CHAPITRE XI
MÉDICAMENS TEMPÉRANS.
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Ox donne le nom de tempérans (temperare, tempérer, régler), aux substances qui modèrent la trop grande activité des organes, et qui agissent plus spécialement en diminuant la rapidité de la circulation et la production de la chaleur animale. On les appelle encore réfrigérans, antiphlogistiques , acidules, etc.
Tous les médicamens de cette classe possèdent une saveur acide , plus ou moins prononcée. Leur action locale sur les tissus , et surtout sur les membranes muqueuses , détermine le resserrement des vaisseaux capillaires, la pâleur , etc. Lorsqu'ils sont portés dans le torrent de la circulation, leur action immédiate est peu marquée dans l’état de santé; elle se prononce davantage quand la circulation est accélérée, la chaleur animale augmentée, et, qu'en un mot, les fonctions sont dans un état d’excitation morbide. Convenablement administrés , on les voit alors diminuer la force et la fréquence du pouls, modérer la chaleur animale, étancher la
soif, augmenter la transpiration cutanée et la sé-.
crétion de lurine, etc., enfin calmer tous symp- M iômes fébriles. Pris en grande quantité, ils peuvent üirriter les voies digestives, et donner lieu à des évacuations alvines. On a observé que leur emploi É trop long-temps prolongé, tend à produire un affai- “blissement des organes digestifs, l’amaigrissement
“ mac est le siège d’une irritation peu intense , Puhi! ice des tempérans peut la faire disparaître; mais, s’il existe des ulcérations ou autres lésions Mine “niques graves, ces médicamens ne feront qu’empirer l’état du malade.
C’est à la présence d’un acide faible que les médicamens de cette classe doivent leurs propriétés rafraîchissantes. Les substances végétales qui en sont douces, contiennent, en général, de l’acide icitrique, malique , oxalique ou tartarique. L’acide | malique, que depuis peu on a reconnu pour être le même que l’acide sorbique, se trouve dans la plu-
part des fruits ; il cristallise en mamelons blancs’,
de l’air et se dissout très- bien dans l’eau et dans lalcool. Cet acide forme, avec la plupart des bases | salifiablés , des composés solubles.
L’acide oxalique ne se trouve dans la nature } qu’uni à la chaux et à la potasse; on Îe trouve à cet état dans l’oseille ; il cristallise en prismes quadrilatères, très-allongés, blancs, inaltérables à Pair et d’une saveur très-acide ; éhautté, il se volatilise piqué en entier; enfin il se dissout dans Lp.
» général, la pâleur de la peau, etc. Lorsque lesto-
linodores . d’une saveur acide; il attire l’humidité 9 z
Le
( 398 ) | L d’eau bouillante, 2 p. d’eau froide , et une quantité un peu plus grande d’alcool.
Quant aux acides acétique, citrique et tartarique, nous renvoyons le lecteur à leur histoire particulière (pages 398 , 400 et 401).