‹ Manuel de la parole [microforme]Chapitre 208 sur 222 · LA BATAILLE DE WATERLOO · texte numérisé non relu

LA BATAILLE DE WATERLOO

Le soir tombait; la lutte était ardente et noire ;

Il avait l'offensive et presque la victoire ;

11 tenait Wellington acculé sur un bois.

La lunette à la main, il observait parfois

Le centre du combat, point obscur où tressaille

La mêlée, effroyable et vivante broussaille,

Et parfois l'horizon, sombre comme la mer.

Soudain, joyeux, il dit: “ Grouchy ! ”—C'était Blücher. L'espoir changea de camp, le combat changea d'âme. La mêlée, en hurlant, grandit comme une flamme.

La batterie anglaise écrasa nos carrés.

La plaine, où frissonnaient les drapeaux déchirés,

Ne fut plus, dans les cris des mourants qu'on égorge, Qu'un gouffre flamboyant, rouge comme une forge ; Gouffre où les régiments, comme des pans de murs, Tombaient, où se couchaient comme des épis mûrs

Les hauts tambours majors aux panaches énorr :s,

Où l'on n’entrevoyait que blessures difformes ! Carnage affreux! moment fatal! L'homme, inquiet, Sentit que la bataille entre ses mains pliait.

vertir ; onver- Le pour besoin eZ ces rilsen Justes.

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