ÉPITRE DÉDICATOIRE
it la bé tunés sont péris avant aui, et qu'une voix lui annonce le oir lu et danger et lui crie de changer de route; il ne s'amuse pas à le partir considérer si les sons, qui ont frappé son oreille, sont aigres be bonté ou suaves ; il détourne son chemin, en bénissant la Provi-
nc d'at- dence qui lui a sauvé la vie.
ue vous Nous sommes cette voix qui vous annonce le danger. Si mbeaux notre langage est parfois trop vulgaire, pardonnez-nous ; miséri- vous souvenant que nous ne sommes qu'un pauvre ignorant, ons sur Si vous y trouvez quelques pages qui vous instruisent ct r pour vous intéressent, gurdez-vous de nous applaudir; car ce Prêtres, qu'il y a de bon dans cet humble volume, n'est pas de nous: ce sont des notes que nous avons puisées dans différens bons auteurs, ou qui nous ont été données, par des amis respec-
tables, pour votre bien.
Jeunes amis, la religion et la patrie ont également à souf- 2. frir des boissons fortes; elles versent également des larmes M, J. sur les milliers de leurs enfans que ces détestables ct dévos
rantes liqueurs entrainent, tous les jours, dans l'abime de tous les maux.
Regardez autour de vous: et, partout, vous verrez que la boisson a passé comme la foudre, a ravagé comme l’incendie. Ce n’est pas seulement sur quelques points de notre malheureux pays; c'est partout, non seulement dans l’enceinte de nos viiles, mais c'est au milieu de nombre de nos campagnes; c'est non seulement dans les classes les plus humbles, mais encore dans les rangs les plus élevés de la société ; c'est enfin au sein de mille familles qu'elle porte la désolation, qu’elle engendre le déshonneur et le crime!
ce que Il est peu de Canadiens qui puissent dire que parmi leurs ns en parens ou leurs amis les plus chers, il ne se trouve personne | que la boisson ait ruiné, flétri, dégradé ? sperer Si ce funeste et redoutable ennemi de votre bonheur re ji obtenu vous tient pas encore dans ses chaînes; s’il ne vous a pas (l . Et encore frappé dans votre personne; toujours, vous devez dl! le se- craindre ses coups, puisqu'il en a renversé d’aussi forts, ct | Ç peut-être de plus forts que vous; vous devez le haïr, puis- Î ntérêt qu’il vous a déjà mille fois blessé, sinon personnellement, | | Cette du moins dans vos affections les plus chères : car, quel est (fl vous À celui, parmi vous, qui n'ait eu souvent devant les yeux le hi- 1! fauts, PS deux et désolart spectacle d’un parent ou d’un ami ivre? 1} faire és Les efforts faits pour établir partout le règne heureux et Ù tend, Pa mille fois béni de la Tempérance, ont été, dans plusieurs |
jh lieux, couronnés d’un. succès bien consolant, sans doute. rrive, Mis l'ennemi est loin d'être chassé de toutes ses forteresses; nfor-