ROCHERS DE L'ALLIGATOR
tion, sur un espace de 6 ou de 7 milles. La mer y brise souvent avec violence. Cependant, ce banc ne marque pas toujours dans toute- son étendue, et rend par suite dangereux l'atterrage sur cette île. Dans quelques circonstances, la nuit, il sera prudent d'en passer ait ou à 12 milles dans TO.
Uîle Hollam-Bird laisse, entre elle et le continent, un canal large de 9 milles, parfaitement sain, un peu rétréci par quelques, plateaux de roches sous Teau, qui garnissent la côte du continent en face de l'île. Les navires venant du S. peuvent donner sans crainte dans ce canal, en se maintenant plus près de Tîle que du continent. La profondeur y varie de 20 à 40 mètres.
Le mouillage est dans le N. E. de l'île, à 1 mille de distance, Mouuiage. par 24 mètres, fond de sable et de roche. L'île est fréquentée, en juillet et en août, par un grand nombre de baleines franches. On y trouve encore des loups-marins, des pingouins et des phoques à fourrure. On y pêche d'excellent poisson.
Les rochers de l'Alligator ont été vus dans l'année 1798 par lé Rochersde lAiiigacapitaine Wood, commandant le navire le Garland de S. M. B. lat. s. u^jh' oj; Il donne, pour la position de cet écueil, latitude S. 24° 28' ^°"^ ^ ** et longitude E. 12° 39' par une distance lunaire. Cette longitude est erronée, puisqu'elle place le danger dans les terres, tandis que le capitaine Wood l'estime à la distance de 18 milles de la côte. Ces rochers, dit-il, sont prolongés par un récif, qui court N. E. et S. 0., et qui bfise sur une étendue de 6 milles au moins.
Le capitaine Morell a vainement cherché ce danger sans le retrouver, et il conclut qu'on a dû prendre, pour les rochers de l'Alligator, l'Ile Hollam-Bird et le récif qui la prolonge dans le S. 0. Grâce à la brume et grâce à la réfraction souvent considérable qu'on rencontre dans ces parages, on peut s'estimer à 15 ou à 16 milles de la terre, quand on en est au plus à 5 ou à 6 milles. C'est ce qui aura sans doute occasionné l'erreur du capitaine Wood. Aussi, l'on peut regarder comme très-douteuse Texistenc/e des rochers et du récif de l'Alligator.
Du port Sandwich à l'île Hollam-Bird, la côte est saine, et on peut la prolonger sans crainte à 3 milles, par des fonda variables à cette distance, de 36 à 20 mètres.
LA HOTTEiNTOTrET.
Baie Spencer.
(Ile Mercury.) tat. S. 25° 42' Q".
Long.E.12*»34'30".
\ar. NO. 27° 41'.
Ue Mercury.
Villajfe aux environs de la baie SpencCT.
De ÏM HoUaiQ-Bird} la direction générale de la eôleessl le S. n° £, Elle présente plusieurs ondulations assez accusées, et souvent la plage est formée par des roches de couleur noire, La côte est généralement élevée ; elle ne présente aucune trace d'habitants. On peut la prolonger à 3 on à 4 mille» de distance.
La baie Spencer est un enfoncement de la côte^ reconnais^ sable à Tile Mercury» qui se trouve à environ Va milledansleN. de sa pointe du S. 0. Le»deuH pointea de cette baie, distante» de 3 milles, sont formées de rocbers à pie, s'^élevant en aiguilles d'une très-grande élévation ; quelques-unes atteignent 200 mètrès. Le fond de la baie présente une plage étroite de sable, dominée par des rochers noirs ressemblant à une muraille, contre laquelle la mer brise aveo fureur.
L'île Mercury a environ 1 mille de drconférenee, elle aune forme oblongne, et son grand axe a la direction du N. au Sud. A Textrémité Nord de cette ile, on voit un rocher qui en est ti*ès-rapproché»
L'ile Mercury forme^ avec les pointes de la baie, deux passe* saines et sans danger, pour entrer dans la baie de Spencer. Dans la passe du S., on trouve des fonds de 11 mètres. Le mouillage se trouve dans l'E. de File, à 300 mètre&de distance, par des fonds de 10 mètres, argile mêlé de sable* On y est assez bien abrité de la boule du large.
H ne faut pas mouiller dans le S. E. de Tile, car on serait exposé aux vents et à la houle, forte surtout lors des syzygies. La mer étant toujours grosse dans la baie à cause du ressac, et les ras de marées étant fréquents, le mouillage dans la baie Spencer est généralement dangereux.
Dans les mois de juillet et d'août, les baleines en grand nombre fréquentent cette baie. On trouve aussi des phoques à fourrure sur les plages de Tlle Merciu^y.
A 40 milles dans l'E. S. E. de la baie Spencer, on trouve un village hottentot, qui contient epaviron 250 habitants; il est situé dans une vallée fertile* arrosée par plusieurs cours d'eau excellente. Entre le village et 1% eàte , on rencontre quatre sources de bonne eau. On trouve, près de la baie, des sources salées, et l'on pourrait y recueillir du sd en
ILË b'ICHABOË. 243
dsineë. L'intérieur du pays contient des troupeaux de boeufs et dé moutons ; les gazelles» les loups, les renards, les éléphants, les autruches, sont en grand nombi'e.
De la baie Spencer, te côte court environ au S. 20° Ë. Le littoral est presque partout bordé de rochers d'origine volcanique, et dans l'intérieur on aperçoit des terres sablonneuses élevées.
La baie Hottenlote est à 26 milles de la baie Spencer, riaie Hdttentôte Cette baie a environ 3 milles de profondeur et 3 milles dé Lat. s"26« J' 6" largeur à son entrée, qui regarde le N. 0* Le fond de la baie ^^^'^'^'^ présente un rivage sablonneux. Sa pointe S. 0; est basse et prolongée par un récif qui s'en écarte dans TO. à 1 mille. La mer brise généralement sur ce récif, qu'il faudra contournei* au large à 2 milles au moins de distance dans TO., quand on voudra donner dans la baie. Ce récif s'étend peu au N. de la pointe S. 0. de la baie, et l'on pourra rallier celle-ci, quand on sera sur son méridien.
La baie Hottentote offre dans son milieu un bon mouillage» par des fonds de 10 mètres, vase. On y est assez bien abrité de la houle et du vent du S. 0. Dans la baie» les sondes varient de 22 à 7 mètres.
Les baleines et les phoques fréquentent aussi cette baie, et dans ses environs se trouvent des villages, dont les habitants fournissent des bœufs» des moutons, et quelques autres provisions.
La baie Hottentote est poissonneuse. On n'y trouve point d'eau douce, et les naturels qui la fréquentent indiquent qu'ils Vont la chercher fort loin*
De la baie Hottentote à l'île d'Ichaboê, la côte court au S. 19<> E.; son rivage, rocailleux en général, présente çà et là des plages sablonneuses ; il est surmonté par des terres sablonneuses élevées. Quelques pointes sont prolongées par des roches et des récifs, qui s'en écartent au plus à 1 mille au large.
« Nommée bai6 de Simè stir te Routier de 1S55, et baie de Raëi do nom da capitaine de la goëlette la Gallomdia, qui la reconnut en 1S44.
LA HOTTENTOTIE,
rie d'IchabAë.
Lar. S. 26*» 19' 0''.
Long.E.12°34'30".
Var.N.O. 27'>46'.
Pointe de l'Écueil.
Ecueil du Nord-Est.
l^ointe des Noufroges
Pointe du Thunderbolt.
L'ile cl'lchabûë a un peu moins de 1 mille de tour. Sa distance au continent est de 1 mille Vio- La côte dans cette partie est formée de falaises noires hautes de 10 mètres environ. Elle est fort découpée et présente dans presque toute son étendue au N., sur le parallèle et au S. de Tile dîchaboë, des bancs et des récifs dangereux qui s*en écartent à 1 mille et à 1 mille Vio dans quelques parties. Ce qui fait que le mouillage dans TE. de l'île n'a pas plus de ®/io de mille de largeur de TE. à TO., et qu'il est fort dangereux ; en outre, la mer y est généralement grosse, les courants assez forts» de sorte que l'appareillage est souvent très-difficile.
La pointe du continent» qui est au N. £. du mouillage se nomme pointe de l'Écueil; c'est une pointe formée de falaises rocheuses, élevées de 9 mètres et d'une couleur noire. Elle est prolongée dans la direction de l'E. 8° N., par un long récif, qui, dans cette direction, se termine par un pâté de roches de peu d'étendue , nommé Écueil du N. E., qui est à fleur d'eau lors de la basse mer ; sur le sommet de quelques-unes des roches qui le forment, on trouve 1°^ 8 d'eau. Il est situé à 1 mille ^/lo au large de la pointe de l'Écueil, et il reste de la pointe Nord d'Ichaboë, auN. 36° E., à 1 mille Va-
De la pointe de l'Ecueil, la côte, rocheuse sur une certaine étendue, descend vers le S. jusqu'à la pointe des Naufrages. Cette pointe sablonneuse se termine par une grosse roche noire , située à TO. d'un petit enfoncement sablonneux du rivage, qui, en 1844, était couvert de carcasses et de débris de navires jetés à la côte.
Au S. de la pointe des Naufrages, la côte redevient rocailleuse jusqu'à la pointe du Thunderbolt, qui protège contre la mer une petite anse sablonneuse, nommée anse du Thunderbolt. Toute cette partie de la côte était garnie de débris de navires, à l'époque indiquée plus haut.
De l'Ecueil du N.-E., un plateau de mauvais fonds, sur
« Le capitaine Wade donne 12o 219^ 30^^ pour la long^itude d'Iehaboë, sar le plan qu'il a levé en 1844, plan, au reste, incomplet. Nous conservons la longitude d'Owen, mais nous avons adopté le plan du capitaine Wade, dont s'est servi le capitaine Saisset.
PLATEAU D'ICHABOE.
lequel on trouve 9 et 8 mètres d'eau, descend vers le S., le long de la côte, en s'en écartant à 1 mille environ au large, et se prolonge dans le S. jusqu'à la pointe du Récif. Dans les ras ûe marée ou avec les grandes brises de S. 0. et de S. S, 0., ce plateau brise dans toute son étendue. Mais, avec du beau temps, on peut le franchir pour se rendre à ten^e dans l'anse du Thunderbolt, ou dans la baie plus au S., nommée baie de Douglas, protégée dans le S. 0. par la pointe du même nom. Baie et pointe de. Cette baie présente un rivage sablonneux, compris entre deux pointes rocheuses. Elle se trouve dans le S. E. q. E. de l'île d'Ichaboë. La pointe de Douglas reste au S. 45^ E. de la pointe Sud de cette île. C'est dans cette baie que se trouve un sentier qui conduit à un village hottentot, situé à 8 milles dans l'intérieur; pour s'y rendre, on traverse un désert de sable. Le débarquement dans la baie de Douglas est presque toujours périlleux.
De la pointe de Douglas part un récif, qui se prolonge dans la direction du N. E. de plus de V2 mille; il brise d'ordinaire.
Entre la pointe de Douglas et celle du Récif, pointe S. E. du mouillage, il existe encore un enfoncement sablonneux, qui est rarement abordable.
La pointe du Récif reste de la pointe Sud d'Ichaboë au Pointe du Rédf. S. 33<* E.; elle est prolongée par un brisant qui s'étend dans fe direction du N. E., sur une étendue de 2 milles, et qui forme le côté Sud du chenal par lequel on atteint le mouillage. ' Lors des ras de marée, toute la côte que nous venons de décrire est inabordable, et paraît garnie d'un brisant continu, depuis la pointe de FEcueil jusqu'à celle du Récif.
L'île d'Ichaboë est en face de la côte que nous venons de décrire. Elle est assez élevée, surtout dans le Nord. Son aspect est très-différent quand on l'aperçoit du N. ou du Sud. Sa base est formée de rochers noirs, mélangés de sable, et son sommet recouvert de guano, qui lui donnait une forme arrondie et unie, avec une teinte blanche.
Plusieurs rochers détachés se trouvent dans l'O., dans le S. et dans le Nord. La pointe Nord de l'île se termine par des rochers bas.
L'île est assise sur un plateau de roches qui brisent avec violence, surtout dans l'Ouest. Ce plateau entoure l'île ; il s'é-
ne d'idiaboë.
Plateau d'Ichaboè.
Boute pour le mouillage
Afarées.
Remarques,
tend à l'O. à ^/lo de mille au large; au S. à k même distance; dans TE. à un peu plus de Vio de mille; dans le N«, il se pro> longe sur une largeur de ^/io d^ mille, à la distance de 1 mille ^Aq de la pointe Nord de Tile jusque sur le parallèle de TEcueil du N- E.
La passe du N. est comprise entre Tacoore Est de ce plateau et TEcueil du N. Ë., prolongé, comme nous l'avons dit, Ters le S. par un plateau qui garnit toute la côte en f^^ce de l'ile. Cette passe est large de ^/«o de mille.
Le plateau au N* d'Icbaboë ne brise pas toujours; les fonds y varient de 8 à 9 mètres ; mais, dans les ras de marée, il Hiar> que dans toute son étendue.
La brise est presque toujours maniable à Icfaaboé. La mer est grosse d'ordinaire, et les ras de mai*ée fréquents. Le cou* rant porte au N« N, E., et il a régulièrement une vitesse de 1 mille à l'heure.
Quand oo aura reconnu l'ile, on fera roate pour en passer dans le S., à la distance de 1 mille, par des fonds variables de 40 à 27 mètres. On en passera dans le S. E. à la même distance, puis alors on- mettra le cap directement au N., et Ton mouillera dans TE. du milieu de l'Ile par des fonds de 12 ou de 13 mètres, à Vs miUe de distance ^
Au mouillage dlcfaaboë, la mer marne de 1™ 8. L'établb$e^ ment est 2 heures 16 minutes.
Il ne pleut jamais à Ichaboë, mais les brouiUards sont trèsépais et la rosée est abondante avec les fortes brises du S., qui sont accompagnées parfois d'éclairs et de tonnerre. La sécbe** resse de l'air est quelquefois si forte, qu'elle produit sur là figure, les lèvres et les yeux, un effet très-désagréable.
De novembre à janvier, le thermomètre à baitl a varié de 10 à 18 degrés centigrades ; à terre, de 10 à 26 (tegrés ce^itigrades.
« Oes disitances vont eêlles déduites du plan du capitaine Wade, corrige par M. le capitaine Saisset. Il existe un autre plan du capitaine Marshall, levé également en 1844, sur lequel toutes les distances sont moitié à peu près de celles de l'autre plan. Tous deux sont publiés par l'amirauté d'Angleterre. Il nous est iiftifMAsibte de dipe quel es^t le bon. Nous avons adopté :1e premier, ^ui a servi au capitaine Saisset.
ROCBES MARSHALL. 247
Le baronrèlre s'est tenu eiitre 704 et 768 millièmes.
Lés vents sont en général ntodérés, et soufflent da S. au S. & 0. On y a souvent des calmes suivis presque toujours de ■
ras de marée.
Dans les violents ras de marée, les brisants «^étendent à 1 mille de File ; dans les ras de marée ordinaires, ils ne s'éten<dent qu'à Vs mille.
La mer brise par les fonds de 10 mètres, surtout à Tépoque des syzygtes et après les brises vioienl^ de S. O^, comme dans tes forts ras de marée.
Au mouillage dlchaboë, o^ easse souvent les ancres et tes chaînes *.
Il n'y a point d'eau dans les environs; au filage même dont nous avons parlée elle est saumâtre et peu abotidante. On peut «'y procurer facilement des bœufs«
L'ile est visitée par les phoques à fourrure qui y vieinnent en ^and nombre ; elle Tétait éga^ment par tes bateiiies frandies.
Pour quitter le mouillage, on devra sortir par la passe du N., Route pour quitter dont nous avons parlé* il faudra donc se défier du courant, qui *^ n»«**»i^««e porte au N. N. E* avec une vitesse de 1 millô A Theure. La route directe est le N. pour passer entre les deux banci qui forment la passe, et Ton pourra porter qaelques degrés plus à TO. pour contrebakineer l'effet du courant. On tiendra ce cap jusqu'à ce qu'on ait doublé le parallèle de l'Ecueil du N. E., ou qu'on ait dépassé au N. la pointe de TEeuéil, la relevant à l'E. <}uelques degrés S.; on gouvernera alors au N. O. pour courir au large.
De la pointe du Récif, située au S. 33"^ E. de Tile Icbaboê, la c6te, jusqu'à la baie d'Angra^Pequena, court au S. 4ù^ E. «n se creusant. Elle pré9ente un rivage sablonneux, interrompu ^ et là par des pointes rocheuses noires, qui font tache sur la ligne blanche du sable. De hautes dunes forment toute la câte, qui redevient rocheuse à son pied dans tes environs de la baie d'Angra-Pequena.
Cette côte est dans une certaine partie garnie de roches „