‹ Manuel de matière médicale. Ou, Description abrégée des médicamensChapitre 28 sur 128 · C. B. ( Foyez page · texte numérisé non relu

C. B. ( Foyez page

Quinquixa. Cortex peruvianus. Cinchona. Arbre ‘exotique, indigène du Pérou. P. U. L’écorce.

C. B. Calice adhérent ; corolle monopét. infundibul. à 5 div. ; 5 élamines, renfermées dans l'intérieur du tube ; capsule infère, allongée, ovoïde, biloculaire et bivalve ; loges contenant plusieurs graines ailées ; fleurs en panicules. «

Quinquiwa cris. Cinchona condaminæa, Humb. C. officinalis, L. Vient de la Nouvelle-Grenade près de Loxa. :

P. P. Ecorces minces , compactes, roulées sur elles-mêmes en forme de tube, quelquefois plates, de 8 à 10 pouces de long ou plus; épiderme d’une couleur brune-grisâtre, recouvert de divers li- ‘chens, fendillé transversalement, se. détachant facilement et souvent aussi épais que l'écorce ellemême ; à l’intérieur, ces écorces s@mt d’un rouge pâle , odeur très-faible , saveur amère et styptique.

P. C. MM. Pelletier et Caventou y ont trouvé : 1° de la Cinchonine unie à l’acide kinique ( Voyez page 71); 2° une matière grasse verte; 3° une matière colorante rouge ; 4° une matière rouge s0luble qui eët une espèce de tannin ; 5° une matière colorante jaune; 6° du kinate de chaux ; 7° de la

di. (68) gomme; 8° de l’amidon, et 9° du ligneux. La cinchonine y entre pour environ 1/500. \

Quinquina Jaune. Cinchona cordifolia. Mutis.

P. P. Ecorces compactes , plus ou moins roulées

As

en tubes, ou en gros morceaux; jaune-paille à.

l'intérieur , cette teinte devient plus foncée lorsqu’on les mouille ; à l’extérieur, couvertes d’un épiderme grisâtre , fin et très-adhérent. La poudre a une couleur plus pâle. Goût très-amer, mais nullement atringent ; odeur presque nulle.

P. C. Sa composition ne diffère guère de celle du | précédent; seulement au lieu de cinchonine on y trouve de la quinine (voyez p. 73), et point de gomme. La quinine est dans la proportion de 1/100 environ, RAR y

Quivquina ROUGE. Cinchona oblongifolia, M.

P. P. Ecorces en général aplaties, quelquefois roulées; couvertes d’un épiderme mince, rugueux, non fendillé et d’une couleur rouge-brun ; au-dessous est une couche d’un aspect résineux, compacte, fragile, et d’une couleur foncée. La partie ligneuse est ffbreuse et d’un rouge de rouille. La poudre est d’un ton plus foncé ; odeur particulière, faible; saveur moins amère que celle des autres quinquinas ; mais très-styptique et désagréable.

P. GC. Composition à peu près analogue aux précédens ; si ce n’est qu’on y trouve à la fois de la cinchonine et de la quinine dans la proportion de 8/1000 de la première et de 17/1000 de la seconde,

( 69.) Fous Quixquixa ORANGE, Cinchona lancifolia. M.

P. P. Écorces roulées en tubes gros, épais; pesantes, compactes, dures, épiderme grisâtre, raboteux, entrecoupé de fentes transversales , profondes ; la partie ligneuse fauve ou brun-rougeâtre ; poudre orangé-pâle ; saveur très-amère , aromatique ; peu astringente ; odeur aromatique et

agréable.

P. C. N'a pas été analysé.

Quinquixa Bzanc. Cinchona ovalifolia. M.

P. P. Ecorces minces, dures et blanchâtres, comme basanées ; saveur amère, nauséabonde et un peu acerbe, inodores.

L’écorce qu’on trouve dans le commerce sous le nom de Q. de Sainte-Lucie n'appartient pas au genre Cinchona , c’est un Exostema ; elle ne contient d’ailleurs ni cinchonine , ni quinine ; mais un principe très -amer qui ne parait pas être alcalin.

On a enfin employé des quinquinas provenant d’un grand nombre d’autres arbres du même genre, mais Comme ils ne se trouvent pas habituellement dans le commerce nous croyons inutile de les décrire ici.

L’eau froide s’emparé d’une portion des principes actifs des quinquinas; l’eau bouillante en dissout davantage ; mais la décoction se trouble par le refroidissement ; elle s’altère très-promptement ; Palcool en est le meilleur dissolvant.

Sugs. 1Ncomr. Les sels de fer, le sulfate de zinc, le nitrate d'argent, ie sublimé corrosif, le tartre émétique, etc. |

U. Le quinquina est un tonique puissant et an-

tiseptique ; à petites doses, il réveille l’action du

tube digestif; à plus grandes doses, il exerce une médication tonique générale. qu’on emploie avec succès pour combattre le retour périodique de certaines affections ; dans les fièvres intermittentes = par exemple, le quinquina, à assez hautes doses quelques temps avant l’accès, manque rarement

d'en diminuer l'intensité, et de le faire cesser plus.

ou moins promptement. C’est surtout dans les fièvres intermittentes pernicieuses que ce médicament est précieux ; on le donne alors à grandes doses dans l’intervalle des accès pour empêcher leur retour ; mais dans les fièvres intermittentes ordinaires , on peut aussi, et c’est la manière la plus sage, administrer de petites doses de ce médicament pendänt toute la durée de l’apyrexie , de manière à modérer l'intensité de l'accès, et à le faire cesser graduellement. Après ces maladies, celles dans lesquelles on fait le plus souvent usage

du quinquina sont les affections gangréneuses et

adynamiques, telles que les angines gangréneuses, les typhus, etc.; il est encore très-utile dans le traitement de la goutte, du rhumatisme chronique et des névralgies intermittentegs Le quinquinaainsi que beaucoup d’autres toniques , est conseillé dans les maladies scrophuleuses, scorbutiques, etc. À

l'extérieur, on s’en sert réduit en poudré ou en décoction, dans les gangrènes et les ulcères atoniques. Enfin la propriété qu’il possède de décsémposer l’émétique l’a fait conseiller dans les cas d’empoisonnement par cette substance, afin de neutraliser celle qui n’est pas absorbée ,et qui pourraitse trouver dans l'estomac.

D. Er M. p’an. Poudre, g' x à % j et davantage en plusieurs prises ; (à aussi hautes doses , il occasionne souvent des vomissemens, etc.) Infus. et décoction, 3 1j à Zi; par À ÿj d’eau. Extrait, D j à 3 ijetiy. Teinture simple. P. (Knâ. gris ou rouge , 1 p. aleool 4 p.);, 3 à 1. Teinture de Knd.comp. L. ou teint fébrifuge de Huxham. P. h (Knä. 64 p., écorces d'orange 48, serpenlaire de Virginie 12, safran 4, cochenille 2,5, alcool 1000 p.) 3 ij à 3j. Teint. de Kn. ammoniacale. L. (Knâ. 1 p. Esprit | aromatique d’ammoniaque 8 p.), 3{Ràij. Teint. ethérée » de Kné. de M. Chaussier (Knâ. 64 p., cascarille 16 | canelle 12 p., safran 2 p., vin d’Espagne et alcool ana 500, éther6), 3 $ à j. in de Knd. P. (Knû.r. p., sur 14 p. de liquide) % ij à v. Vin de Knd., comp. P. (Knä. 125 p. quassia, écorces de Winter et € onu æmères, " ana 8 p. alcool 250 p., vin 1500 p. ) 3 à 1j. Szrop, 3 i à 3j. Sirop de Knü. vineux. P. ( Écorce de Knä. gris, 64 p. ext. de Knâ. 24 p . vin de Lunel 500, alcool 32 p., - sucre 75op.),% #9 à if.

Cixcuonine. Alcali végétal qu’ ’on trouve dans les quinquinas gris et rouge. WE

P. P. Substance blanche, ftspiiunte: cs

lisant én aiguille prismatiques trés-fines , d’une sa-.

veur amère, mais qui se développe lentement.

P. C. Composée de carbone 79, azote 9, hydrogène 6, oxigène 8; exige pour se dissoudre 2500 fois son poids d’eau bouillante ; moins soluble encore à froid ; se dissout très-bien dans l’alcool et tré peu dans l’éther; ramène au bleu la teinture de tournesol rougie par un acide, et forme des sels neutres avec la plupart des acides.

Prér. On fait dissoudre dans de l’eau fortement aiguisée avec l’acide hydrochlorique, de l'extrait

alcoolique de quinquina gris, on ajoute de la ma-!

gnésie en excès; On lave le précipité, puis on le traite par l'alcool bouillant, qui s'empare de la cinchonine ainsi mise à nu, mais ne dissout pas la magnésie.

U. Fébrifuge , n’est guère employée que ‘combi.

née avec:un acide à cause de son insolubilité. |

D. sr. M. p’An. En huis g° 1j à vij, dans l'intervalle des accès.

SULFATE DE CINCHONINE.

: P. P. Prismes à 4 pans, incolores , flexibles ; saveur très-amère ; inodores.

P. C. Composé de cinchonine 1 100, et acide sulfurique 13; très-soluble dans l’eau et dans l'alcool ; insoluble dans l'éther.

U. Fébrifuge ; a été employé par M. og:

mais paraît moins actif que la quinine.

D. er M. p’ap. En substance, g" ij à xv. Sirop. F. de” Mag. (sulfate de cinchonine, D 1j: sirop simple, 1h j) 1 à ïj. Vin (sulfate de cinch., g' xvüj, vin 1 litre.) Teinture (sulf. de cinch., g"ix; alcool, 3j), 3 jàiv.

Quixine. Alcali végétal découvert par MM. Pelletier et Caventou dans le quinquina rouge , jaune, etc.

P. P. Peu cristallisable ; desséchée , se présente sous la forme d’une masse poreuse, blanchâtre ; saveur très-amère.

P. G. D’après MM. Pelletier et Dumas, composée de carbone 35, azote 8, hydrogène 6, oxigène 0; peu soluble dans l’eau; très-soluble dans l’éther et dans l'alcool ; peut former des sels neutres avec les acides. :

Prér. En décomposant le sulfate de quinine par la magnésie, et en traitant le précipité par l’alcool bouillant, qui dissout la quinine mise à nu, et qu’on isole ensuite en évaporant l'alcool.

“U. Les mêmes que ceux des quinquinas ; mais en général préférable en ce que son action est plus certaine que celle du quinquina en substance, que sous un très -petit volume on administre une plus grande quantité de substance médicamenteuse, et qu’ainsi on fatigue moins le Canal digestif. Cependant, comme elle est peu s0- .

luble dans l’eau, on lemploie le plus souvent à l’état de sulfate. |

D. er M. D’Ap, En substance, g"J à vi.

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