‹ Manuel de matière médicale. Ou, Description abrégée des médicamensChapitre 83 sur 128 · C. B. (Joyez p · texte numérisé non relu

C. B. (Joyez p

Buccanone. Belladonæ folia, baccæ, radix. Atropa belladona. L. Plante vivace, indigène.

C. B. Tige herbacée, dressée velue; feuilles ovaless aiguës, grandes , d’un vert foncé; cal. à 5 div. profondes eb | aiguës; cor. subcampanulée; 5 étam. à anthères ovoïdes ÿ fruit, baie arrondie , à 2 loges, d’abord verte, puis rouge et E ensuile presque noire ; fleurs pourpres, solitaires elaxillaires® |

P. P. Presque toutes les parties de cette plante ont une odeur vireuse, ét une saveur nauséeuse €t un peu âcre.

P. C. Elle contient , d’après M. Brandes , malate acide d’Atropine 1,51; gomme 8,33 ; amidon 1,29; chlorophylle résineuse 5,84; ligneux 15,7; une

es

natiére analogue à l’osmazôme, des sels, ete. L’Atropine est une substance alcaline , cristallisable, blanche, insoluble à froid dans l'eau et dans l'alcool, un peu soluble dans ces liquides à chaud.

Elle jouit à un trèshaut degré des vertus narco-

tiques de la belladone, et peut se combiner avec

les acidés pour former des sels acides cristallisables ;

le sulfate d’atropine est soluble dans 5 p. d’eau froide. VO U. A fortes doses, cette plante agit à la manière

dés poisons narcotico-âcres ; à des doses plus peti-

tes, elle irrite lestomac , et après avoir été absorbée, elle occasionne de la pesanteur de tête, des vertiges, la dilatation des pupilles, Pirrégularité du pouls, des sueurs, etc., effets qui sont suivis de la prostration des forces et d’un état de somnolence qui dure plus ou moins long-temps.

On a beaucoup vanté l’usage de la belladone dans le traitement de la coqueluche, des toux convulsives, du tic douloureux de la face et autres af fections nerveuses, de l’hydropisie, de lictère, etc. Quelques médecins allemands prétendent qu’elle peut servir de préservatif contre la scarlatine, et is ont publié plusieurs observations d’épidémies de cette maladie , pendant lesquelles les enfans , à qui on faisait prendre cette substance, commüniquaient journellement avec ceux qui en étaient affectés, sans cependant devenir malades; mais, avant que d'ajouter foi à cette propriété incompréhensible , il faudrait une masse de faits bien plus grande que

de

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