‹ Manuel de la typographie française, ou Traité complet de l'imprimerieChapitre 20 sur 22 · CYNTHIE. CYBELE · texte numérisé non relu

CYNTHIE. CYBELE

Lettres ornées modernes gravées et fondues par M. Dallut.

Lettres ornées modernes gravées et fondues par M. Pinard. Lettres blanches anglaises, dites ombrées on en reuef.

MANUEl.

MM. Lafont et Dallul ont gravé un caractère en lettres blanches; M. Jules Dklot a employé ces lettres pour le Testament de Louis XVI, qu’il a imprimé sur une feuille de papier grand-monde. En voici un échantillon ;

M.SJUSCULES.

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MINISCLLES.

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poiritioxi lojsil® Iran Isiisseir.

Je bornerai là les exemples pour les caractères de nouvelle invention.

■ t)n aura dans les specirnen de MM. Jules Didot et Molé une idée de la forme «le tous les autres caractères typographiques, tant de l'ancienne nomenclature que de la nouvelle.

Obligé de me renfermer dans le cercle tracé pour ce Manuel, je donnerai .seulement ces deux specirnen , comme les plus considérables, et sans avoir nullement l’intention de porter atteinte ni aux intérêts ni à h» réputation de messieurs les autres graveurs -fondeurs que j’ai cités dans cet ouvrage, et dont les talens et la personne sont également recommandables.

Pour faciliter à messieurs les imprimeurs, libraires et hommes de lettres le moyen de savoir ce qu’un caractère gagne ou jterd sur celui qui le précède ou qui le suit, c’est-à-<lire sur celui qui lui est supérieur ou inférieur, je donnerai dans les deux specirnen suivans la même phrase, depuis la parisienne ou le cinq, jusqu'au pelil-lexte ou le sept et demi; et depuis la gaillarde ou le huit, jusqu’au cicéro ou le onze; depuis le saint- augustin ou le douze, jusqu’au gros-romain ou le seize. J’emploierai la justification in-ia, comme étant celle du format intermédiaire en librairie, et j>ar conséquent celle qui peut mieux établir le calcul typographique que je me propose de mettre sous les yeux de mes lecteurs.

Par ce moyen, et après avoir examiné avec un peu d’attention ces deux specirnen généraux, le libraire, l'éditeur d’un ouvrage, ou l’impriineur lui-

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même, pourra statuer «l'une mauière plus positive sur les différens caractères «pi'il doit emplover, et sur les avantages qu’il doit retirer de leur composition.

Cette partie de l’art typographique ne sera pas moins utile aux hommes de lettres qui voudront faire imprimer j>our leur compte, qu’aux libraires^diteurs. « Ceux même d’entre eux, dit le célèbre Fournier, i|ui se piquent le plus «le <> connaître les livres, sont souvent très-embarrass«is lorsqu’il Vagit de donner « une idée juste «lu caractère avec lequel ils sont imprimés; ordinairement les « noms leur manquent ; quelquefois ils les estropient, mais souvent ils emploient « il«» expressions êquiv«jqu«^s, en «lisant que ts;l livre est imprimé en gros ou « en petit caractère, ce qui ne présente qu’u#e iilée vague et in«lêterminée qui « ne signifie rien ; car un cicéro, par exemple, qui est le caractère le plus en « usag«! «lans l’impriinerie, est gros par rapporta la nonpareille ou k la parisienne, « et Ires-petit relativement au gros ou au petit-canon. i>

l.«» ex«;nq>les «le caractères que je vais donner serviront aussi à les distinguer les uns des autres, h faire voir la différence de grosseur qui existe entre eux, A mettre en rapport l'ancienne nomenclature avec la nouvelle, et à faire connaître leurs noms «rtine manière pr«*cise.

Pour sav«>ir, à la .seule inspection «J’un livre, le nom du caractère avec lequel il est imprimé, il suflira «le chercher dans les deux specimen placés dans ce Manuel, l’exemple qui paraîtra «le la grosseur du caractère que l’on veut connaître, en présentant un certain nombre de lignes de l’un sur un pareil nombre de l’autre; si ces lignes se trouvent également distantes et se rencontrent justes en baut et en bas, on aura le nom du caractère qui devient l’objet de la recherche.

Les «aractères ne s’emploient pas toujours sur leurs corps naturels; ils sont souvent interlignés, c’est-à-dire qu’on met entre chaque ligne un corps étranger, une espèce de lame de plomb qu’on nomme interligne.

On reconnaît le corps naturel du caractère, lorsque l«*s cpicucs des p, «j, g, y, «l’une ligne avoisinent de très -près celles des b, d, 1, f, de la ligne qui suit. Lorsque, au contraire, les queuesalc ces lettres s’éloignent de l’épaisseur de deux ou trois cartes, selon la force «les interlignes, la matière est interlignée.

Exemple d'un caractère interligné.

Ce n'rs« point en Égypte que la typographie, la polytypie ont vu le jour} c'est dans dinërenlcs villes de la Hollande, de l'Allemagne, de l’Italie et de U France.

Exemple dun caractère non interligné. •

Ce n’est point eil Égypte que la typographie, la polytypie ont vu le jour; c’est dans difli-rentes villes de la Holl.'inde, «le i’Allemagnc, de l’Italie ctdc la F'ran(^e.

MANUEL

La di^îtanco qui se trouve entre les deux lignes parallèles non interlignées est la gnmdcur de ce <pi’on nomme Vépaule. Cette <listancc est généi-alement de quatre septièmes de répaisscur de la lettre pour celles tpii sont sans queue, tcdlcs que m, n, o, a, r, s, etc., attendu que les sept parties se divisent ainsi: trois |Kiur ïceil, deux dessus et deux dessotis pour les Llatics sur lesquels doivent s’étendre les L,*g, d, 1', j, 1, y.

.^insi donc c’est la réunion des deux septièmes provenant de la ligne supérieure et des deux septièmes appartenant à la ligne inférieure qui établit la distance des quatre septièmes <]ont je viens de parler; mais cela ne s'entend • que pour les caractères non inte4ignés et fondus sur leurs corps naturels. J’ai déjà dit que les caractères paraissent interlignés quand ils sont fondus sur un corj>s supérieur.

Ce Manuel n'étant consacré qu’à la typographie française, je me bornerai à donner des exemples de nos caractères nationaux. Par ce moyen INIM. les imprimeurs, libraires et hommes de lettres pourront choisir d’un coup d’œil les caractères qui leur conviendront le mieux pour l'impression des ouvrages qu’ils auront à publier, en les désignant d’aprèis les termes do l’art et par leur véritable «lénomination.

UE LA ty;>ocrapiiie française.

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