CAP CROSS
^t de 21 milles, distance où Ton trouve des fonds de 117 mètres. Il est probable que la limite des sondes doit être à peu près la même pour tout le littoral. Depuis le cap Frio jusqu à la baiede Walwich, cependant, dans certaines parties, à 9 milles de la côte, on trouve des fonds de 94 mètres, qui indiqueraient une largeur moindre dans le plateau des sondes.
De la baie de San-Ambrosio jusqu'au cap Cross, ou cap Da- Serra, la côte court au S. 25° 30' E., en faisant des ondulations légères et présentant des enfoncements sans profondeur. La mer brise, au reste, avec violence sur toute cette étendue de côte. Le rivage est bas et sablonneux, et en arrière s*élèvent sur deux plans des collines de sable assez hautes pour avoir fait donner par les Portugais, à cette fraction de la côte, le nom de Praia-das-Serras (Plage des Montagnes). Elle est saine et accore, et on peut la prolonger à 3 milles par des fonds de 18 ou de 20 mètres. La teinte générale de la côte est grisâtre et couleur de cendre.
Le cap Cross présente la forme d'une pyramide tronquée, •d'une élévation médiocre. Il est facile à reconnaître à sa couleur noirâtre. Il est, en outre, lextrémité d'une chaîne de hauteurs, qu'on aperçoit du large à une grande distance, et qui courent vers l'intérieur dans la direction de l'Est. Vu de face ou de rO., le cap Cross est difficile à distinguer, mais vu du S. ou du N., il est saillant de près de 2 milles sur la ligne de la côte.
Entre le cap Frio et le cap Cross, la direction générale de la côte est le S. 25° E. Elle n offre ni baie ni abri.
Sur cette partie, les vents suivent, en général, la direction de la côte. La mer y est plus belle que dans le N., par suite, sans doute, de la régularité des fonds et de leur nature, qui est sable vasard.
Le cap Cross est accore, et Ton trouve 22 mètres à 3 milles de ce cap dans toutes les directions.
Du cap Frio au cap Cross, le jour la chaleur est desséchante; les nuits sont froides et les pluies fort rares. La rosée, extrêmement abondante durant la nuit, y supplée en partie.
Presque toute l'année on éprouve sur cette partie de la côte, et, en général, sur toute celle de la Cimbébasie, de fortes brises de S., variables entre le S. S. E. et le S. S. O., dégénérant par-
Praia-dns-Serras.
Cap Cross.
Lat. S. 21°48'0".
Long.E.U»30'30".
Var. N. 0.28O25'.
Remarques générales.
LÀ CIMBËBÂSIË.
Ras de marée.
liourants.
fois en coups de veot très-violents. En s'éloignant de la c6t6^ ces brises diminuent successivement d'intensité en ralliant le S. et le S. S. E., pour se fondre dans les vents généraux du S. E.
Le long de la côte, entre Great-Fish-Bay et le cap Cross, lorsqu'on voit tomber la brise, la mer devenir tranquille, mais ondulée du côté de 1*0., on doit s'attendre à un ras de marée.
Ils sont, sur la côte de laCimbébasie et plus au S., d'une extrême violence. En quelques heures, la mer devient énorme, et tout navire pris de calme dans le voisinage de la côte serait dans le plus grand danger avec une pareille mer. On doit donc s'écarter de la côte dès qu'on reconnaît les signes précurseurs d'un ras de marée.
Sur la côte de la Gimbébasie, ainsi que sur celles de Benguela, d'Angola, du Congo et du Loango, le courant suit à peu près la direction de la côte, remontant au N. ou au N. N.O. avec une vitesse variable de 1 mille à Va roiUe à l'heure. Cependant, et ainsi que nous l'avons déjà dit, lorsqu'on navigue très-près de la terre, on rencontre quelquefois au courant une direction vers le S. O., qui est assez sensible, et une vitesse qui atteint jusqu*à 2 milles à l'heure dans certains cas. Mais ces irrégularités dans les courants ne sont qu'accidentelles, et leur durée n'est que de quelques jours, sur la côte de la Gmbébasie comme sur celles situées plus au N.
C'est au cap Cross que finit la Cimbébasie ou désert du Sud. Cette côte est inhabitée, mais l'intérieur parait peuplé par les tribus errantes des Cimbébas, race noire, dont le roi se nomme Mataman.
HOTTENTOTIE.
Nous avons donné au commencement de ce chapitre les. limites de la Hottentotie sur la côte occidentale d'Afrique. L'aspect de la côte conserve, sur une assez grande étendue, le caractère de celle de la Cimbébasie, que nous venons de décrire. Ce n'est qu'en avançant vers le S., qu'on rencontre des. rivages élevés et rocheux, garnis <^^* îlots de même nature. Cependant, sur la côte de la Cimbébasie, on ne trouve pas un mouillage passable ; sur celle de la Hottentotie, on en trouve