en venant du N., faudra-t-il passer à 2 milles au moins dans le S. 0. du cap Yumba, en venant du S. passer à 3 milles dans le N. de la pointe Matooii pour les éviter. Mais une fois les pointes doublées, on pourra mouîl" 1er partout dans la baie. Le fond y est uni et diminue depuis la ligne qui joindrait les deux pointes où l'on a de 18 à 25 mètres jusqu'au rivage, près duquel on trouve à petite distance ( V4 de mille environ) de 1 1 à 9 ou 7 mètres. iidt Georges. A la distaucc de 1 mille V<o de la pointe Matooti et dans le N. 25° 0. se trouve un îlot, nommé îlot Georges, distant du fond de la baie de ^/«q de;, mille. Il paraît appartenir au récif qui prolonge dans le N. O. la pointe Matooti.
Cet îlot a du N. au S. un peu plus de ^/lo de mille^ et il est fort étroit de l'E. à TOuest. Il est prolongé à sa pointe du N. par un banc qui brise, et s'étend au large à Vio de mille. Dans l'O. de l'îlot et fort près de lui, on trouve des fonds de 14 mètres i dans le N., des fonds de 13 ou de 1 1 mètres ; dans l'E. on a 11 mètres; et le fond va en diminuant graduellement jusqu'à la plage, près de laquelle on trouve 6 mètres. iibuiUagef. Le mouillage préféré, comme étant le plus tranquille, est
dans l'E. de Fîlol Georges, par son travers et par des fonds de 11 mètres, vase compacte. On passe pour l'aller prendre au N. de l'îlot, en lui donnant un peu de tour; ou bien encore, on mouille sur le méridien et au N. de l'îlot par des fonds de 16 mètres à Va de mille de distance.
BAIE DE YUMBA. 8j
La mer marne de 2°» 1 • L'établissement est 4 heures 35 minutes. Maré«,
On peut mouiller sur la ligne qui joindrait le cap Ynmba à la pointe Matooti, par des fonds variables de 16 à 20 mètres, sable brun. ^
On est dans la baie de Yumba assez bien abrité des vents du S. S. E. au S., mais peu de ceux du S. O., sauf au mouillage dans r£, du récif et de l'îlot Saint-George qui brisent un peu la mer du large, et rendent moins gênante la houle qui règne d'or* dinaire dans la baie.
On commerce dans cette baie, d'ivoire, de cire, de bois de teinture, et principalement d'esclaves.
La baie est très-poissonneuse, et abonde en coquillages ; ces ressources, avec des ignames, forment la base de la nourriture des habitants, qui sont assez misérables; on les dit d'un caractère doux et communicatif. Le principal village est sur la presqu'île ; il peut contenir 1,000 habitants. Le pays dans les environs est plat et extrêmement, boisé.
Si Ton ne veut pas pénétrer dans la baie, on peut jeter l'ancre par 22 mètres près et dans TO. du récif de la pointe Matooti.
Sur le parallèle du milieu de la baie, à 4 milles de la ligne qui joindrait les pointes, on trouve 36 mètres, fond de sable brun; à 12 milles, 42 mètrea, sable verdâtre; à 18 milles, 64 mètres.
Sur le parallèle de la pointe Matooti, à 1 mille ^/lo» on a 22 mètres, fond de vase; à 3 milles, 27 mètres; à 15 milles, 43 mètres.
En général, la diminution de la sonde dans cette partie de la côte est assez graduelle. Le plateau des sondes parait s'éten^ dre loin au large, et l'on trouve devant la baie des eaux décolorées à une distance assez grande.
On peut considérer la baie de Yumba comme située à la limite des grandes pluies. Au S. de cette baie, la végétation devient moins vigoureuse, des terres arides commencent à se montrer, ainsi que des hauteurs dénudées et à sommets brûlés par l'ardeur d'un soleil continuel. La côte, enfin, présente des caractères évidents de sécheresse plus ou moins persistante, et ces caractères deviennent dç plus en plus prononcés à mesure qu'on s'avance vers le S.
MANUEL.— T. m. 6
Ilot.
Lat. S. 3°30'0".
Long.E.8O20'30".
Pointe Bnnda.
Lat. S. 3° 55' 30".
Long. E. 8° 35' 0".
Les Mamelles de Banda.
Le Gros-Morne
De la pointe Matooti à la pointe Banda, la première pointe un peu saillante qu on rencontre ensuite, la côte sablonneuse se creuse légèremefit, et, à son pied , elle est encore couverte ci arbres. Le premier plan des hauteurs s*élève à peu de distance dans rintérieur, et au delà, deux autres plans sont échelonnés et paraissent les uns au dessus des autres.
Un banc dans cette partie longe la plage sablonneuse, et s'en écarte au plus à Va mille. A 9 milles de la pointe Matooti, un Ilot ou un gros rocher noir parait sur ce banc, et il est distant de 2 milles environ de la côte, qui, en cet endroit, est fort remarquable. Les hauteurs qui arrivent à la plage y sont brisées, coupées à pic, et de teinte blanchâtre. Les arbres qui les recouvrent sont de forme arrondie. Quelques roches se montrent à la base des mornes, et sur leurs sommets des arbres isolés à tiges élevées, des palmiers formant parasol, couronnent les parties dénudées. Au delà, on aperçoit quelques hautes crêtes rejetées dans rinlérieur; plus au S., les terres reparaissent sur trois plans ondulés.
La côte est très-accore. Entre la pointe Matooti et la pointe Banda, on peut la longer à 2 milles Vs d^ dislance par des fonds variables de 24 à 13 mètres. La pointe Banda reste de la première au S. 33'' E. à 39 milles de distance ; c'est une pointe basse, arrondie et peu saillante. Aux environs de celte pointe, le fond accuse souvent des roches et des coraux, qui s'étendent dans le N. 0. de la pointe jusqu* à la distance de 4 milles Vs par les fonds de 36 mètres. Sur ces fonds, on prend une grande quantité de poissons ; seulement , le mouillage y est fort mauvais.
La pointe Banda est reconnaissable à deux montagnes élevées, rejetées en troisième plan, auxquelles leurs sommets rapprochés ont fait donner le nom de Mamelles de Banda ; puis, à une montagne plus Sud que les précédentes, au sommet arrondi, et nommé le Gros-Morne. La plage dans cette partie présente une épaisse muraille de verdure qui se dresse brusquement, et dont les arbres baignent leurs pieds dans la mer. Les contours supérieurs de cette vé^tation sont anguleux, et au delà on voit les ondulations plus douces de deux plans de collines superposées, et dominées par le Gros-Morne.
fimbouchure de la rivière Matauibi.
VILLE DE KILONGO. Hi
Il ne faudra pas s'approcher de la côte dans ies environs de la pointe Banda. On ne doit pas, sur des fonds de roche et de corail, donner une trop grande confiance à la sonde, et l'on n'est jamais sûr de ne pas rencontrer quelque tête de roche dangereuse, que rien n'aurait signalé.
De la pointe Banda à la pointe de Kilongo, la côte présente toujours à son pied une épaisse ceinture d'arbres et un ou deux plans de collines rejetées à rintérieur, mais moins élevées que les précédentes. 11 y a 30 milles de la pointe Banda à la pointe de Kilongo, et cette dernière reste de la pointe Banda au S, 450 E. La côte se creuse assez régulièrement entre ces deux pointes. Elle est coupée par quatre rivières, dont la plus N. paraît être l'embouchure de la rivière Matambi sur l'Océan. Nous avons déjà dit que cette rivière se jetant au N. dans le bassin de la rivière Lonziby, situé au fond de la baie de Yumba, suivait la côte parallèlement au rivage en descendant vers le S.
La seconde, (lont l'embouchure se trouve à 14 milles de la pointe Banda, se nomme rivière Makanda. Cette rivière, sur la rive gauche de laquelle s'élève un village du même nom, a la distance de 3 milles de son embouchure, est la limite Sud du territoire de Yumba.
Un autre petit cours d'eau coule encore à la mer entre les collines, puis la quatrième rivière est celle de Kilongo, située ^ à 3 milles dans le N. N. E. de la pointe de ce nom. On lui donne 30 milles de cours.
La pointe de Kilongo est la pointe Sud de la petite baie ou p^.^^^^ ^^ ^.^^^^^ anse dans laquelle coule la rivière de ce nom. Cette poiole est l»* K^U^'^t'/
■■ ... Long. E. 8*> 5b' 0".
remarquable par une hauteur isolée a sommet aplati, située à la rive gauche d'entrée de la rivière, et par un récif qui a Va mille d'étendue. H y a un mouillage passable, par des fonds de 9 mètres, sable rougeàtre mêlé de coquilles, au N. de ce récif, dans l'anse qui se trouve vis-à-vis de l'entrée de la rivière.
Les terres des environs sont médiocrement élevées, et présentent des taches blanchâtres. Au N. de l'anse de Kilongo, il
. " Montagne de Ki »
y a un grand lac et une haute montagne, avec un piton en longo forme de bec à son sommet.
J^ ville de Kilongo est située à 3 milles en dedans de la viiie de Kiung: ...
Rivière et village Makanda.
si
Montagne Salomba.
Mtuneilea UeKilluo.
Kivière de Killoo.
Villages de Kibo'a et de Um.do.
rivière^ sur la rive gauche ; elle est entourée par un beau terrain qui ressemble à un parc, lorsqu'on l'aperçoit de la mer.
Sur le parallèle de la rivière de Kilongo, on trouve, à 3 milles, 13 mètres; à 4 milles, 15 mètres; à 10 milles, 22 mètres; à 20 milles, 36 mètres ; le fond parait ensuite augmenter graduellement jusqu'aux sondes de 113 mètres qu'on trouve à 40 milles de la terre.
La côte entre la pointe Banda et la pointe de Kilongo est saine, et on peut la prolonger à la distance de 3 milles par des fonds de 11 ou de 13 mètres. Le fond au large accase.Ie plus souvent de la vase.
De la pointe de Kilongo, la côte s'enfonce vers !'£. en courant presque en ligne droite an S. 60° E. jusqu'à la rivière de Killoo, distante de 31 milles.
La côte entre la pointe de Kilongo et la rivière de Killoa présente à peu près le même aspect que précédemment, quelques hauteurs dominent la plage, couverte d'arbres, qui, parfois, baignent leurs pieds dans la mer, qui, d'autres fojs, paraissent au delà du rivage sablonneux. Ces hauteurs se terminent à une distance de 1 2 milles a vaut qu'on arrive à la rivière de Killoo par une montagne assez élevée, que.les gens du pays nomment Salomba. La côte ensuite, jusqu'à cette rivière, est formée de dunes sablonneuses, qui paraissent blanches à une certaine distance» et sur lesquelles on voit çà et là quelques palmiers. A la pointe Nord d'entrée de la rivière de Killoo, on voit deux petites éminences boisées, nommées les Mamelles de Killoo par quelques navigateurs. Ces deux éminences sont une bonne reconnaissance pour la rivière de Killoo, nommée Rio-dos-Montes par les Portugais.
Cette partie de la côte, comprise entre la pointe Kilongo et la rivière de Killoo, n'est pas saine. Le fond y est sable mêlé de roches, et il ne faut pas s'en approcher par des fonds audessous de 16 mètres. Au large, la sonde rapporte de la vase molle par les fonds de 20 et de 22 mètres.
La rivière de Killoo parait un assez grand cours d'eau. Elle coule à travers un pays très-plat, vers l'E* N. E., l'espace de 27 milles, en partant de son embouchure. Là, elle se bifurque : Tune des branches court au N. E., l'autre au S. E. Dans cette dernière, on trouve les villages de Kibola sur la rive droite.