‹ Manuel de matière médicale. Ou, Description abrégée des médicamensChapitre 38 sur 128 · C. B. Dicotyl. polyp.; étam. hypogynes ; tiges en général · texte numérisé non relu

C. B. Dicotyl. polyp.; étam. hypogynes ; tiges en général

herbacées ; feuilles opposées ; cal. mono ou polysépale à

5 div.; corol. 5 pét. onguiculés; 4 à 10 étam.; 1 à 5 styles ; autant de siygmates ; ovaire libre; fruit capsule. SaronaiRe. Saponariæ herba, radiæ. S. officinalis.

(98 ) | | L. Plante indigène vivace qui fleurit en juin. P. U, Les sommités fleuries et la racine.

C. B. Cal. tubuleux cylindrique; 10 étam.; 2 siyles ; capsule uniloculaire , s’ouvrant par le sommét ; fleurs d’an rose pâle en. paniculesterminale

P. P. Racine cylindrique et noueuse , inodore , saveur amère, un peu âcre.

P. C. Contient : résine 0,25, saponine 54, extractif 0,25, gomme 53 ; l’eau s’empare d’un principe mucilagineux extractif nommé saponine par Buchloz, et présente alors les propriétés AC ou d’une dissolution de savon. |

U. Tonique et sudorifique. M. Alibert s’en est servi avec avantage dans certaines affections dartreuses; on l’a conseillée dans la jaunisse, la goutte, le rhumatisme, la siphilis constitutionnelle, etc.

D. gr M. p'ar. Suc exprimé , % j à iv. Décoction, + jpar ij d'eau. Extrait, 3 f8 à ÿ. Sirop. P., Z AU

Famille des Liclenées.

€. B. Acotylédones; plantes sèches, coriaces, en général, membraniformes ou dendroïdes ; les organes de la fructification sont renfermés dans des réceptacles en forme d’écussons ou de tubercules ; vivent en général sur des arbres ou des pierres.

Licuen p’Iscanne. Musci Islandici herba, Lichen islandicus. L. Physcia islandica. De Cand: croît abon- . damment en Islande, dans les Vosges, etc.

(99 ) C. BE. Production foliacée , sèche, formant des touffes serrées ; fructification ; écussons d’une couleur pourpre,

situés obliquement sur le bord des feuilles.

CA

P, P. D'un rouge foncé à sa base, d’un gris jaunâtre ou blanchâtre à la partie supérieure , bords découpés, garnis de poils rudes très-fins ; inodore ; saveur amère et mucilagineuse.

P. GC. Contient : principe amer 3, matière colorante extractivé 7, cire verte 1,6, sirop mêlé d’extractif 3,6, fécule 44,6, ligneux 36,6, gomme 3,7, tartraté de potasse et de chaux 1,9. L’eau froide s'empare du principe amer; Peau change dissout en outre la fécule.

U. Cette substance est tonique et nourrissante ; privée de son principe amer elle ést employée comme aliment par les habitans de l'Islande ; on s’en sert fréquemment en médecine dans les dyssenteries , les diarrhées chroniques, les catarrhes anciens, l’hémoptysie, etc.; on la considèré comme essentiellement béchique.

D. gr M. o'ap. Décoction. L. (Lichen 1 p. sur 16 d’eau) 3 j à iv. Gelée de Lichen. P., (Lichen , 64 p., sucre, 125, ichtyocolle, 4 p:, éau, q. s.) 4 à Z ij. Gelée de Lichen avec le Kina. P., (Lichen, 64 p., ichtyocolle , 4, sirop vineux de Kina , 192 p.) 4 R à].

La PULMONAIRE DE cHèNE , Lichen pulmonarius. L., est plus amère que le précédent, et peut être émployée à peu près dans les mêmes cas et de. la

-même manière.

CopaGarase. Cortex codagapale. Ecorce du Nerium antlidysentericum , arbuste de la famille des Apocinées, qui croît dans les Indes-Orientales. Cette écorce est un peu roulée, rougeÂtre à l’intérieur, rugueuse à l’extérieur et d’une saveur amère et âcre. On l’a vantée dans le traitement de la diarrhée, mais elle n’est pas employée en Europe.

La Véronique. J.officinalis. L., plante indigène, herbacée de la famille des Pédiculaires, estun amer irès-faible ; on l’a beaucoup vantée contre les ulcères des poumons, les catarrhes chr oniques, etc. ; mais elle ne paraît pouvoir être employée avec utilité que comme un léger stomachique et sudorifique ; elle entre dans la composition du thé suisse.

Les reuirces »’Orivier, Olea Europæa. L., de la famille des Jasinées, contiennent une matière amère colorée, de l’acide gallique, etc., et ont été proposées comme fébrifuges.

Les GCAPSULES VERTES DU LILAS COMMUN ; Syringa vulgaris (même famille), ont une saveur amère franche et ont également été employées comme toniques dans le traitement des fièvres intermittentes.

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