FORT DE CATA-BELLA
ti^ouve en face de (a maison blanche de la baie. A l'accore de ce banc, le fond saute brusquement; aussi, dans les bords sur la grande terre, on devra virer quand on aura 18 mètres. Plus près de la terre, les fonds tomberaient à 13 et 11 mètres. On peut aller virer à. l'autre bord très-près de la presqu'île, qui est accore, comme nous l'avons dit. On peut mouiller partout dans la baie de Lobito, par des fonds variables de 27 à 36 mètres.
La mer marne de 1" 8 dans la baie; rétablissement est 4 heures 15 minutes.
Deux petits ruisseaux débouchent dans la baie, au milieu des palétuviers, l'un à la côte Est, l'autre dans le S. 0. et tout à fait au fond du cul-de-sac qu'elle forme. Cette eàu est d'assez mauvaise qualité, et, sauf dans la saison des pluies, ne peut servir que pour les lavages de linge.
La baie de Lobito est excessivement poissonneuse. La maison blanche dont nous avons parlé est un poste établi par les Portugais et commandé par un sergent. Pendant quelque temps, les Portugais ont en l'intention de transporter à Lobito leur établissement de Benguela.
Si l'on passe quelques jours à Lobito, on peut, par l'entremise du commandant du poste, faire venir des bœufs de Gàta- Bella.
Là rivière de Gata-Bella *■ est à un peu moins de 9 milles au S. 36° 0. de la pointe de Lobito et à 10 milles Va au N. E. de la ville de San-Philippe-de-Bengiiela.
La côte, entre la baie de Lobito et l'embouchure de cette rivière, est, comme nous l'avons dit, basse et boisée. L'embouchure de la rivière est barrée, comme toutes celles de la côte, et elle est remarquable par la coupée dont nous avons parlé précédemment, qui est formée par les hauteurs situées à 4 mille» dans l'intérieur^ se séparant pour former le lit de la rivière. Celte coupée est surtout remarquable quand on la voit de l'Ouest. Un fort blanc construit à l'entrée de cette gorge la signale encore du large.
Marées
Rivière de Cata- Bella.
Fort de Cata-fiella.
« Nommée, par corruption sans doute, Catombellay Catambellat Catumbelk dans diverses instructions et sur difTérentes cartes.
LE DENGUELÂ.
Ville de San-Philippe -de- B«iguelal.
Ressources.
La rivière de Cata*Bella acquiert , à quelques milles de son embouchure, d'assez grandes* dimensions : on lui donne plus de 60 lieues de cours, et sa source est^ dit^^on, près du versant Sud des hauteurs de Caconda.
Elle déborde dans la saison des pluies et inonde une grande étendue de terrain qu'elle fertilise. Dans la saison sèche» elle se transforme en un large ruisseau se perdant parfois dans les sables pour se remontrer plus loin. Ses inondations périodiques, en contribuant à rendre le séjour de âes environs extrêmement malsain, donne pourtant au sol une grande fécondité.
Une population nombreuse est disséminée sur ses bords et recueille beaucoup de sel, surtout dans le N. de la rivière ; plusieurs habitations paraissent à sa rive droite sur le bord de la mer. La population reconnaît la domination portugaise. Il y a beaucoup d'eau devant cette rivière à petite distance de la terre; on peut infouiller devant elle par 22 mètres de fond.
La ville de San-Pbilippe-de-Benguela que, pour abréger, nous appellerons San-Philippe, est dans un tf iste état de dépérissement et da décadence. Les maisons, bÀties originairement en terre, tombent actuellement en ruine ; quelques-unes sont blanchies et présentent dé loin une certaine apparence. On remarque surtout l'église, la douane et un grand fort en terre qui est fort mal entretenu^ situé en avant de la ville. Il n'y a guère d'autre commerce à San-Philippe que la traite des esclaves, et encore a-t41 été presque entièrement détruit par les croisières. Le sol est parfaitement nu et sans la moindre trace de végétation» excepté près de la rivière de Cata-Bella.
Les ressources de San-Philippe sont très-bornées: on en exporte un peu d'ivoire ,. de la eire, de la gonune copat et qudques peaux. On peut s'y procurer pour les équipages da bce«rf de bonne qualité, des poules, dés fruits et quelques légumes» entre autres des giraumoos. En s'y {prenant un peu à l'avance, on obtiendra des moutons, des porcs, des œufs et autres vivres frais, mais avec quelques difficultés.
« Oh écrit aussi San'Filippe'de^Bwgutia.