C. B. Feuilles trilobées; fleurs violetes pédonculées et en
grappes ; cal. persistant, très-petit; cor. à lobes étroits et marqués à leur base de 2 petitestaches vertes; étam. rapprochées en cône ; baie ovoïde rougeätre.
P. P. Tiges ligneuses, grêles ; d’une odeur forte
et vireuse , qui s’affaiblit par la dessitation ; et d’une saveur douceâtre , puis amère.
MT D, (us)
“ p.C. M. Defosses y a découvert un principe 1m+ médiat alcalin , nommé Selanime, qui se présente sous forme d’une poudre blanche, opaque, inodore, d’une saveur légèrement amère et nauséeuse ; inal-
“érable à l'air ; chauffée, se décômpose sans fondre ni se volatiliser; est insoluble dans l’eau froide ; ;
soluble dans l’alcool et dans l’éther; ramène au,
bleu le tournesol rougi par un acide ; se dissout
“dans les acides, et peut former des sels neutres incristallisablés:
U. La douce-amère irrite les voies digestives ; et , après avoir été absorbée, paraît porter principalement son action sur. les systèmes cutané et nerveux. En eflet, elle occasionne des sueurs , des démangeaigens et des picotemens à la peau, de : légers “ais convulsifs, de la pesanteur de tête, etc. L'influence narcotique qu’ôt lui attribue est nulle ou du moins très-faible. D’après M. Magendie, la solanine produit des vomissemens et le sommeil.
On a conseillé Pusage de la douce-ameère çomme sudorifique dans les affections rhumatismales et vénériennes, la gale et autres maladies de la peau, le scorbut, etc. ; mais elle est très-peu usitée au-
jourd’hui.
D. &r M. o’an. Infusion, % j à 3 j par 15 j d’eau, progressivement. Extrait, g°g à x. Sirop , 33 à 3 5. Décoc- NO de douce-amère. L. (orne z j eau 1j 8 réduite s 1j.) 3 fa ij, 2 ou 3 fois’ Le fo
( 254 ) Lu Monerre noire. Solanum nigrum. L. Plante in.
digène annuelle , #très-voisine de la précédente ,+ mais dont les fleurs sont blanches et les baies noires. à l’époque de leur maturité. Elle contient, de même que la douce-amèfe, de la solanine unie à l’acide - . malique; son action sur l’économie est très-peu marquée ; on peut, du reste, l’administrer dans les. mêmes cas que la substance précédente. À l exté= rieur, on l’emploie en cataplasmes, comme moi Loutt et sédatif dans des cas de panaris, de phlegmons, et d’éruptions cutanées très-douleureuses.
Famille des Graminées.
4 E C. B. Monocotyl.; étam. hypogynes; chaume creux, entrecoupé par des nœuds ; feuilles aliernes engfnantes ; fleurs panicülées ou Se épis, nues, ayant de simples écailles nommées glumes Ou balles, au lieu de corolle et de calice ; en général 3 étam.; ovaire supère , uniloculaire ; 1 ou 2 siyles;
graines nues à endosperme farineux.
Canne De PROVENCE. Radix donacis. Arundo donax. L. Plante vivace qui croît dans le midi ge la France. P. U. La racine.
C. B. Tiges ligneuses; feuilles longues, rudes au tou- } cher; épillets solitaires; cal. ext. iriflore à 2 balles; glumre entourée de soies persistantes ; 3 élam.
P. P. Racine articulée , grosse, horizontale; couverte d’un épiderme jaune, luisant ; saveur douce et sucrée. ni
P.C. Contient une matière extractive muqueuse®
(235) un peu amère; une matière résineuse ; une huile essentielle ; une substance azotée et du sucre. U. Excitant peu actif, diaphorétique et diurétique. C’est un remède vulgaire contre la trop grande abondance de lait. À
D. £T M. D’an, Déco: Z 18 à ij dans, 1 ï d’eau réduites à moitié. ù
Gi :
Le ROSEAU A BALAIS, Au Phragmites. L., jouit des. mêmes propriétés que le précédent , et est souvent employé à sa place. On croit qu’il entre dans la
composition du Rob de Laffecteur.
LES RACINES DU SOUCHET LONG, Cyperus longus.L., du S. Roxn. Cyp. Rotundus. L. , et de quelques autres plantes du même genre sont taussi employées comme sudorifiques.
Les zo1s de SANTAL CITRIN , de SANTAL JAUNE et de sANTAL ROUGE, proviennent du Pterocarpus santalinus. L., arbre de la famille des Légumineuses, qui habite P Amérique. On les rangeait jadis parmi les bois su dorifiques , mais ces substances sont PIPEQUE inusitées aujourd’hui.
L’ASTRAGALE , astragalus exscapus. L., plante vivace de la famille des Légumineuses, qui croit dans les Alpes, a une saveur amère et astringente. On a beaucoup vanté la décoction de. sa racine, comme sudorifique #dans le traitement de la maladie vénérienne ; mais on en a presque généralementabandonné l'usage. *
j id { 236 ) UE *
Le CyYnANQUE-DOMPTE-VENIN, Asclepias vincetoxi-
cum. L.,plante vivace de la famille des Apocynées, :
très-commune aux environs de Paris, est aussi employé comme sudorifique. On se sert de la racine, dont la saveur est âcre et désagréable : elle occasionne souvent des vomissemens.
La Loséuie , Lobelia syphilitica. L. , de la famille
des Campanulacées, agit comme sudorifique, lors, qu’on la donne à faibles dôses ; mais à hautes doses, elle devient émétique et purgative. Elle à jouit d’une grande réputation dans le traitement des maladies vénériennes. J
“ . 4 é: ra Enfin, la Scamieuse , Scabiosa arvensis. L. , l’E-
CORCE D'ORME, Ulmus campestris. L. , les. Fauizres |
DE cassis, Ribes nigra. et la RAGINE DE SCORZONÈRE Robert pan L. , étaient autrefois rangées parmi les diaphorétiques ; mais leur usage est aujourd’hui presque abandonné. Il en est de même de l’OErsrer roues, Dianthus caryophyllus. L., dont on emploie plus guère que le sirop pour édulcorer les potions excitantes.
$ III. AMédicamens excitans qui agissent d’une manière spéciale sur les organes de la génération.
Nous ne devons pas nous occuper ici de la longue liste de substances que les aiféiens auteurs de matière médicale rangeaient parmi les Emménagogues, ou médicamens de nature à provoquer la menstrua: