‹ Manuel de matière médicale. Ou, Description abrégée des médicamensChapitre 70 sur 128 · C. B. Monocotyl.; étam. périgynes; fleurs, d’abord ren · texte numérisé non relu

C. B. Monocotyl.; étam. périgynes; fleurs, d’abord ren

fermées dans une spathe ; cal. pétaloïde à 6 div.; 3 étam. \

loges polyspermes.

Sarran. Crocus ortentalis. Crocus sativus., L.

Plante originaire d'Orient et cultivée en France. :-

P. U. Les stygmrates. ‘

C. B. Cal. à iube long et grêle; élam. placées à la base des 3 div. externes du calice; styles trifides ; 3 siygmates créné-

( 240 ) ï k lés; fleurs grandes, radicales, violettes, sortant du milieu des feuilles.

P. P. Filamens longs, un peu roulés, d’une cou-

leur rouge orangée très-foncée, d’une saveur pi-

‘quante et amère, et d’une odeur forte et particulière.

P. G. Gontient, d’après MM. Bouillion-Lagrange et Vogel, de l'huile essentielle, d’un jaune doré, très-âcre ét caustique; de la résine et 66/100 de Pol;chroïite, matière colorante , soluble dans l’eau et dans l’alcool, mais très-peu soluble dans léther, et insoluble dans les huiles. D’après M. Henry, cette substance est un mélange d’huile essentielle et de matière coldtante ; il à également constaté que le safran contient 42/100 de matière colorante et 1/10 d’huile essentielle.

U. À très-petites doses, est employé comme excitant des organes digestifs ; à plus fortes doses, agit sur l’économie en général à la manière des stimulans ; cependant, il paraît que c’est principalement sur l’utérus qu’il porte son influence. On, . l’emploie souvent avec succès pour combattre les douleurs lombaires, qui précèdent ou accompagnent la menstruation; il est également usité comme emménagogue , stomachique et antispas-

modique.

D.#r M. D'an. Poudre, g' v à 3 f$. Sirop. P. (safran, 1 p., vin, 16 p., sucre, 18 p.) 3 j àij ou plus. Téinture. P.'3 {$ à 3 ij. Électuaire ou confection de safran corrigé. P. (terre à

MTS

Sigillée et yeux d'écrevisses, ana 3 iv, cannelle, 3 xj, dicfamne de Crète et sanlal, ana 3 j R, miel, sp. de capillaire et sucre blanc, ana 1Bj $, safran et santal rouge , ana 3 jij ; huile essent. de citron, gouttes xvj) 3jà3 ff. entre dans la composition d’un grand nombre d’autres préparations pharmaceutiques. À l'extérieur, on l’emploie en collyres et en cataplasmes excitans.

D Enrcor ou Seicze ERcoré. Sccale cornulum. Clavus

Secalinus. Excroissance .qui se développe quelquefois à la place des grains du seigle et de quelques autres graminées. M. de Candolle la regarde comme une espèce de champignon , et la nomme Sclerotium clavus; mais la plupart des auteurs pensent qu’elle est due à une maladie particulière qui dénature le grain du seigle. °

P. P. Le seigle ergoté est allongé, recourbé et dépasse beaucoup la balle ; il est fragile, dur, et comme corné , renflé à sa partie moyenne , et en général marqué d’un sillon longitudinal sur un de ses côtés; d’une couleur violette plus vu moins foncée à l'extérieur , et blanchâtre à l’intérieur ; d’une saveur âcre et mordicante , el d’une bus faible et désagréable.

P. C. D’après M. Vauquelin, il contient : : 1° une matière colorante jaune foncée , soluble dans l’alcool; 2° une matière huileuse blanche; 3° une matière colorante violette ; insoluble dans lalcool ; 4° un acide libre, qui paraît être de l'acide phosphorique ; ; 5° de l’ammoniaque libre, et 6°une

: ( 242 ) | matière azotée très-putréfiable. L’ean ét l'alcool s'emparent des principes actifs de cette substance.

U. L'usage du seigle, ergoté, comme aliment, est suivi d’accidens très-graves; tels que’ le tétanos, la gangrène des extrémités, et peut même occasioner la mort. À très- -petites doses; cette substance paraît exciter les contractions de la matrice, et pouvoir ainsi être utile dans les accouchemens rendus difficiles par l’inertie de cet organe ; c’est principalement en Amérique que l’on emploie ce moyen avec succès, pour hâter lac couchement , ou pour arrêter l’hémorragie occa* sionée par le relâchement de l'utérus; mais on" ne doit jamais l’administrer que lorsque les douleurs naturelles ont cessé ou sont insuffisantes, et que l’orifice utérin ést suffisamment dilaté.

D. £r M. D’AD. Poudre , g" x à xxx, suspendus dañs % vj de véhicule. Décoction, g° xxx à Ix dans #5 j d’eau, par cuillerées de 10 en 10 minutes. On peul aussi l’administrer sous forme d’exirait, de teinture ou de sirop.

$ IV. Médicamens excitans qui agissent spécialement sur certaines glandes et sur l’absorption en général.

L'action des médicamens, dont nous devons parler ici, varie beaucoup. Ainsi, bien qu’ils soient tous des stimulans généraux plus ou moins énergiques, les uns portent principalement leur inluence sur le corps thyroïde et les glandes mam-, maires ;, d’autres, sur les glandes salivaires, etc.” Mais une propriété qui leur est commune, c’est

(24 ) activité qu'ils paraissent donner à l'absorption en général, action qui ést surtout remarquable lors de l’engorgement des glandes lymphatiques, ou de Pexistence de certaines tumeurs ou épanchemens Séreux : c’est ainsi que l’iode, porté dans le torrent

de la circulation, fait souvent disparaître en trèspeu de temps des tumeurs volumineuses et anciennes. * Mais ce qui rénd ces nfédicamens d’une plus Faute importance encore , c’est la propriété qu'ont. un certain nombre d’entre eux de faire cesser les symptômes vénériens consécutifs. Dans l’état acfuel de nos connaissances , il est impossible d’expliquer cette action. Aussi nous bornerons-nous à dire qu’elle est d’une nature spécifique, et que Pon nomme antisiphilitiqées les substancès qui jouissent de ces vertus. ” C’est à des doses altérantes (c’est-à-dire assez petites, pour®ne pas déterminer d'évacuation ou d'autre effet immédiat apparent), que l’on administre en général ces médicamens, afin de susciter ‘parleur action lénte, mais continue, les changemens que lon désire obtenir , sans ‘déterminer cependant les accidens qui pourraient résulter de leur emploi à des doses trop élevées ; mais il faut toujours surveiller leur action avec la plus grande attention , et interrompre leur usage aussitôt qu'il se manifeste le moindre signe fâcheux, car leur in- | fluence -se continue même peñdant un certain temps aprèg qu'on a cessé de les administrer.

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lok, corps simple qu’on trouve dans la soude: | de varec , etc. & Ï

P. P. Solide, noir grisâtre, en écailles ou paillettes, d’un éclat métallique ; pesant. spécif. 4,94; odeur semblable à celle du chlore, mais plus fai-' ble; saveur, âcre et chaude; colore la peau en, jaune; chauffé, se réduit en vapeur d’une belle couleur violette. #

P. G. Forme des acides avec Poxigène et avec l'hydrogène : l’eau en dissout 1/00, et se colore ent jaune; l'alcool et surtout léther en dissolvent beaucoup plus; Piode se combine avec l’amidon ; et forme un composé d’une cofleur bleue.

Prér. En traitant à chaud les eaux mères de Ja soude de varec par l’acide sulfurique.

U. À hautes doses , l’iodegest un poison irritant trés-énergique; à petites doses et employé d’une manière continue , il exerce une influence stimulante générale , qui cependant se fait plus spécialement sentir sur les membranes muqueuses gastro-intestinale, pulmonaire et génitale. Cet effet peut être porté au point de déterminer unégastro-entérite opiniâtre ou les symptômes de la phthisie pulmonaire , caractérisée par un amaigrissement très-rapide. Outre cette action, l’iode en exerce encore une autre très-remarquable , et pour ainsi dire spécifique, sur le corps thyroïde, sur les glandes mammaires , etc. En effet, on observe que, chez les Personnes soumises à l’influence de ce médicament, ces organes s’atrophient plus ou moins complète-

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