‹ Manuel de la société de tempérance [microforme]Chapitre 41 sur 53 · D AE SES · texte numérisé non relu

D AE SES

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S'il ne se corrige pas, en avertir secrètement le Frésident, qui devra toujours être M. le Curé, pour que le coupable en puisse être repris en secret, avec tous les égards de la charité. S'il n’y a pas d'espoir qu’il revienne à des sentimens d'honneur et de relision, il devra être dénoncé dans une assemblée publique, et son nom effacé du livre de l'Association.

8°. Gagner, autant que possible, les Indulgences que Notre St. Père le Pape a daigné accorder aux associés de la Tempérance, qui se confesseront avec un sincère repentir de leurs péchés et communieront aux solennités suivantes, savoir: À la Fête du St. et Immaculé Cœur de Marie; le jour de la solennité de St. Jacques le Majeur, de St. Joseph, et de St. François-Xavier, Si, pour quelques raisons, les associés ne pouvaient communier aux jours fixés pour les Indulgences, ils pourront le faire tout autre jour fixé par leur confesseur, et ils participeront à la même Indulgence.

9°. Chaque membre de la Tempérance Totale gagnera cent jours d’indulgence à chaque jour qu'il aura été fidèle à observer les règles de la Société: et aussi chaque fois qu’il fera une prière ou une bonne œuvre à l'intention d'obtenir la vertu de sobriété pour lui-même ou pour les autres.

0°, Dans le diocèse de Québec les membres de la Société de Tempérance ont le bonheur de pouvoir gagner quatre Indulsences plénières par année, aux jours fixés par MM. les Curés.

11°. On ne doit pas s’accoutumer à boire de grosse bière, car l'expérience prouve qu’elle enivre souvent, qu’elle occasionne de graves dépenses, et qu’elle est, pour un grand nombre, le premier pas vers l'ivrognerie. Le sacrifice qu'on a fait doit ètre généreux, car c’est pour l'amour du plus généreux des Maîtres qu’il a été fait.

PRIÈRE pour l'Association de la Tempérance.

ADoRABLE Jésus, me voici prosterné devant vous pour réparer, autant qu’il est en moi, tout ce que vous avez souffert pour les péchésinnombrables quise sont commis et qui se commettent encore contre la Tempérance. Je sais, Ô mon aimable Sauveur, que vous avez enduré la faim la plus cruelle et la soif la plus ardente pour effacer les excès humilians auxquels se livrent ceux qui font un dieu de leur ventre; je sais aussi que vous ne gouttes, sur la croix, que du fiel et du vinaigre pour expier, par l’amertume de cette liqueur, la fausso douceur des liqueurs enivrantes. Vous le voulûtes ainsi, Ô Dieu de bonté, afin de satisfaire à la justice divine pour les crimes de tous les ivrognes et de tous les blasphémateurs.

Voulant prendre part à vos souffrances et réparer, autant que je le puis, les outrages que vous avez reçus et que vous recevez encore de la part de ces infortunés pécheurs, je m'engage à vivre dans la sobriété et à me priver du plaisir que les hommes sensuels ont coutume de prendre dans le boire. Je m’assujettis, pour votre amour, aux règles de la Société de Tempérance à laquelle je veux m’agréger pour toujours. Heureux si par-là je puis vous dédommager en quelque chose des cruels tourmens que vous avez soufferts pour moi! Et afin de ne jamais trahir mon engagement, je me mets sous la protection de la Très-Sainte Vierge et du glorieux St. Jean-Baptiste que je considérerai désormais comme mes protecteurs particuliers. Ainsi soit-il.

Pater, Ave.

v. O Jésus, abreuvé de fiel et de vinaigre,

r. Ayez pitié de nous.

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