BAIE DE SAINTE-HÉLÈNE. ~ RIVIÈRE DE BERG
Roche Saint-Martin.
Long.E.15<'33'0".
Montagne des Tigre»,
quons cette roche à Tattention et aux recherches des navigateurs. Une autre position est encore donnée à cet écueii; on le place dans l'0. 10°N. de la pointe de Pater-Noster à la dislance de 4 milles V4- Enfin, sur la carte d'Owen, il est également marqué à la distance de 14 milles Vs àdi^s l'O. 8° N. du cap Saint-Martin.
Dans l'intérieur de la baie même de Sainte-Hélène, à 9 milles Va du cap Saint-Martin dans TE. 24° N., on voit un autre écueii porté sur la même carte qui reste de la rivière de Berg (l'embouchure) au N. 17° 30' O. Cet écueii porte le nom de roche Saint-Martin*.
Depuis le cap Saint-Martin, qui se termine par une pointe basse, sablonneuse, très-saine, pointe dominée dans le S. par Lat!*s. aS^^s"©''
la montagne des Tigres, toute la côte Sud de la baie de Sainte- "
Hélène jusqu'auprès de la rivière de Berg est garnie d'une chaîne de rocjies s'avançant au large d'environ Va mille. En dehors de ces roches, il n'existe pas d'autre danger, jusqu'à la rivière de Berg devant l'embouchure de laquelle se trouve un banc de sable et de vase qui s'avance à 2 milles au large de la terre et sur lequel il ne reste que 0™ 9 d'eau à la basse mer.
La rivière de Berg se jette, comme nous l'avons dit, au fond Rivière de Berg. de la baie. Elle est impraticable à la basse mer, même pour les canots; mais, en profitant du flot, on y peut pénétrer. La mer à son entrée marne de 2 mètres. C'est dans cette rivière qu'on fait la meilleure eau ; celle que l'on se procure près de la maison du résident, où il y a une source, produit quelquefois des efl'ets pernicieux , tels que la dysenterie. On entrera dans la rivière avec la marée montante, et l'on s'éloignera de l'embouchure autant que le permettra l'embarcation. On attendra pour faire l'eau le moment de la basse mer, et bien que l'eau qu'on recueillera ainsi soit un peu trouble, quand elle a reposé, elle est de bonne qualité. On sortira de la rivière à la mer haute étale, ou en remorquant les fiitailles bien bondées.
> Carte n» 596 de l'amirauté anglaise, feuille 4, levée, de 1822 à 1826, par le capitaine Owen et publiée en 1827.
COLONIE ANGLAISE DU CAP
Ressources.
Marées, établissement.
Anse de Saint-Martin.
Brisants de Saint- Martin .
On pourra se procurer , dans la baiie de Sainte-Hélène, des bœufs et des moutons , des fruits, des légumes, surtout des citrons et des oranges. Ces denrées sont à bon compte et on les achète chez les fenniers hollandais fixés sur les bords de la rivière de Berg. Les bords de cette rivière sont aussi couverts de bois peu élevés. On récolte près des bords de la rivière de Berg des vins , principalement dans une vallée située à 50 milles de Temboucbure; cette vallée se nomme Draken&tein. On trouve aussi , dans les environs de la baie, du gibier de toates espèces, des bétes féroces et des reptiles. Dans la rivière, il existe des veaux marrins et des alligators. La baie de Sainte^Hélène est en outre très-poissonneuse.
La mer marne de 2«> 1 dans la baie de Sainte-Hélène ; l'établissement est 2 heures 30 minutes ^
Du cap Saint-Martin à la pointe Nord delà baie de Saldanba', la côte, formée de rochers rugueux, court à peu près au S. eh décrivant un arc de cercle dont la convexité regarde l'O. ; elle est fort découpée, présente plusieurs baies ou enfoncements sans abri, et d'autant plus dangereux si Ton s'y engageait, qu'on y trouve une grosse houle, des folles brises sous les hautes terres et des courants très-variables produisant des remous; en outre, un grand nombre de dangers garnissent toute cette partie de la côte et s'en écartent assez loin au large.
Dans l'O. du cap Saint-Martin se trouve une petite anse nommée anse de Saint-Marlin, qui n'oiTre ancitn abri et qui est fort étroite. En face de celte anse et à TO- S^ N. à peu près du Cap, il existe un phtteau de roches sur lequel la mer brise le plus souvent ; il est situé à 4 milles de la terre. Des canots peuvent passer entre le cap Saint-Martin et ce banc dawgereux. On devra se tenir au large avec un navire, de manière à conserver les fonds de 63 et de 65 mètres pour passer dans rO. des brisants de Saint-Martin.
La côte ensuite présente, à partir de la baie de Saint-Mai^ tin^ trois pointes saillantes et rocheuses séparées par de petites
Voyage du Ctipitaine Morell.