BAIE DE SANTA-MARIA
Sanla-Maria, quand on le re!ève au S. 61° E., est encore remarquable par une grosse montagne lointaine, ronde et isolée, qui s'élève au-dessus des terres, à peu près dans Talignement du cap.
Un gros rocher noir, nommé îlot Pinha, haut d'environ 1 5 mè- not Pinha. très au-dessus de l'eau, se trouve à 3 milles au S. S. O.du cap Santa-Maria et à 1 mille Va environ de la côte. On ne le distingue nettement à sa couleur noire, qu'à la distance de 4 ou de 5 milles, quand il se projette sur la côte. Mais, quand il en est détaché, on l'aperçoit à 10 milles de dessus le pont. Il existe, entre cet Ilot et la terre, quelques roches; ce passage n'a pas été exploré.
La baie de Santa-Maria est limitée à l'O. par le cap de ce Baie de santn-Mnnom. Elle a 3 milles d'ouverture eatre ses deux pointes ex- ""
trémes, sur 1 mille Va de profondeur.
Cet espace est encore réduit de beaucoup par un gros îlot de "^^^ta-Marï ^"^ couleur blanche, qui en occupe le centre. Un petit navire pourrait faire le tour de cet îlot sans danger. Mais , dans le S. de l'Ilot, devant une pointe rocailleuse qui partage en deux la plage sablonneuse du fond de la baie, il existe un banc sur lequel il ne reste que 3" 9 d'eau. Ce banc se trouve à peu près au milieu de la passe entre l'îlot et la pointe ; à ses accores du N. O. et du S. E., on trouve des fonds de 4 mètres, fond de cailloux. Sur la pointe rocheuse dont nous venons de parier, située dans le S. E. de l'îlot de la baie, il existe une grotte ou enfoncement noirci par la fumée.
L'îlot de la baie de Santa-Maria est facile à distinguer à sa couleur blanche, on le voit d'assez loin, et il sert, avec les taches blanches des falaises de la baie, à la faire reconnaître quand on vient du N.
Lorsqu'on veut prendre ce mouillage, on ne commencera à Mouillage de !« avoir le fond qu'après avoir dépassé la ligne qui joint l'îlot de *""''
la baie à l'une ou l'autre de ses pointes. Ces fonds seront de 65 ou de 73 mètres d'abord, peu après on aura ceux de 32 et de 29 mètres. On peut mouiller dans le S. 0. de l'îlot par 24 mètres, fond de sable et de madrépores, en relevant, au N. 46° 0. ou au N. 56° 0., la pointe N. O. de la baie (le cap Santa-Maria).
Ce mouillage est parfaitement sûr et bien abrité, mais vu son peu d'étendue, il ne convient guère qu a de petits navires. Il ne
LE BENGUELA
Cmp Santa-Martha.
Lat.S. i3»52'0".
Logg. E.10»3'30".
Baie de Santa-M«rtUn.
faut, en outre, tenter de pénétrer dans la baie qu'avec une brise bien faite, car, si l'on était pris de calme en dehors, on pourrait être entraîné à la côte par la houle, sans pouvoir mouiller par suite des grands fonds.
Aux environs du cap Santa-Maria, on trouve des fonds de roche jusque par 90 mètres ; les montagnes qui, de ce cap, remontent vers la baie de TEléphant, sont formées de granit, mélangé de mica et de quartz. Une de ces montagnes, contenant beaucoup du premier, réfléchit les rayons du soleil à une grande distance, comme le ferait un miroir*.
Le cap Santa-Martha reste du cap Santa-Maria, au S. 20o 0., a 26 milles environ de distance.
Le cap Santa-Martha est de moyenne hauteur et bien saillant. De ce cap et du côté du N-, la côte court sur un espace de plusieurs milles à r£. q. N. E., présentant plusieurs pointes saillantes. Elle revient ensuite brusquement vers leN. O., formant une grande baie, nommée baie de Santa-Martha. Cette baie profonde, dans laquelle il ne paraît pas y avoir mouillage, a été explorée en canot par le commandant Simon, qui n'y a pas trouvé de fond, à 192 mètres de distance de la côte, par 73 mètres. Les anciennes cartes indiquent dans cette baie, pour moindre fond, 88 mètres à toucher la terre. Elles signalent encore, tout à fait au fond de la baie, Tembouchure d'un torrent Rivière san-Nico- OU d'uuc rivièrc, uomméc San-Nicolao, coulant dans un raviq étroit et encaissé par les hautes terres de la côte. Aux environs du cap Santa-Martha et dans la baie, la couleur de la mer est d'un vert prononcé.
Entre le cap Santa-Maria et le cap Santa-Martha, on trouve près de la terre des fonds considérables, qui ne permettraient pas de mouiller, même en cas de nécessité.
Entre les deux caps , les anciennes instructions parlent encore d'une rivière, située à 12 milles au S. du cap Santa- Maria, qu'elles désignent sous le nom de rivière Guboro. Elles l'indiquent comme étant la limite Sud du royaume de Benguela.
Au cap Santa-Martha cessent les falaises élevées qui formaient
lao.
Rivière Guboro.
Owen, Narrative of Voyages, etc.
BAIE DAS-MATILHAS.
la côie, et les liâmes terres qui les dominaient. Depuis ce cap jusqu'à la baie de Mossamedes ou Little-Fish-Bay, là côte présente laspect suivant. Depuis le cap Santa-Martha, ce sont successivement de petites plages sablonneuses, séparées par des pointes formées par des falaises peu élevées.
Au S. de la baie des Tigres, la côte se relève, est assez élevée, aride et rocheuse. Le point où la côte reprend sa hauteur est remarquable par une grande falaise rouge, située au N. dii mont Do-Velho. La côte continue à se montrer haute et abrupte, depuis ce point jusqu'à la pointe Euspa, pointe Nord de la baie de Mossamedes, présentant de temps en temps à son pied quelques plages de sable inabordables.
La teinte de la côte est uniformément foncée. On n'aperçoit aucune végétation sur les mornes élevés qui la dominent, mais on voit un peu de verdure dans quelques gorges profondes, où, lorsqu'il pleut, coulent sans doute des torrents, qui ont fait supposer dans cette partie de la côte l'existence de plusieurs rivières.
Le long de cette côte, on trouvera, comme nous l'avons dit, de très-grands fonds près du cap Santa-Martha, par le travers duquel, à moins de 1 mille, on trouve 90 mètres. Puis, plus au S., on retrouvera les fonds à 1 ou 2 milles de la côte, par 19 ou 32 mètres, suivant la distance. Mais depuis la grande falaise rouge, dont nous avons parlé, on les perdra de nouveau, et l'on n'aura plus que de très-grands fonds le long de la côte, jusqu'à la baie de Mossamedes.
Cependant, devant quelques-unes des plages sablonneuses qu'on rencontre, comme nous Tavonsdit, de temps en temps sur cette partie de la côte, on trouve parfois des fonds de 19 ou de 32 mètres à 384 mètres et à 576 mètres du rivage. En cas de calme, il est toujours prudent de se tenir au large de cette côte.
A 6 milles au S. du cap Santa-Martha, on voit dans la côte un petit enfoncement ouvert à l'O., nommée baie Das-Matîlhas (baie des Troupeai^x). Cette baie a 4 milles d'ouverture entre ses pointes, garnies l'une et l'autre d'un banc qui brise. La carte du capitaine Owen indique à son entrée un sondage de 47 mètres. Cette baie, qui n'a point encore été explorée, parait n'offrir aucun abri.
Aspect de la côte du cap Santa- Martha à la pointe Euspa.
Sondes le long de la côte.
Baie Das-Matilbfl»
ou baie des Trou' peaux.
Lat.S.14°4'0".
Long. E. 9» 59' 0''.
nX) LE BENGLELA.
Baie du Tigre ou La buic clu Tigpe ou Tiger s-Bay, située à 9 milles au S., à
Lat.s.i«»i3'o". peu près de la précédente, est parfaitement abritée des vcdIs
va^N.o 23°«'. régnants et de la boule du S» 0. Sa position est fort difficile à
reconnaître, sa pointe du S. 0. qui l'abrite étant très-basse,
et ne présentant, vue du large, aucune saillie.
Après la latitude qui fixera sur la position, une autre remarque pourra servir encore : ce sont deux petits mamelons coniques, qui se voient, lorsque le temps est clair, de presque toutes les directions^ bien qu'ils soient un peu éloignés du rivage et «lans la plaine qui entoure la baie du Tigre. On pourra encore, en venant du S., la reconnaître en longeant la côte de trèsprès, à une falaise taillée à pic ressemblant à une muraille, et saillant un peu comme une pointe sur la ligne de la côte. A 1 mille Va dans leN. decette falaise, on verra des brisants plus forts que les autres. Ces brisants sont ceux de la pointe S. 0. de la baie, contre laquelle il y a beaucoup de ressac.
Quand on aura reconnu la baie, si Ton veut y venir mouiller, on passera à 1 mille de la pointe du S. 0., car elle est entourée d'un brisant qui s'étend dans le N. 22° E. *. Lorsqu'on est dans cette direction de la pointe, on gouvernera au S. 33<> E. jusqu'tà ce que Ton trouve 13 ou 11 mètres d'eau, et on laissera tomber l'ancre. En dedans de la baie les fonds sont réguliers, et l'on pourra encore mouiller par 16 ou 19 mètres, relevant les deux mamelons situés dans la plaine, au N. 68^ E. et au N. 78<> E.
Les vents sont réguliers sur la baie ; les vents du large, commençant vers 10 heures du matin, soufflent du S. O. et du S. S. O., halant le S. et le S. S. E. au coucher du soleil. Durant la nuit, il fait calme le plus souvent.
Ce mouillage n'offre aucune ressource. La plaine qui entoure la baie du Tigre est aride et déserte, et il n'y existe pas d*aiguade.
On peut y chasser le lièvre, la perdrix et le daim, qui sont très-communs ; mais on doit être prudent, car on trouve également le chat-tigre, le tigre et l'éléphant.
< M. Rouxo de Roseneoat dit que eeUe pointe e«t prolongée par un bfiinc. M. le commandant Simon dit, au contraire, qu'on peut la ranger à 3 ou 4 encablures (576 ou 76B mètres) et d'aussi près qu'on le voudra du côté du N.