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C. B. Des pins. oyez page

P. P. La térébenthine ordinaire ou de pin est épaisse, visqueuse, tenace, de la consistance du miel, diaphäne, d’un blanc jaunâtre , d'une odeur aromatique particulière, et d’une saveur âcre, amère et chaude. La Térébenthincride Venise est, en ‘général, moins épaisse que la précédente , et d’un goût moins désagréable; elle est fournie par le Mélèze. La Térébenthine de Strasbourg qui provient du sapin, Pinus picea. L., Abies pectinata. B, G., est plus transparente et moins tenace que les précédentes ; sa saveur est aussi moins âcre, quoique plus amère.

P. C. La térébenthine contient une résine et

une huile essentielle ; elle se dissout en entier dans l'alcool et en partie dans l’eau, et se combine facilement avec les huiles fixes.

Pnrip. On fait des entailles au bas du tronc des pins ou autres arbres résineux, et l’on reçoit, dans . des vases, le suc qui en découle. La térébenthine brute , ou galipot, est celle qu’on laisse sécher sur les arbres; purifiée, en la faisant fondre par la chaleur et en la passant à travers un lit de paille , elle constitue la poix de Bourgogne. (Voyez page 19.)

U. La térébenthine est un excitant général assez puissant, mais son action paraît se porter spécialement sur l'appareil rénal et sur les membranes

(166) % , muqueuses en général ; elle donne aux urines une odeur de violette, et souvent les rend rouges où même sanguinolentes. Son usage est aussi fréquemment suivi d’une irritation plus ou moins vive de la membrane muqueuse de l’urètre. On l’emploie dans les blennorrhagies, les leucorrhées, les catarrhes chroniques de la vessie, etc. On s’en sert aussi quelquefois pour stimuler la membrane muqueuse bronchique, et pour faciliter l’expectoration dans des cas de catarrhes chroniques.

D. er M. n’An. G' x à 3 j, 2 ou 3 fois le jour, suspendue dans une émulsion. La térébenthine cuite, c’est-à-dire celle que l’on a fait bouillir dans de l’eau, est bien moins active, mais elle acquiert assez de consistance pour pouvoir être administrée en pilules, 3 $ à 3 ij. Ong. digestif simple. P. (téréb. 64 p., jaune d’œuf 32, et huile de mille-pertnis q. s.) Baume de genièvre ou Ong. de térébenthine camphré. P. (huile d'olives 384 p., cire jaune 64, santal rouge 16, térébenthine 128, camphre 2 p.) À l'extérieur, sur les ulcères, etc. Baume de F'ioraventi où Alcoolat de térébenthine comp. P. (téréb. 615 p., élémi, facamahaca et succin, ana 96, slyrax liquide 6/4, galbanûm et mÿrrhe, ana 96, aloès 32, baies de laurier 128, galanga, zédoaire, gingembre, cannelle, gérofle et muscade, ana 48, origan dictamne 32 et alcool 300). À l’intérieur, g' v à x, dans certaines affections des : reins et de la vessie. À l’extérieur, dans les douleurs rhumatismales, etc. Baurne d’Arcéus, Ong. de téréb. et de graisse. P. Ong. élémi comp. L. (graisse de mouton 1000 p., thérébenthine et élémi, ana 150, axonge , 5oo), à l'extérieur. Diachylon gommé. P. (Emplâtre simple 1600 p., cire, poix

blanche , térébenthine, ana 96, gomme ammoniaque ; bdellium, galbanum el sagapenum , ana 32, alcool, q.s) |

Hoice ESSENTIELLE DE TÉRÉBENTHINE. Oleum seu

spiritus terebenthinæ. Essence, de térébenthine. Huile volatile que l’onretire de la térébenthine. . P, P, Liquide limpide, incolore, d’une pesanteur spécifique de 0,86, d’une saveur piquante, chaude et âcre , et d’une odeur forte, pénétrante et particulière.

P. C. D’après M. de Saussure, cette huile ne contient pas d’oxigène , mais est composée de carbone 87 , et d'hydrogène 11. L’alcool bouillant la dissout facilement , mais la plus grande partie s’en sépare par le refroidissement; elle est soluble dans 6 p. d’éther sulfurique.

Prés. En distillant la térébenthine , l'huile essentielle se volatilise. La résine qui reste, porte le nom de Brai sec ou de Colophane.

Ü. À hautes doses, cette huile agit comme purgative, et ne produit pas de phénomènes généraux ; mais à petites doses, elle est absorbée, et détermine une excitation vive, l’accélération de la circulation , de la céphalalgie , des vertiges, de l'anxiété, et souvent la strangurie, et autres phénomènes dépendant de son action sur le système génitourinaire. On emploie cette substance avec beaucoup de succès dans le traitement des névralgies, et spécialement dans la sciatique et le tic douloureux. On l’a aussi vantée dans le rhumatisme , les

ù ( 188 ) blennorrhagies très-anciennes , la débilité des conduits séminaux, dans Pépilepsie, ete.; comme purgatif, on s’en sert dans des cas de ténia, etc.

D. £r M. n’a. Gouttes, x à 3 8 dans 4 p. de miel, 2 ou 3 fuis le jour. Comme purgalif, 3 j à 4 j suspendu dans une émulsion. Remede de Durand contre les calculs biliaïres. (Huile de térébenthine 4 p., éther sulfurique 7 p., ei sirop q. s.) Gouttes, xij à xxiv dans un véhicule, À l’extérieur, on l’emploie comme stimulant et styplique.

Goupron Picea. Pix liquida. Substance résineuse que l’on retire du Pinus maritima et autres arbres de la même famille.

P. P. Liquide d’un brun noirâtre , ayant la consistance d’un sirop très-épais, très-tenace ; odeur forte et particulière.

P. G. C’est un mélange d’essence, d’huile empyreumatique, de charbon et d’acide acétique. L'eau en dissout une partie, et acquiert ainsi une couleur jaunâtre , et une saveur piquante et empyreumalique. |

Prér. En faisant brûler très-lentement les troncs des arbres dont on a déjà retiré toute la térébenthine qu’ils pouvaient fournir. La poix noire, Piæ nigra, est la partie résineuse du goudron privé de son huile empyreumatique par l’ébullition prolon-W gée de cette substance dans de l’eau.

U. L’eau de goudron est un stimulant peu énergique, que l’on emploie à l’intérieur dans les catarrhes chroniques, certaines affections de la

( 189 ) peau ; etc. On a récemment tenté en Angleterre l’usage de la vapeur de goudron dans le traitement de quelques affections du poumon.

D. gr M. n°4». Eau de goudron , T5 j à üj par jour A l'extérieur, Onguent basilicum, ou Unguentum de pice et cert. P. (Poix noire, colophane et cire jaune ana 32 p., huile d'olives 128.) q. q. Onguenf de résine noire. Ung. picis resinæ liquidæ. L. ( Poix noire, résine jaune, cire jaune ana % ix, huile d'olives j). q. q-

Ousax ou encens mâle. Olibanum. Gomme-résine que l’on croit généralement provenir du Juniperus lycia et du Juniperus thurifera. L.; mais que quelques auteurs attribuent au Boswellia serrata , arbre de la famille des Térébenthacées. Quoi qu'il en soit , il nous vient de l’Arabie et de quelques parties de l'Afrique , et est en masses plus ou moins volumineuses, sèches, fragiles, demi-transparentes , d’un blanc jaunâtre , recouvertes d’une poussière farineuse , et d’une saveur âcre et aromatique. Lorsqu’on le met sûr les charbons ardens , il répand une odeur très-agréable. Il est stimulant comme la plupart des autres gommes-résines ; mais on ne l’emploie que très-peu à l’intérieur ; il entre dans la composition de la Thériaque, du Baume de Fioraventi et de l’Emplâtre aromatique. D. (Encens 3 üj;

cire jaune 3, cannelle 3 vj, huile essentielle de

piment et de citron ana 3 ij.)

Genève, Junipert baccæ. Juniperus communis. L.

1. | A6MeS0) Arbrisseau indigène qui croit sur les côteaux secs etarides. P. U. Les fruits, les sommités des tiges et le bois.

C. B. Fleurs dioïques, disposées en chatons axillaires ; fleurs mâles, écailles portant à leur face intérieure des anihères glohuleuses , sessiles ; fleurs femelles, involucre charnu, globuleux, à 3 dents ; fruit globuleux, charnu ,

noir, de la grosseur d’un pois, et contenant 2 ou 3 petits osselets triangulaires.

P. P. Les fruits ou baies de genièvre ont une odeur forte , agréable , etune saveur amère , chaude et bemthdc a:

P. G. Contiennent du sucre , du mucilage et une huile essentielle,

U. Excitent l’économie en général, mais agissent plus spécialement sur les reins. Ils communiquent à l’urine une odeur de violette, et peuvent même quelquefois , à des doses très-hautes, la rendre sanguinolente. Les sommités des tiges et le bois agissent beaucoup plus faiblement, On conseille l’usage des fruits, comme diurétique, dans les hydropisies, les maladies de la peau , l’asthme, etc.

D. Er M.pn’an. Poudre, 3 1j à vj. Infusion, 3 üij à vj par 5 j d’eau ou de vin. Extrait. P. g' va xx 2 ou 3 fois par jour, Huile essentielle. P., goulles ij à x dans un véhicule. Esprit de genièvre comp. L. (Genièvre # j, carvi et fenouil ana % j f$, alcool F5 viij, eau q.s.) 3 ij à v ou plus. Par la fermentation, on retire de ces baies une liqueur aleoelique très-employée en Hollande et en Angleterre.

('igx }

Famille des Térébenthacées.

C. B. Dicotyl. polyp.; étam. périgynes ; tiges ligneuses ; feuilles alternes ; fleurs hermaphrodites ou unisexuées; cal. monosép. ; cor 5 pét., manque quelquefois; 5 ou 10 étam.; ovaire libre et simple; 1 style; 1 stygmate trilobé, ou 3 slygmates; fruit, drupe.

Baumr De LA Mecque ov DE Junér. Balsamum mecanense. Résine provenant de l’Amyris opobalsa-

mum. Willd., et de l 4. Gilcadensis. L

C. B. Des Amvyris ou Baumters. Arbres exotiques ; fleurs hermaphrodiles ; cal. 4 dents: cor. 4 pét.; 8 étam.; 1 stygmale; ovaire à 3 loges; drupes légèrement charnues.

P. G. C’est une résine liquide, d’une teinte jaunâtre , d’une saveur aromatique, d’une odeur semblable à celle de l’anis : moins pesante que l’eau lorsqu'elle est récente.

U..Ce baume ést très-rare , et, sous le rapport thérapeutique , ne diffère pas de la térébenthine,

Risine écémr, Elemi. Résine qui découle de l’Amyris elemiftra. L. Arbre qui habite PAmérique.

P. P. Masses demi-transparentes, d’une couleur jaunâtre ou verdâtre, ou gâteaux en veloppés dans des feuilles de roseaux; odeur approchant de celle du fenouil; saveur aromatique ; pesant. spécif. , 1,018,

P. CG. Contient une huile essentielle qu'on peut extraire par la distillation. |

U. Les mêmes que ceux des substances précédentes, mais très-peu employé.

Myrrue. Myrrha. Gomme résineuse qui paraît être produite par lPAmyris Kataf, arbrisseau de PArabie.

P. P. Larmes ou grains fragiles, semi-transparens, d’une teinte jaune-rougeûtre ; odeur agréable ; saveur amère et aromatique ; pesant. spécif. 1,96.

P. GC. Contient résine et huile essentielle 34 p., gomme 68. Broyée avec 1/5 de campbhre, devient miscible à l’eau.

U. Tonique et excitant beaucoup plus employé que les substances dont nous venons de parler. On s’en sert à l’extérieur dans la carie, les ulcères, le relâchement des gencives, etc.

D.Er M. »’An. Poudre, g° x à 3j. Teënture. P., à l’intérieur, goultes xv à 1. En gargarisme, 3 f à ij, par 1 j

d’eau. Mixture de fer composée ou Mixture de Greffeth. L.

(myrrhe 60 p., carbonate de potasse 25, sulf. de fer 20, ieinture de muscade 320, sucre 60, et eau de roses 14,000 p.) 3 jàij, 2 ou 3 fois le jour. Étixtr de Garus. P.

(myrrhe 64 p., safran 32, canelle, gérofle et muscade, |

ana 16, aloès 320, alcool 1000, eau de fleurs d'oranger 500) % f$ à j ou plus.

Masric. Mastiche. Résine du Pistacia lentiscus. L. Arbrisseau originaire d'Orient.

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