‹ Manuel de médecineChapitre 97 sur 199 · Caucaois (Bull. de la Soc. anatom · texte numérisé non relu

Caucaois (Bull. de la Soc. anatom

4. DREYFUS-BRISAC (Gaz. hebd., 1890, p. 494). — JALAGUIER, Tr. de chirurg., t. VI, 1892.

De

TYPHLITE. — APPENDICITE 461

additionne ces différents relevés, on voit que, sur un total de près de 900 sujets ayant succombé aux affections les plus diverses, l’examen de l’appendice a démontré l’existence d’altérations anciennes de cet organe dans 20 pour 100 des cas environ.

Étiologie et pathogénie. — Trèves admet que l’appendicite peut être la conséquence d’une torsion du diverticule iléo-cæcal. Quand celle-ci est intense, elle comprime les vaisseaux nourriciers et entraîne la gangrène. Quand elle est modérée, elle provoque seulement du catarrhe par suite de la stase veineuse. Si le liquide exsudé est abondant et s’il s'écoule dans l'intestin malgré la stricture, il peut se former dans l’appendice un calcul dont le mode de production est analogue à celui des calculs du sac lacrymal. Si le canal appendiculaire est oblitéré par la torsion, le segment inférieur de l’appendice se remplit de muco-pus, se dilate, et sa muqueuse peut s’ulcérer®.

Mais la torsion, de même que l’étranglement de l’appendice dans l’une des fossettes iléo-cæcales, paraît être rare, et l’on peut dire que la cause presque unique de l'appendicite est la présence d’un corps étranger dans la cavité du diverticule.

Ce corps étranger peut être un objet avalé par mégarde, tel qu’une épingle, un fragment d’os, une arête de poisson, un pépin ou un noyau de fruit. Plus souvent le corps étranger s’est constitué dans l’organisme même et mérite le nom d’autochtone : tels sont les calculs biliaires et les calculs intestinaux qui s'engagent parfois dans l’appendice. Mais dans le plus grand nombre des cas c’est une scybale qui fait l'office de corps étranger. C’est le vrai corps du délit de l’appendicite (Talamon).

On admet généralement que les scybales se forment aussi bien dans l’appendice que dans le cæcum lui-même. M. Talamon ne partage pas cette opinion et fait remarquer que les seybales ne peuvent acquérir leurs contours arrondis que si elles ont été roulées et brassées par les mouvements de l’intestin dans une cavité spacieuse telle que le cul-de-sac cæcal.

C’est à la constipation qu’on attribue ordinairement la production des scybales, mais cette manière de voir paraît être trop exclusive. Ce qui le prouve, c’est que la constipation est fréquente chez la femme et le vieillard qui sont relativement peu exposés aux dangers de l’appendicite, tandis qu’elle est rare dans l’adolescence et le sexe masculin qui fournissent le plus gros contingent à cette maladie.

Les altérations chroniques du gros intestin, et en particulier la

1. RIBBERT (Virchow’s Arch., 1893), TüNGEL, KRAUSSOLD (Sammlung klin. Vorträge) ont publié des statistiques analogues. Pourtant FINKELSTEIN (in SONNENBURG, Pathol. u. Therap. der Perityphlitis, 1894) n’a relevé de lésions de l'appendice que 7 fois sur 100.

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