‹ Manuel de la typographie française, ou Traité complet de l'imprimerieChapitre 1 sur 22 · Manuel de la typographie française, ou Traité complet de l'imprimerie · texte numérisé non relu

Manuel de la typographie française, ou Traité complet de l'imprimerie

Dans riinpiilsinii {'(•iiéralc doniiép aux sciences et aux arts par le génie lie la France, depuis le cuininencement du dix-nem ième siècle, il en est |>en <]ni, lancés dans Ja carrière des découvertes, aient Tait autant de progrès que la Typograj)iiie; et la patrie des Etienne, des Morel, des \'itré, des Barbon, des Didot, des Crapelet, etc. etc., peut dire avec gloire que riinpriinerie, ai>pelée si ingénieusement fwir Kivarol l’arUl- lerie de la pensée; '

arl qui tous les jours mnIlipUe avec grâce ^

Kt les vent de Virgile, cl îcs leçons U Uoracc,

ne compte pres<pic plus de rivaux en Europe, et que les cliefs-d’œnvre qu’il a publiés depuis vingt-cinq ans lui serviront de titres à l'immortalité.

Mais dans cet art, comme dans beaucoup d’antres, la marche de l’esprit humain a devancé les préceptes; car nous ne comptons encore, parmi le nombre incalculable des livres concernant les sciences et les arts, aucun ouvrage complet sur la Typographie.

En 17G4, Ic.célèbre Fotirnier publia deux volumes petit in- 8 “, sous* le titre de Manuel typographique. Ces deux volumes, uniquement consacrés à l’art de la gravure et de la fonderie, et à l’origine des difTérens caractères d’écriture ou d’impression en usage dans les tpiatre parties du monde, devaient être suivis de deux antres, destinés à l’art d’imprimer. mort vint enlever ce savant typographe au milieu de scs travaux, et le Manuel typographique resta incomplet.

I^a Science pratique, donnée par Fertel, de Saint-Omer, en 1728, ne renfermait qu’une théorie surannée, lorsqu’en 1792, Monmro, imprimeur à Paris, publia un Traité élémentaire de V Imprimerie en un

Ù AVEUTISSEMKNT.

\oliinie in-8", (^(■vellll très-i’cire, et dont la prati<jii<* serait aussi lausse anjoiinl'liiii <jue celle de l’ertel l’était en 171)2.

\ ', Encyclopédie parle de la Typographie d’une manière trop sommaire; et les progrès iminens<‘s que cct art sublime a faits rendent même les traités de iMM. Hertrand-Quiiupiet (i7()j)), Vineard (i 8 o 4 ), et autres, ineomplels <lans bien des parties.

AI. F biirnier, imprimeur à Paris, et dont le nom rappelle si heureusement celui d’un de nos grands maîtres, pttblia, vers la fin' de 1820, un Traité de la Topographie, en un volume in-8". Cet omrage, qui se fait remarquer |>ar des observations et des dissertations savantes présentées avec art, et qui ilécèle dans ce jeune inq)rimeur les germes d’un double talent, et comme écrivain et comme ly [)ograj)he, ne paraît pas eu général assez. didaeti<pie, assez élémentaire pour former des élèves <lans un art dont les détails sont si imdtipliés.

,\ous ne parlerons pas d’un autre ouvrage beaucoup plus utile à la science des calculs tpi’à l’art de la Typographie, et tloiit l’auteur, <lans la première page de son livre, blâme ceuv <jui renferment des dissertations, des recheivhes scientifiques, des planches,^ des épreuves de caractères , etc.

Blâmer les dévelojtpemens d’une science dans un livre fait pour en démontrer les principes, est un rai.sonnement tpd nous parait étrange. Oti nous permettra de ne pas être de cet avis, et de chercher, au “contraire, à établir ilans notre ouvrage tout ce qui |jeut contribuer aux progrès de cette même science, l’iinc de celles dont le pcrfectionne- . tuent honore le plus notre patrie.

L’auteur de ce Manuel, qui a exercé la Typographie jtendant trento ans, a puisé dans les div ers ouv rages dont on vient de parler toutes les règles, tous lés jtrincipes qui sont encore en harmonie avec ceux que l’on observe dans les premières imprimeries de la capitale. Il s’est adjoint dans ses travaux .M. Rignoux, sans cesse occupé à découvrir de nouvelles perfections dans un art où il tient un des premiers rangs.

Cct ouv rage sera non-seulement utile aux jeunes gens qui se destinent

fc "T ^

Page 1