DES CORPS ÉTRANGERS ARRÊTÉS DANS L'URÈTHRE
de Hunier n'a que deux branches, enfermées dans une canule, et se serrant sans écrou par la seule traction de la main. D'autres modifications ont été faites à la pince primitive; je mentionnerai seulement celle de Civiale, qui a creusé la tige d'un canal central par lequel passe un stylet qui, poussé en avant^ sert à reconnaître si le calcul est bien embrassé par les branches, et, retiré en arrière, à écarter celles-ci plus fortement.
Leroy (d'tioUes) a substitué à l'action des pinces, qui ne peuvent que saisir et attirer le calcul en avant, un crochet mécanique qui le pousse par derrière. C'esf une tige d'acier rectiligne, articulée à son extrémité avec une petite branche transversale de 4 millimètres environ de longueur. Cette petite branche se relève sur la lige de manière à affecter la même direction, lorsque l'on
FiG. 696.
Curette de Leroy (d'Étiolles}.
introduit l'instrument; mais quand on est arrivé derrière la pierre, un mécanisme fort simple la rend transversale, et l'on agit alors sur le calcul d'arrière en avant, avec une grande force et une grande sécurité.
Le broiement a été ici essayé depuis longtemps. Albucasis employait un simple perforateur; Franco et A. Paré conseillent une tarière enfermée dans une canule. Mais ces instruments tout à fait primitifs ne donnaient pas une suffisante sécurité.
Dans les cas où un petit gravier s'est formé une cellule dans un des côtés du canal, Leroy (d'uitioles) a proposé d'introduire une canule plus ou moins grosse, suivant le diamètre du point rétréci, et présentant à 5 ou 6 centimètres environ de son extrémité une ouverture oblongue d'une étendue proportionnée au volume de la pierre. La canule introduite de manière que le calcul réponde à l'ouverture et fasse saillie à l'intérieur, on l'attaquerait à l'aide d'une tige armée de dents, ou d'une lime, tandis qu'un aide le comprimerait contre l'ouverture de la canule. S'il restait une petite portion de pierre que la lime ne pût atteindre, on la forcerait à sortir de sa cellule au moyen de la pince de Hunier ou d'un crochet particulier.
Reliquet a imaginé un petit brise-pierre analogue au perçu-
teur (fig. 699), dont la portion recourbée est assez courte et assez aplatie pour glisser derrière la pierre, que l'on briserait ensuite par pression ou par percussion. Puis, la branche mâle ne pou-
FiG. 697.
Brise-pierre uréthral de Mathieu.
FiG. 698.
Brise-pierre uréthral de Nélaton.
vant être portée derrière le calcul sans une notable difficulté, Nélaton (fig. 698) l'a articulée à la façon de la curette de Leroy, de manière à la redresser lorsque l'instrument est arrivé près du calcul pour la recourber ensuite alors qu'elle est arrivée au delà. Enfin Doubowitzki a combiné avec la curette articulée, passant