‹ Manuel de médecine (volume 2)Chapitre 45 sur 104 · DUBREUILH (Thèse de Paris · texte numérisé non relu

DUBREUILH (Thèse de Paris

3. LANDouzY et QuEYRAT, Note sur la tuberculose infantile (Gaz. hebd. de méd. et de chirurg., n° 16, 1886).

Pathogénie.— Le mécanisme suivant lequel agissent ces causes si diverses, et en particulier les maladies infectieuses, commence à être élucidé, grâce aux récentes recherches microbiologiques. Sans nous arrêter aux opinions anciennes, rappelons qu’on avait été conduit à considérer la broncho-pneumonie qui complique telle ou telle maladie infectieuse, comme une localisation de cette maladie, à penser, en d’autres termes, que c’est le microbe spécifique qui provoque les lésions pulmonaires. Le microcoque trouvé en 1880 par Babes dans la pneumonie rubéolique avait donc été soupçonné d’être l’agent même de la rougeole’. De fait, on a rencontré parfois dans les foyers de broncho-pneumonie les bacilles connus de la diphtérie (Darier ?) ou de la fièvre typhoïde (Chantemesse et Widal). Mais bientôt on a constaté dans les foyers de pneumonie lobulaire, dans les zones de splénisation et dans les bronches, la coexistence constante d’autres micro-organismes, appartenant à plusieurs espèces distinctes, qui peuvent à eux seuls produire les lésions pulmonaires. D’après le mémoire récent de M. Netter* qui, outre la mention des travaux antérieurs, contient des recherches personnelles très étendues et précises, les diverses espèces, d’après leur fréquence relative, se placent dans l’ordre suivant : au premier rang le pneumocoque, puis le streptocoque; moins souvent le bacille encapsulé de Friedländer, rare chez l’enfant, et les staphylocoques pyogènes, lesquels existent exceptionnellement isolés; il y en a certainement d’autres encore (coli-bacille, etc.) f.

Il n’y a pas, à ce qu’il semble, de relation nécessaire entre la forme anatomique des lésions, la maladie initiale et l'espèce microbienne qui est en jeu; on rencontre du reste fréquemment des associations microbiennes diverses. On ne saurait par conséquent admettre qu'il y a une broncho-pneumonie morbilleuse, diphtérique, typhoïde, etc., de nature distincte, pas plus qu’il n’est possible de décrire à part une broncho-pneumonie pneumococcienne, streptococcienne, etc. Nous sommes obligés de considérer les bronchopneumonies comme constituant une affection qui peut être causée par divers microbes. La pluralité de son origine microbienne doit être opposée à la constance du pneumocoque dans la pneumonie franche (Netter).

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