‹ Manuel de médecine (volume 2)Chapitre 43 sur 104 · Potion contro-stimulante · texte numérisé non relu

Potion contro-stimulante

Tartre stibié ..... 30 centigrammes.

Eau de tilleul..... 250 grammes.

Sirop diacode..... 30 —

Par cuillerées à soupe, d'heure en heure.

2. C’est une poudre rouge pourpre foncé, inodore, insoluble dans l’eau (bisulfure d’antimoine hydraté). Doses : 10 à 50 centigrammes, chez les enfants; 20 centigrammes à 2 grammes, chez les adultes.

KORTÉSHorvonte ange *< 0,50 centigrammes.

E. de laurier-cerise.. |

Endettileul---7#7*" aa 30 grammes.

50 centigrammes, dans les vingt-quatre heures, agit comme nauséeux faible, et surtout comme expectorant. Il offre quelques avantages dans la pneumonie greffée sur une bronchite chronique.

Nous en dirons autant de l’oxyde blanc d’antimoine!, expectorant sans danger, et d’un usage utile dans la cure de la pneumonie infantile.

Quant à l’ipéca*, c’est dans la pneumonie bilieuse qu’il trouve, comme évacuant, sa véritable indication.

Révulsifs. — Le vésicatoire dans la pneumonie a eu de tout temps ses partisans et ses détracteurs. Appliqué par les uns dès le début, par les autres à la période de résolution seulement, on ne peut lui contester la valeur d’un révulsif énergique. Peut-être, d’après les théories actuelles, agirait-il en outre en activant la genèse des phagocytes, destructeurs de germes. Le tourment réel qu'il cause au malade, joint à son action irritante sur le filtre rénal déjà touché par le pneumocoque, lui fait néanmoins des ennemis déclarés”.

L’emploi des ventouses scarifiées ou des sangsues n’est pas passible des mêmes reproches. Leur intervention agit plus à titre révulsif que par la soustraction sanguine, assez insignifiante pour n'être pas contre-indiquée par l’âge ou la faiblesse du malade. Appliquées sur le thorax du côté malade, les ventouses scarifiées sont, dès le début, fort avantageuses ; elles ont notamment une action presque sûre sur le point de côté et la dyspnée concomitante.

Très rationnel dans la pneumonie, l’usage des antipyrétiques est aussi fondé actuellement sur les vertus antimicrobiennes qui leur sont théoriquement attribuées. Dans cet ordre, le sulfate de quinine est un des agents le plus souvent prescrits. À dose moyenne (50 centigrammes, 1 gramme), il n’abaisse pas sensiblement la température et ne possède sur le germe contage qu’un pouvoir mystérieux et hypothétique. Il n’est réellement antipyrétique qu’à doses massives (45,50, 2 grammes, 3 grammes), c’est-à-dire dans des conditions non toujours inoffensives.

1. Poudre blanche insoluble dans l’eau. Doses : 1 à 2 grammes en suspension dans une potion gomméuse ou un looch.

2, Poudre d’ipéca......... 1,50 où 2 grammes.

Sirop de menthe ....... 30 —

À prendre en deux fois, à dix minutes d'intervalle; boire de l’eau tiède ou de la tisane pour faciliter les vomissements.

3. À côté du vésicatoire doit prendre place un moyen thérapeutique récemment expérimenté coutre la pneumonie et consistant à provoquer en divers points du corps (sous [a peau des membres) la formation d’abcès artificiels localisés, par l'injection sous-cutanée d'essence de térébenthine. Cette méthode agirait par la multiplication, dans le champ circulatoire, de leucocytes destructeurs de germes (en vertu de la théorie phagocytaire). Toutefois, elle ne peut encore inscrire à son actif qu'un trop petit nombre de faits pour qu’il soit permis de l’ériger en médication systématique.

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Il en est de même de la digitale, qui n’agit dans la pneumonie qu’à des doses souvent mal supportées (1 gramme, 19,90, 2 et 3 grammes en infusion) et périlleuses. Elle a pourtant de très chauds partisans.

La vératrine est d’un maniement encore plus dangereux, car, si elle modère la fièvre, son action dépressive sur le cœur la rend réellement funeste aux pneumoniques.

L’antipyrine! n'offre pas ces divers inconvénients ; à la dose de 4 grammes (50 centigrammes toutes les trois heures), elle est fort bien supportée et procure un réel soulagement. Toutefois, en cas de néphrite, on devra se méfier de son action d’arrêt sur l’émonction rénale.

L'eau froide?, préconisée par Brand, Jürgensen, Liebermeister, s'adresse aux formes hautement fébriles. La méthode n’a rencontré, en France, que peu d’écho. Cependant bien maniée, dans la pneumonie ataxo-adynamique, elle semble réellement avoir sur Le système nerveux une action tonique de premier ordre.

L’alcool est l'élément fondamental de la médication tonique, il soutient les forces du malade et modère en même temps la tempéraiure. On peut l’administrer sous toutes les formes”. L'important est de rendre celles-ci bien acceptables pour le malade (grogs au cognac, au rhum, au kirsch, vins généreux, porto, malaga, madère, xérès, champagne). On peut lui associer l’extrait de quinquina, qu’il est souvent préférable de prescrire en pilules, à cause de son goût désagréable.

Enfin, aux formes adynamiques avec tendance au collapsus s'adressent l’éther et la caféine“ qui, en injections hypodermiques, ont sur lé système nerveux une action des plus énergiques.

L’exagération du point de côté, de la dyspnée, du délire, l’in-

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