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des ; ce sont les espèces, les poudres, les trochisques, les pastilles et les tablettes ; 20 liquides ; telles sont les émulsions, les loochs, les potions, les gargarismes , les collyres, les fomentations, les lotions et les injections; 3° mous, savoir , les électuaires , les marmelades, les pâtes et lès cataplasmes; 4° enfin gras , tels que les cérats, les pommades , les onguens , les baumes et les emplâtres.
1° Mélanges solides.
On donne le nom d’espèces au mélange de plusieurs plantes ou parties de plantes desséchées ayant des propriétés plus ou moins semblables. Suivant la nature de ces mélanges, on les nomme espèces astringentes, amères, aromatiques, pectorales, émollientes , etc. Ainsi , parties égales de sommités desséchées de sauge, de mélisse, de thym, de serpolet, d’origan, d’absinthe, d'hyssope, de menthe poivrée, etc., constituent les espèces aromatiques. Les espèces émollientes sont composées de feuilles sèches de mauve, de guimauve, de bouillon blanc , de pariétaire et de seneçon. Ces mélanges servent en général à faire les tisanes, les apozèmes, les lotions, etc.
Les poudres, comme nous l'avons dit, peuvent ,
être simples ou composées (voyez page LXX.) Ces dernières sont un mélange de plusieurs substances médicamenteuses pulvérisées, que l’on fait , soit
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pour faciliter la division du médicament principal, soit pour remplir une des indications dont nous avons parlé $ XL. On né doit jamais faire entrer dans ces préparations les substances salines qui, en attirant l'humidité de Pair, ou qui, à cause de la grande quantité d’eau de cristallisation qu’elles contiennent , peuvent se liquéfier et altérer le mélange.
Les poudres sont rarement administrées seules. En général on les suspend dans un liquide, ou on les incorpore dans du sirop ou dans du miel, pour en former des électuaires ou des bols.
En France, on donne le nom de #rochisques à un mélange solide de médicamens escarrotiques , réunis au moyen de la gomme ou de la mie de pain, et uniquement destinés aux usages externes. Les seuls qu’on emploie aujourd’hui sont ceux de minium. Dans les pharmacopées anglaises, on donne plus d'extension à ce mot, et il est presque équivalent à celui de tablettes.
Les pastilles sont des mélanges médicamenteux, qui doivent uniquement leur consistance au sucre. Les tablettes n’en diffèrent que:par le mucilage qu’on y ajoute.
20 Mélanges liquides.
Les émulsions sont des préparations magisrales, blanches et laiteuses, composées d’une ertaine quantité d'huile fixe, tenue en suspen-
( LXXXIV } 4 sion dans l’eau, au moyen de Palbumine, d& sucre, etc. On emploie, pour les préparer, plu sieurs graines huileuses, et plus spécialement les” amandes douces. | La suspension dans l’eau d’une huile fixe ou volatile, d’une résine, d’une gomme-résine où d’un baume, à l’aide d’un intermède quelconque; forme encore une sorte d'émulsion. Ces prépa“ rations servent très-souvent d’excipient aux sub= stances insolubles dans l’eau, telles que le kermès, le camphre, etc. On doit avoir soin de n’y ja mais méler ni acides, ni alcool, qui en détermi= nerait la SENTINEAS Les /oochs ne diffèrent des émulsions, que par l'addition d’un mucilage qui augmente leur consistance. ( Les juleps sont des mélanges d’une consistance visqueuse et oléagineuse, dans la composition, desquels il entre en général une grande propor: tion de sirop. Ces préparations, ainsi que les. mixtures et les potions , que l'on confond sou, vent sous le nom générique de potions, ne sont, pas prescri#s #omme boissons babituelles, mais) s'administrent , en général, à petites doèes à la fois et à des cer Al déterminés. | Les potions résultent du mélange de divers liquides, tels que les eaux distillées , les infusions }, décoctions , etc. , et de sirops auxquels on ajoute, des teintures , des électuaires , des sels, etc. Les,
(:EXXxV ) mixtures ne sont formées que de liquides qui se mélent facilement au moyen de l'agitation.
Les gargarismes sont des mélanges liquides, destinés à agir localement sur la bouche et larrière-bouche, et qu’en général, les malades ne doivent pas avaler. Sous le nom de coliyres on comprend toutes les préparations pharmaceutiques destinées à agir sur les yeux. Ils peuvent être secs, mous ou liquides. Les premiers sont des poudres impalpables, les seconds des pommades, et les troisièmes se font avec des eaux distillées ou des dissolutions salines.
Les fomentations et les lotions sont des espèces de bains locaux. Les premières s’administrent toujours chaudes, à l’aide de linges ou de flanelles, qu’on laïsse séjourner plus ou moins longtemps sur les parties; les secondes servent seulement à laver les parties malades. 3
On donne le nom d’iénjections aux médicamens liquides que l’on porte dans une cavité naturelle ou accidentelle du corps, à l’aide d’une seringue, Elles portent le nom de /avemens ou clystères , lorsqu'elles sont destinées à être introduites dans le gros intestin.
3° Mélanges mous.
On obtient les électuaires par le mélange de
substances médicamenteuses pulvérulentes , amal-
gamées avec des pulpes, des sucs, des extraits y k