PLATEAU DES SONDES
nous |)arleroBs ci-après. Cette pointe reste au N. 80° 0. de la pointe du Bonnet de San-Philippe» la plus saillante vers le N.
De jour, après avoir doublé la pointe du Bonnet de San- Philippe, on fera route directement sur le mouillage que nous avons indiqué. On voit du pont du navire les maisons de la ville de San-Philippe à 9 milles de distance.
La nuit, on réglera la voilure de manière à prendre facilement les fonds de 24 ou de 25 mètres, et si Ton a quelques incertitudes sur sa position, on viendra sur tribord où Ton trouvera toujouis bon fond pour mouiller, tandis qu'en agissant autrement, on pourrait être entraîné du côté de la pointe Caboto, où les fonds, de 19 et de 24 mètres, sont très-rapprochés de Taccore du banc qui, comme nous l'avons dit, longe toute la côte de la baie. La pointe Caboto est peu saillante, mais la petite rivière qui débouche près de cette pointe à l'époque des pluies, y a formé un banc qui s'écarte à 500 mètres environ de U côte.
Avant de continuer la description de la côle de Benguela, nous dirons quelques mots du plateau des sondes qui l'avoisine, depuis le fleuve de Coanza jusqu'à San-Philippe-de-Benguela.
La partie de la côte de Benguela, que nous venons de dé- piateau des sondes çrire, est saine et accore en général, sauf devant le fleuve de drcianzojuîTili'iî Coanza où, comme nous l'avons dit, on trouve assez loin au lenguck!^^*" '^'^ large les petits fonds; on pourra la prolonger dans toute son étendue à 3 milles de distance et même à 2 milles dans beaucoup d'endroits. On aura en général des fonds de 32, de 29 et de 22 mètres à ces distances ; parfois de 16 et de 19 mètres, à 1 mille de la côte. ^Néanmoins, nous engageons, sauf le cas où l'on veut prendre un mouillage, à se tenir entre 2 et 3 milles de la côte, le plus généralement.
Le plateau des sondes sur le parallèle de Black-Point (pointe Noire) au S. du fleuve de Coanza, comme sur le parallèle du cap Ledo, atteint une largeur de 21 milles environ, distance où l'on a les fonds de 108 mètres. La diminution de la sonde est assez graduelle en allant vers la terre. A 10 milles, on trouve 60 mètres ; à 5 milles, 38 mètres ; à 3 milles du cap Ledo, 23 mètres.
Sur le parallèle du cap San-Braz, le plateau a 21 milles de largeur, et les fonds sont à peu près les mêmes que ceux indi-
Black-Point.
Cap Lodo.
Cap Sao-Braz
180 LE BENGUELÂ.
qués précédemment, à la même distance de la côte; on iroiivé* 20 mètres à 3 milles dans TO. de ce cap.
RioLongo Sur le parallèle du Rio-Longo, le plateau paraît avoir une
largeur de 30 milles au moins, distance où l'on trouve les fonda de 108 mètres; à 16 milles, on a ceux de 100 mètres; à
12 milles, ceux de 80 mètres ; à 6 milles, ceux de 40 mètres ; à 3 milles, ceux de 18 mètres, devant la Ponta-Longa , pbinte Nord d'embouchure de cette rivière.
f up du vieux-Ben- Du Rio-Lougo au cap du Vîeux-Benguela, en suivant la' côte, ^"*''" on trouve à 1 mille de 19 à 21 mètres; à 2 milles Va ou 3 milles,
de 29^ à 32 mètres. La largeur du plateau sur le parallèle de ce cap est de 21 milles, distance où Ton trouve les fonds de 112 mètres; à 10 milles, on a ceux de 80 mètres. Rio-cubo En descendant vers le S., le plateau conserve la même lar-
geur, et sur le parall^e de Tembouchure du Rio-Cubo, il a une étendue de 20 nrilles, distance où Ton trouve 112 ùiètres ; à
13 milles, on à 80 mètres ; à 5 milles, 29 mètres. Novo-Redondix Sur Ic parallèle de Novo-Redondo, le plateau a 19 milleis de
liargeur, distance où Ton trouve 96 mètres ; à 10 milles, on a 80 mètres; àr 4 milles, 36 mètres.
D« lanse ^ux Pi- Dg Novo-Rcdoudo, Ic plalcau des sondes se rétrécit gra-
Btngu?!!** ^'"* "^"^ duellement en descendant vers le S. : ainsi, sur le parallèle de Tanse aux Pigeons, il n'a plus que fl milles de largeur, et sa limite, où Ton trouve des fonds de 128 et de 112 mètres, suit parallèlement la côte à cette distancé jusqu'à San-Philippe-de^ Benguela. La côte dans cette partie est excessivement accore, et, à la distancé de 2 milles Vs ou de 3 milles, on trouve des fonds variant depuis 20rtètres jusqu'à 60 mètres. Les plus considérables se trouvent dans le N. et aux environs de la baie de Benguela, à cette distance de la côte.
Nous allons maintenant reprendre k description de la côte. Dans rO. de la pointe du Bonnet de San-Philippe, se trouve dans la côte un enfoncement assez grand, ouvert au N., limité à l'E. par la pointe même da Bonnet de San-Philippe, et à rO. par une pointe basse sablonneuse, extrémité N. E. d'une
LafT42^°*35^'aî grande plage de sable, qui s'étend dans le S 0. jusqu'à la pointe
lutig E 4o°«'3o". de Salinas ; on la nomme pointe San-Jose.
Cet enfoncement, d'environ 4 milles d'ouverture, renferme
BAIE FARTA. 181
lâeux petites baies, où l'on trouve bon mouillage; baies séparées l'une de l'autre par une pointe rocheuse assez élevée, nommée pointe Das-Vaccas. ^""^^ Das^vactas
La première de ces baies, nommée baie Das-Vaccas, n'est b«»« Das^vaccas séparée, comme nousvenonsde le dire, de la suivante nommée baie Farta, que par la pointe Das-Vaccas, qui est elle-même la pointe S. E. de la baie Farta. On peut ranger la pointe Das- Vaccas de fort près pour donner dans la baie du même nom, en ayant soin de sonder constamment ; OfU peut mouiller partout dans la baie Das-Vaccas à 580 ou 770 mètres de la c6te, par des fonds de 14 ou de 16 mètres.
La baie Farta, un peu plus grande que la baie Das-Vaccas, BmeFaru^. *est limitée au S. E. par la peinte Das-Vaccas, au N. 0. par la pointe basse de San-Jose. Ces deux pointes sont éloignées de 1 mille */«• La pointe San-Jose, près de laquelle on trouve ^beaucoup d'eau, peut être rangée de près ; la sonde à main ne commence à rapporter le fond que lorsqu'on est en dedans de cette pointe, de 384 ou de 576 mètres.
Pour aller prendre le mouillage, il faut en venant du S., après avoir doublé à petite distance la pointe San-Jose, gouverner sur l'extrémité de la plage sablonneuse du fond de la baie à l'endroit où elle fait jonction avec les roches de la pointe Das-Vaccas, et laisser tomber l'ancre par 16 mètres de fond à 580 ou 770 mètres de la terre.
Un palmier, qui s'élève à y 4 de mille en dedans de la pointe San-Jose, est la seule remarque que l'on puisse indiquer pour cette baie, qui est difficile à reconnaître quand on vient de l'Ouest. Après avoir dépassé le parallèle de cet arbre, il y a un petit banc sur lequel il ne reste que 4 mètres d'eau, et qui est assez accore du côté du Nord. Mais, outre qu'il est très-rapproché de la terre, en suivant la route que nous pvons indiquée, on n'aura rien à en craindre.
Ces deux baies n'offrent d'autres ressources que la pèche et la chasse.Onpeutyfaireduboiset des balais; onn'y trouve pasd'eau.
La mer marne de 1™ l, l'établissement dans la baie est ""^s- «^labussc
ment.
3 heures 30 mmutes.
< Nommée aussi baie Torta dans quelques instructions, dans celle de Matson, lentre autres, qui, sur sa carie, la désigne ensuite sous le nom de Bahia-Farta.
182 LE BENGUELA
poinfe d. Saliras L» poîntc SaD-Jose , poinic N. O. de la baie Fana, reste
V'' %?(lia'S' de la pointe de Salinas, au N. 40*» E. à 22 milles. La côte fait
sur la ligne qui joindrait ces deux pointes une saillie arrondie
vers le large. La mer y brise toujours avec force, et la sonde à
la main ne rapporte pas de fond très-près de la terre.
La pointe de Salinas est une langue de terre basse, plate et sablonneuse, s'ëtendant à 5 ou à 6 milles, en avant des hautes terres qui suivent la cète parallèlement jusqu'au mont du Bonnet de San-Phîlippe. Sur son extrémité, à la distance de 60 mètres, se trouve un arbre remarquable. Il y a un récif au S. de celte pointe, et dans le S. on trouve peu d'eau. Mais au N., fa côte, comme nous Tavons dît, devient très-accore, et l'on a 18 mètres à moins de 192 mètres de la terre. Cette partie ■ de la côte est fort dangereuse, surtout la nuit, car la plage étant formée de sable blanc, et s'avançant dans 1*0. à une grande distance des hautes terres qui sont derrière elle, on la voit très-difficilement, à moins qu'on n'en soit très-rapprocbé. Plusieurs navires se sont échoués et perdus sur cette côte. Quelques instructions disent que la route ù faire de Salinas à la pointe du Bonnet de San-Philippe est le N. 47"" £., mais il n'est pas possible de faire une route direct^ entre ces deux points, car les terres qui les séparent, forment un segment do cercle *. Quand le Bonnet de San-Philippe reste à l'E. S. E., on peut gouverner directement sur ce point, et quand on l'aura dépassé à une distance convenable, on fera route pour la baie et te mouillage de Benguela ; jusqu'à ce qu'on ramène à TE. S. E. le mont du Bonnet de San-Philippe , oh devra donc se tenir au large de la côte 2.
< Instructions du capitaine Maison.
> hà goëlette an{(laise Harrincton se perdit complètement, en mars 1845, sui: la plage de Salinas. Elle avait pris des relèvements du Bonnet de San-Philippei à 6 heures 30 minutes du soir, et à 7 heures 30 minutes elle était échouée.
Un navire, après avoir reconnu le Bonnet de San-Philippe avant la nuit et le relevant à l'E. 18<> N. ou à TE. lo^ N. à 15 ou à 18 milles de distance, ne verra pas la terre basse qui l'en sépare, et peut-être, guidé par Jes cartes défectueuses dans cette partie ou par les instructions, il cherchera à faire route directement sur le Bonnet de San-Philippe. Il pensera que la route à l'E. !22o N. est sûre, mais cette route le conduira encore sur la plage devant laquelle il n'y a pas mouillage. (Le capitaine Maison.)
PORT DE LOACHO.
Une remarque à faire, c'est que le long de la plage au K. de la pointe de Salinas, le courant porte de façon à en éloigner d'une manière très-sensible *.
A 7 milles Va environ dans le N. E. de la pointe de Salinas, se trouve un petit cours d'eau, nommé Ribeirinfaa-Victoria, qui s'étend fort loin dans l'intérieur. Ses rives sont, dit-on, couvertes de verdures et fort belles. Un peu au N. de cette rivière, on voyait, en 1825, un hameau composé d'une trentaine de cabanes grossièrement construites, et devant ces cases plusieurs pirogues sur le rivage. Un peu plus vers le N., il existait encore un autre village beaucoup plus considérable, dans lequel on distinguait une maison assez grande et blanchie à la chaux^.
A la pointe même de Salinas et on p«i au N., on trouve une petite anse fort difficile à reconnaître; les embarcations peuvent accoster sans trop de peine dans cette anse ; il y a aussi des salines dans les environs de cette pointe.
De la pointe de Salinas, la plage court l'espace de 2 milles au S., puis au S. 22<>E.,sur une étendue de 8 milles, jusqu'au petit port de Loacfao.
Ce port naturel se trouve à la jonction des terres élevées de la côte et de la plage basse qui s'étend depuis la pointe de Salinas jusqu'à cet endroit. C'est un petit enfoncement défendu par une chaîne de roches de peu d'étendue, élevées de quelques mètres au-dessus du niveau de la mer, et figurant assez bien un môle. La roche de l'extrémité delà chaîne est percée en forme d'arche. Cette espèce de jetée ne p&it abriter que de très-petits navires ou • des embarcations. Les navires un peu grands mouillent au large par des fonds de 19 ou de 23 mètres. Ce mouillage est fort mauvais en raison de la houle et du vent de S. O. qu'on reçoit en travers.
C'est à Loacho, nommé Luash par le capitaine Matson, que
Ribeirinlia-Victoria.
Anse de Salinas.
Port do Loacho.
Lat. S.42°59'30".
Long.E d0o35'0"5-
* Instractions du commandant Simon.
" Captain Owen, Narrative of Voyages to explore the Shores of Àfrica/ Yolome II, page 252.
3 Le capitaine du Mondego place ce point par 12o 56^ de latitude S. et par f 0^ 35^ de longitude Est. Nous avons adopté de préférence la {Position du capitaine Matson, cet oflicicr ayant fait un travail d'ensemble. Sa latitude, en outre, s'accorde avec celle du commandant Simon.
LE BENGUELA
Rivière de San- Francisco.
Montagnes de la Table.
Plrtgo de Noto.
Lat.S. I3°2'0".
Long.E.40*'.35'30".
Plage d'Kminené. Ut.S.13°6'0".
Long.E. 10<»33'0".
Plage d'Kquimina.
j.at S. 13O42'0".
LongE.10«28'0"i
ies pégriers de Benguela embarquent le plus généralement leurs esclaves.
Près de Loacbo se trouve un petit cours d'eau nommé rivière de San-Francisco.
De Loacbo à la baie de TËléphant, la côte est élevée, abrupte le plus souvent, et présente plusieurs plages de sable se creusant légèrement, auxquelles on a donné le nom de baies, que nous remplacerons par celui de plages qui leur convient mieux. Les terres dans cette partie sont hautes, et des montagnes plus élevées que le reste de la côte signalent la baie de l'Eléphant. Leurs sommets aplatis leur ont fait donner le nom de montagnes de la Table. On peut les voir de beau temps à la distance de 85 milles. La plus remarquable de ces montagnes est située précisément au fond de la baie de FEléphanl à i mille Va ou 2 milles dans le S. O. du mouillage.
La baie de FEléphant est située à 19 milles ^/^de Loacbo.
Noto est une des grandes plages de sable que no^s avons indiquées. On ne peut pas mouiller devant cette plage, parce que le fond est trop considérable. On a 72 mètres très-près de la terre. Cependant on y f^it des embarquements d'esclaves, et on y voit quelquefois des embarcations çle Benguela venant y prendre de Torseille.
Eminené est une seconde plage de sable, offrant les mômes apparences. On n'y peut pas mouiller en r^son des grand fonds.
Equimina e^t u)ie baie très-ouverte ou plu(6t un«^ plage de sable un peu plus creusée que les précédentes, située à 4 milles dans l'E. N. E. de la baie de TE^léphapt. On ne trouve de fond pour mouiller que très-près de la pointe de l'O- qui est peu saillante, sur un plateau fort accore et de peu d'étendue. C'est; pourquoi il ser^ prudçnt, quandl on voudra y jeter l'ancre, d'envoyer à l'avance une embarcation pour indiquer le mouillage , vu que le plateau diminue très-rapidement dç profondeur près de la côte.
< Ces trois positions sont celles données par le coniniandant du MondegOt à peu de chose près. La plage d'Equimina est nommée Camena par le capitaine Dyke.