‹ Manuel de littérature françaiseChapitre 441 sur 514 · AU LECTEUR · texte numérisé non relu

AU LECTEUR

Ce livre est toute ma jeunesse:

Je l'ai fait sans presque y songer.

Il y parait, je le confesse, Et j'aurais pu le corriger.

Mais quand l'homme change sans cesse.

Au passé pourquoi rien changer?

Va-t'en, pauvre oiseau passager:

Que Dieu te mène à ton adresse.

Qui que tu sois, qui me liras, Lis-en le plus que tu pourras, Et ne me condamne qu'en somme.

Mes premiers vers sont d'uç enfant, Les seconds d'un adolescent, Les derniers à peine d'un homme.

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