IV. — DES APTITUDES AU SERVICE AUXILIAIRE
Les jeunes gens qui sont reconnus impropres au service actif ou armé ne doivent être désignés pour le service auxiliaire que si, bien constitués, ils ont l'aptitude physique nécessaire pour remplir les obligations qui leur incomberont, lorsqu'ils seront appelés à servir. Ils ne doivent avoir aucune maladie ou infirmité qui puisse diminuer d'une manière notable la faculté de travailler ou constituer une difformité repoussante. Toutefois n'ayant pas au même degré que les jeunes gens classés dans le service actif, à supporter des fatigues et des privations prolongées, ils peuvent présenter certaines infirmités légères que ne comporte pas la profession des armes, mais compatibles avec leurs fonctions. •
Parmi les infirmités qui permettent l'admission dans le service auxiliaire, il en est qui, à un degré moins prononcé, sont également compatibles avec le service armé, il en peut résulter quelque hésitation à classer les sujets dans l'un ou dans l'autre de ces deux services. La liste ci-dessous indiquera les infirmités compatibles avec le service auxiliaire ; on pourra facilement suppléer aux lacunes qui s'y trouvent en se pénétrant des conditions que l'on doit exiger de tout individu placé dans ce service, à savoir : de pouvoir être complètement utilisé.
1. L'alopécie, tumeurs bénii/nes du crâne : les loupes, exostoses ; leapi'oductions cornées, les cicatrices, qui n'ont d'autre inconvénient que d'apporter unegôneii la coiffure militaire, casque ou schako.
2. La perte, Vatrophie du pavillon de l'oreille, ou son adhérence aux parois du crâne.
3. Le rétrécissement d'un des conduits auditifs avec une diminution de l'ouïe peu prononcée.
4. La perforation de la membrane du tympan sans complication d'otorrhée.
5. Le rétrécissement ou \' oblitération de la trompe d'Eustache avec une faible diminution de l'ouïe.
6. L'affaiblissement de l'ouïe porté à un degré qui permet d'entendre la voix à une petite distance,
7. Le symilépharon qui, sans amener une grande gêne dans le mouvement des paupières, n'est pas un obstacle à la fonction visuelle.
8. La blépharite ciliaire ancienne sans renversement des paupières.
9. Les opacités de la cornée, les exsudais de la pupille, qui ont abaissé d'un côté l'acuité visuelle au-dessous d'un quart, l'autre œil ayant conservé une vision normale ou égale à un quart.
40. La myopie comprise entre un quart et un sixième, sans complication d'amblyopie ou d'altérations pathologiques des membranes internes.
11. V hypermétropie abaissant l'acuité visuelle au-dessous d'un quart, et susceptible d'être corrigée par des verres.
12. Le strabisme à un degré incompatible avec le service armé, lorsque la vision de l'œil non dévié n'est pas sensiblement altérée.
13. Les difformités de la face, du nez, qui excluent du service armé, mais qui cependant, ne sont pas exagérées et n'entraînent aucun trouble fonctionnel important.
14. Le bec-de-lièvre congénital ou accidentel simple et peu étendu.
16. Les tumeurs du cou : le goitre, les kystes séreux, les adénites, peu développées, qui ne sont une cause de l'exclusion du service armé que par la gêne que produit l'habillement militaire.
17. Les déformations de la poitrine : enfoncement ou saillie du sternum ou des côtes qui ne nuisent pas aux fonctions des organes internes; les arrêts de développement, les courbures vicieuses ; les pseudarthroses de la clavicule, les déformations de l'omoplate, qui n'entravent pas les mouvements des membres supérieurs.
18. Les tumeurs bénignes : kystes, lipomes, etc., les cicatrices qui, en dehors de l'pbstacle qu'elles apportent au port du sac et du ceinturon, ne causent pas une grande gêne. ^