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DES CORPS ÉTRANGERS

vantage du lire-fond, qui, en pénétrant dans la balle elle-même, lermet d'exercer sur elle une traction assez énergique.

Fia. 93.

Tire -fond complet. — Sa canule, — Sa tige.

Les règles générales pour l'extraction des balles sont : 1° De s'assurer avant tout de la position de la balle, en examiant le trajet de la plaie, en s'informant de la position du blessé au ornent du coup, en sondant la plaie, en explorant tous les points s la surface du membre ou du tronc où l'on présume que s'est rigée la balle.

2° De faire tous les débridements nécessaires pour arriver jusii'à elle, et lui o.uvrir un large passage.

3° D'inciser sur elle avec soin le tissu cellulaire qui la tient quelaefois comme encapuchonnée.

4" Si elle est très-loin de l'ouverture extérieure et très-rapprolée d'un autre point de la surface du membre, c'est là qu'il faut •eiser pour l'extraire, sur la saillie qu'elle forme.

5" Si ellQ,est incrustée dans un os, et qu'on juge son extraction îcessaire, on attaque l'os avec la gouge ou le trépan; sinon on ibandonne, et la plaie guérit quelquefois aussi bien.

6" Si elle est si profondément cacbée dans les parties molles qu'on

puisse la sentir, ou qu'il faille d'énormes incisions pour la saisir, Bst encore le cas de l'abandonner à la nature.

■7° Si elle est enclavée entre deux tendons, on est quelquefois

ligé d'en couper un en travers.

8' Si elle est retenue entre deux os, comme à la jambe ou à vant-bras, au métacarpe ou au métatarse, on l'ébranlé et on la gage avec la petite extrémité de la spatule ordinaire. 9° Si l'on a lieu de redouter quelque hémorrliagic durant ces tcnlyes, on fait comprimer l'artère principale par un aide ou avec 1 tourniquet.

154 OPÉRATIONS GÉNÉUALES.

-jiïill. Extraction des autres corps non saillants à -V extérieur. — extrait les grains de poudre arrêtés à la peau avec la pointe d'un aiguille; opération minutieuse, et dont on ne peut guère altendr un succès complet. ^|

Les esquilles d'os, les éclats de bois, de verre, Tes fragment d'habits, se retirent avec les pinces à polype ou à dissection, aprè les débridemenls nécessaires.

Si un corps étranger quelconque se trouve perdu dans les tissi après la cicatrisation de la plaie, on attend pour l'extraire qu'il fass sous la peau une saillie bien caractérisée; alors on incise dessus et on le tire avec des pinces.

m. Extraction des corps étrangers laissant prise à l'extérieiu — Si une lame d'épée ou de couteau est enfoncée dans les chair et laisse au d'ehors une poignée, on la retire par cette poigm même.

Si la lame est brisée et ne peut être saisie avec les doigts, on i sert de pinces très-fortes dont on garnit les mors avec du linge, pou ;les empêcher de glisser sur la lame. •

Si la lame résiste, et si elle est enfoncée dans les parties osseuse< il peut se présenter trois cas : .'^

1° Oli bien on peut encore la saisir à l'extérieur, et alors cm recours aux plus fortes tenailles de maréchal ; quelquefois on a éi obligé de mettre le pied sur la région où était .enfoncée la lanaji pour l'assujettir durant les violents efforts de traction.

2° Ou bien la lame, brisée au niveau de l'os, fait saillie donsup cavité, comme la bouche ou la poitrine ; on peut alors armer le doi] d'un dé métallique, le porter dans la cavité, et repousser la lani de dedans en dehors avec ce doigt ; on sent toutefois qu'il ne faM drait adopter ce procédé pour la poitrine qu'autant qu'il y aura ^ déjà une plaie pénétrante. , \

3° Ou bien la lame n'offre de saillie ni en dehors, ni dans «i càvité : si elle cause de très-graves accidents, on trépane sui' les s pour obtenir quelque prise à l'exlérieur; si les accidents sont pj de chose, on attend que l'inflammation et la suppuration aient ri molli les tissus et donné un peu de jeu au corps étranger.

ARTICLE VII

DES CICATaiCES VICIEUSES. I

Les cicatrices, formées par l'exsudation et l'organisation d'u lymphe plastique à la surface des plaies, se montrent d'abord so

, CICATRICES VICIEUSES. CfâS

fa forme d'une pellicule mince, rougcàtre, facile à rompre, et jouis isant déjà d'une force de rétractililé telle, qu'elles attirent plus au moins ies bords de la plaie vers le centre, et sont consiamment Imoins étendues que les pertes de substance qu'elles réparent. Durant plusieurs semaines, plusieurs mois, et même plus longtemps, lelles se perfectionnent et s'épaississent progressivement, reviennent de plus en plus sur elles-mêmes, de manière à attirer la peau en divers sens et à former des brides difformes, gênantes, inextensibles ; cette rétraction consécutive ne s'arrête que quand la cicatrice est devenue blanche, solide, quand enfin son organisation est terminée. Alors on les trouve formées, au-dessous d'une mince lame d'épiderme, par un tissu dense, à lames fibreuses entrecroisées dans tous les sens : c'est ce qu'on nomme tissu de cicatrice (Dupuytren), tissu inodulaire (Delpech). La cicatrice adhère intimement aux parties sous-jacenles, et l'inflammation détruit son tissu' avec une rapidité extraordinaire. De là le précepte important d'éviter les incisions sur les cicatrices mêmes ou dans leur voisinage immédiat, hors les cas d'absolue nécessité.

Les difformités par suite de cicatrices qui réclament l'emploi des instruments sont comprises sous ces cinq chefs :

\° Cicatrices saillantes;

2° Tumeurs des cicatrices ;

3° (licatrices trop étroites ;

h° Adhérences;

5" Oblitérations anormales.

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