‹ Manuel de médecineChapitre 141 sur 199 · LuzET (Thèse de Paris · texte numérisé non relu

LuzET (Thèse de Paris

bine du sang diminuent; la rate servirait donc à fabriquer des hématies. :

Gette-opinion est combattue par M. Hayem; pour lui, la rate n’est pas un centre de formation des hématoblastes, et le sang de la veine splénique est moins coagulable que celui des autres veines du COTpS. ;

D'après Emilianoff !, les conclusions de MM. Malassez et Picard, fondées sur une Section exacte, sont cependant fausses ; l’augmentation du nombre des hématies dans la veine splénique ne tiendrait qu’à ce fait que le sang abandonne à la rate plus de plasma qu'aux autres organes et que, par suite, le sang veineux est plus épais et semble plus riche en éléments organisés. Ce même auteur, après de fortes saignées, n’a jamais trouvé dans la rate de globules rouges à noyau.

G. Rôle destructeur des hématies. — L'opinion qui admet ce rôle est fondée sur la richesse de l’organe en fer et sur la présence, dans les éléments de la pulpe, de grandes cellules contenant des hémalies intactes, ou bien à divers degrés de destruction, ou bien à l’état de pigment; cette fonction ne servirait d’ailleurs, d’après certains auteurs, qu'à mettre en liberté l’hémoglobine nécessaire à la rénovation des globules rouges.

Pour pénétrer plus avant dans l’étude de ces divers phénomènes, on a étudié les modifications apportées dans le sang par l’ablation de la rate.

Bardach a signalé une diminution ner du nombre des leucocytes dans le sang du chien, mais il n’a envisagé que les conséquences directes de l’ablation.

Kourlow a étudié surtout les suites éloignées de la splénectomie et a vu que chez les cobayes celle-ci n’empêchait ni la croissance ?, ni l’augmentation de poids, ni la reproduction; au début, il se fait une hypertrophie et une hyperplasie des glandes lymphatiques et, parallèlement à ce développement, une leucocytose; plus tard, le nombre des leucocytes diminue et tombe au-dessous de la normale.

D’après Emilianoff, l’extirpation de la rate fait baisser le nombre des lymphocytes jusqu’à ce que les autres glandes lymphatiques hyperplasiées couvrent le déficit; elle augmente dans le sang la quantité des vieux leucocytes et des globules rouges en voie de destruction, puisque la formation des premiers et la destruction des seconds s’accomplissent normalement dans la rate; d’après ce même auteur,

Î. EMILIANOFF (loc. cil.).

2. C’est aussi l'opinion de M. DASTRE (Soc. de biol., 9 juin 1893) qui a vu que se dératement des chiens, chats, rats et cobayes n'avait pas SG sensible sur le déve-

loppement des jeunes animaux.

c’est à la moeile des os que reviendrait le rôle, autrefois dévolu à la rate, de transformer les globules blancs.

Tel est, très sommairement présenté, le bilan, fort incomplet encore, de nos connaissances anatomiques et physiologiques sur la rate. La pathologie de cet organe se ressent de cette insuffisance et, en parcourant les divers mémoires consacrés aux maladies de la raté, on peut voir combien celles-ci sont encore peu connues.

Sans prétendre faire ici une monographie complète de la pathologie splénique, nous n’étudierons dans les divers chapitres qui vont suivre que ce qui intéresse directement le médecin, et passerons successivement en revue :

. 4° La séméiologie générale de la rate :

2° Les modifications qu’elle subit dans les maladies infectieuses, étude qui comprendra: a, la clinique, — b, les lésions déterminées par les infections aiguës et chroniques (surtout la fièvre typhoïde et l’impaludisme), — c, la pathogénie de ces lésions et le rôle de la rate dans la défense de l’organisme contre les maladies infectieuses ;

3° Les diverses hypertrophies chroniques de la rate (cette étude sera écourtée à dessein, puisqu'on retrouvera les notions complémentaires dans les chapitres précédents, sur la séméiologie et sur la rate infectieuse);

4 L’exposé sommaire de ce qu’on pourrait appeler la pathologie spéciale de la rate: périsplénite, infarctus, abcès, dégénérescence amyloïide, cancer, kystes, ruptures, rate mobile‘,

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