‹ Manuel de matière médicale. Ou, Description abrégée des médicamensChapitre 46 sur 128 · C. B. Feuilles vertes persistantes: fleurs axillaires, d’un · texte numérisé non relu

C. B. Feuilles vertes persistantes: fleurs axillaires, d’un

blanc jaunâtre; cal. très-court; cor. subinfundibuliforme ; u ?

5 élam.; fruit, baie rouge à 2 lôges, contenant deux graines.

P. P. Graines dures et comme cornées, ovales, convexes d’un côté, plates de l’autre et marquées d’un sillon longitudinal; d’une couleur grisâtre À | d’une odeur et d’une saveur aromatique. On en distingue plusieurs variétés ; le café Moka, dont les grains sont petits, jaunâtres, arrondies, très-aromatiques ; le Bourbon, qui est plus gros, allongé ét moins odorant ; et le Martinique dont les grains sont verdâtres et la saveur plus âcre et plus amère. On ne fait guère usage du café que torréfié ; par

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; (159 ) . cette opération sa saveur et son odeur deviennent plus agréables et plus fortes. *

P. C. Le café non torréfié contient, d'après M. Robiquet : 1° un principe particulier, amer, blanc, soyeux, cristallin, volatil, soluble dans l’eau et dans l'alcool, peu soluble dans Péther, nommé caféine ; 2° une huile d’un blanc verdâtre, un peu âcre, ayant la saveur du café; 3° une matière grasse résineuse ; 4° du mucus, du sucre, etc. M. Cadet de Gassicourt en a retiré un principe aromatique particulier ; enfin, M. Payssé y a trouvé un acide nouveau qu’il nomme cafique.

U. L'influence stimulante du café torréfié, dent on fait un usage habituel en infusion, est très-prononcée ; comme chacun le sait, elle facilite la diges-

tion , augmente la fréquence du pouls, et réveille les facuités intellectuelles ; on emploie avec avantage dans les catarrhes chroniques , Pasthme, laménorrhée, la goutte, certaines diarrhées, les migraines dépendant de Patonie de l'estomac, les fièvres intermittentes; enfin on s’en sert, dans les cas d’empoisonnement par Popium et les autres narco-

tiques, pour combattre les symptômes nerveux et la

somnolence. 4

Le café non torrefié ne paraît pas être excitant; mais il jouit de propriétés toniques à un très-baut dégré; on la substitué avec succès au quinquina dans le traitement de quelques fièvres intermittentes.

\ D. gr M. v'an. Café torréfié, infusion, 3 j ou plus dans

("140 } 3 vi d’eau bouillante. Non torréfié, poudre, "3j, d'heure en heure dans l’apyrexie. Décoction , % j dans % xvüj sh eau réduites à xiy. Extrait, g° 1v à vij.

Famille des Cruciféres.

C. B. (’oyez p. 17.) Raïrorr sauvace. Raphani rusticani seu armoraciæ radix. Racine du Cochlearia armoracia. L.

Plante indigène.

C. B. Cal. 4 sépales concaves; cor. pét. étalés; siliques petites, ovoïdes couronnées par le stygmate qui est persistant et à 2 loges, contenant 5 ou 6 graines chaque; fleurs petites, ‘blanches et pédonculées.

P. P. Racine cylindrique , allongée, épaisse, blanche et fibreuse à l’intérieur, jaune à l’extérieur ; saveur amère, piquante et âcre , odeur trèspiquante.

P. C. De même qu’un grand nombre d’autres plantes de la même famille, le raifort contient un principe volatil très-âcre , de nature huileuse, de la fécule, de l’albumine, etc.; il paraît quil renferme aussi ‘du soufre, de Flazote et même du phosphore ; les principes actifs sont solubles dans l’eau, le vin et l’alcool.

U. Stimulant assez puissant; employé comme stomachique , mais surtout comme antiscorbutique et dans la plupart des affections atoniques. Très-usité.

. x e F D. gt M. D’an. En substance, 3 f à j. Suc exprimé,

: HE ne LÉ Dès de

(14 ) à % f dans du vin ou du lait. Znfusion de reïfort comp. L. (raifort et semences de moutarde, ana, 1 p. Eau 12 p. et esprit de raifort comp. 2 p.) 3jàij,2 oui fois le jour. Esprit de raifort comp. L. (raifort, écorce d'oranges, ana, 12 p., muscade 1 p, alcool 96 p., eau q. s.) 3 üj à 313. Vin antiscorbutique. P. (raifort 8 p., feuilles de cochléaria, de cresson de fontaine, de trefle d'eau et semences de moutarde, ana, 4 p., mur. d'ammoniaque 2 p., vin blanc 256, alcool de cochléaria 4 p.) 3 {5 à 3 ij ou plus. Sirop antiscorbufique. P. (feuilles de cochléaria, de treffle d’eau, de cresson de fontaine, racine de raifort, écorce d’oranges amères, ana, 32 p, capelle 3 p., vin 126, sucre q. S.) 3 3j à Z ÿj.

Cocaréarta. Cochlearia hortensis herba. Feuilles ‘du Cochtearia officinalis. L, Plante indigène, très- “voisine de la précédente.

P. P. Feuilles concaves, arrondies, épaisses ; glabres, luisantes et vertes; saveur âcre, vive etpé- nétrante.

U.' Dans les mêmes cas que le précédent.

D. er M. p’Ap. Suc exprimé, # j à üj. Suc de cochléaria comp. E. (sue de cochléaria, de cresson de fontaine, ju È d’oranges, ana, 4 p., esprit de noix muscade 1p.) # jàiv,

2 ou 3 fois par jour. Sérop de cochléarie officin. P. (suc de cochléaria 1 p., sucre 2 p.) ? $ à 3 ij ou plus. Teinture de cochléaria ou alcool antiscorbutique. P. (feuilles de cochléaria. 2500 p., xaifort 250 p., alcool 3000) 3 1j à & j.

Cazsson DE ronraine. ANasturti aquatici herba.

Sisymbrium nasturtium. L. Plante indigènc.

C. B. Feuilles alternes à folioles ovales, presque cordiformes: cal. demi-ouvert; pubescent; cor. à pét. élalés et légèrement onguiculés ; silique bivalve, presque cylindrique, longue, terminée en pointe; graines globuleuses; fleurs blanches.

PSP: Saveur-agréable, piquante un peu amère ;: odeur presque nulle.

P. CG. En le faisant bouillir dans Peau, le principe actif sse dégage, et il ne lui reste plus que des principes mucilagineux et émolliens.

U. Est un stimulant beaucoup moins actif que les précédens, mais employé dans les mêmes cas.

D. er M. n’4p. Suc exprimé, % j à ij.

Le Cresson ALENois. Nasturtium hortense, le Cres- SON PASSERAGE. Lepidium latifolium, etc., ressem-M blent beaucoup au précédent, et sont employés dans les mêmes cas. |

Enysimum où Vélar. Erysimi herba. Erysimum officin., L. Sisymbrium off. D. CG. Plante du même genre que les précédentes. :

P. P. Saveur âcre , odeur presque nulle.

U: Stimulant peu énergique ; employé comme béchique, etc.

D. er M. p’an. Sirop. P. CNET

PasreL. Isatis tinctoria. L. La racine de cette plante, quoique très-peu employée, paraît pouvoir être très-utile dans certaines afféctions scorbutiques ; on l’administre en décoction à la dose de 3 8

à j dans 1 j d’eau.

(145 ) Famille des Polygalées.

. €. B. ( Voyez p. 43.)

Pocyeaza pe Vircinre. Radix senegæ. Polygala scnega. L. Plante vivace qui croît en Amérique- -Septentrionale. P. U. La racine. L

C. B. Tiges herbacées; feuilles sessiles; fleurs petites en épis terminaux; cal. 5 div. profondes irrégulières; corolle irrégulière à 5 pét.; capsule irès-comprimée, bivalve à 2 loges monospermes ; graines noires.

P. P. Racine d’une grosseur variable , contournée , rameuse , ayant d’un côté une sorte de crête longitudinale , couverte d’une écorce grisâtre résineuse; parenchyme blanchâtre , odeur faible et nauséeuse ; saveur d’abord douce, puis âcre et amère , excitant la salivation.

U. Excitant assez énergique. On a prétendu que cette substance exerçait une action spéciale sur les poumons , ce qui l’a fait beaucoup vanter dans les affections de poitrine , même dans linflam-

mation aiguë des poumons ; elle détermine souvent des vomissemens et des déjections alvines , excite la sécrétion de l'urine, la sueur, le ptyalisme, etc.; on l’emploie avec avantage dans les affections rhumatismales et sur la fin des catarrhes pulmonaires.

D. sr M. n'an. Poudre, g' x à 3 ff. Décoction , (3 j par Th ij réduites à 1 j ); 47 àij, 2 ou 3 fois le jour.

(144) Le PoryGaLa AMER. Polygala amara. L., est une plante indigène, très-voisine de la précédente, sa racine est également employée comme stomachique et expectorant; sa saveur est très-amère , aussi agit-elle plutôt comme tonique que comme exci-

tant.

Le Poryeara comuux. P. vulgaris. L., jouit des

mêmes propriétés que le précédent, et peut trèsbien le remplacer. Ges deux plantes sont presque inusitées.

Famille des Scrophularices.

C. B. Dicotÿl , moncpét. ; étam. , hypogynes : tige en général herbacée ; cal. monosep. persistant, à 4 ou 5 ‘div. : cor. irrégulière, donne altache à 2 ou 4 étam. didymes; style ; 1 stygmate bilobé ; ovaire à 2 loges ; fruit, capsule à

2 loges polyspermes.

VéRONIQUE OFFICINALE. Veronicæ maris summitates. Veronica officinalis. L. Plante indigène qui habite les côteaux et les bois; fleurit en juin et. juillet.

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