linguo-dentale, explosive, vocalique, liquide
Lèvres : légèrement écartées, — Dents : légèrement écartées et visibles. — Langue : le milieu bombé et effleurant par le sommet de sa courbure le haut du palais ; la pointe touchant les nlvéoles dentaires supérieures ; pour rmpléter l’articulation, la langue s’abaisse brusquement.- Souple: vocalisé, faible ; s'échappe d'abord entre les molaires et les bords de lu langue, où il excite deux petits bouillonnements de salive, puis sans obstacle au moment où la langue quitte le palais.
L’ ! mouillée pourrait donc aussi être regardée comme une consonne continue.
Cette articulation est complexe et difficile à obtenir, C’e.t une combinaison de la consonns L et de la voyelle 1 palatale (appelée yod, et qui se prononce comme y dans Cipaye); peudant que ln partie médiane de la langue est courbée comme pour lr palatal, la pointe est relevée comme pour l’L. C'est le g! italien. — Dans la pratique, cette articulation se dissout facilement, Les uns séparent les deux sons, L et 1 palatal, et les prononcent l’un après l’autre (moul yé). D'autres ignorent complètement l'yod et ne conservent que l’L (mou lé). Le plus grand nombre, enfin, laissent tomber l'L et ne gardent que l'yod (mou yé); pour ces derniers, l'L mouillée est un 1 formant diphtongue avec la voyelle qui précède ou avec celle qui suit. Quand on prononce l’/ mouillée de cette manière, la pointe de la langue se pose près des incisives inférieures, et le milieu s'applique complètement contre le palais. Cette prononciation est en train de remplacer l'autre; son usage est tellement répandu que plusieurs grammairiens n’enseignent que celle-là. Aussi, faut-il dire que, dans l'état actuel du langage français, l’usage autorise également l’une ou l’autre de ces deux prononciations. Cependant, la prononciation que nous avons d’abord indiquée est toujours la meilleure.