XII. — B^îgaturc de l'artère linguale
Béclard a proposé de la lier au-dessus de l'os hyoïde ; mais les •océdés décrits étaient tellement insuffisants, que M. Mirauil,
Fie. 1G9,
Ulic.IO.V ff.s-HYOmlEXM:.
mE. Carol. ext. — AL. Ail. linguale. — AT//s. Art. lliyroUl. sup. — VT/is. Veine tliyroitl. Slip. — AF. Art. faciale. — VK. Veine faciale. — .VSM. Art. soasmajcill. — VSM. Veine soiis-raaxill. — V.IE. Veino jnsnj- externe. — CnT. Nerl lijrpnglosse. — 110/. Hyo-glosso. — MU. Mylo-liyoUlien. — Viiy. Digastrique.
l'Angers, ayant voulu lier les deux artères sur le même sujet, ^ après ivoir réussi du côté droit, fat obligé de renoncer à trouver l'artère lu côté gauche, .le nf. crains pas d'avancer que le procédé que je
OPÉRATIONS GÉNÉRALES
vais décrire fait de celle ligalure l'une des plus faciles quu n,, lenler le chirurgien.
Procédé de l'auteur. — L'arlère linguale marche parallèlcnici la grande corne de l'os hyoïde, elà quelques millimètres au-des> elle change brusquement de direction dans un endroit prn is d
FiG. 170.
i.ir.ATrni: ui; l'autichk i.i.NrrAi.i;.
A 1.1(1. M-lére linguale ii travers l'Iiyo-glosse scclioiiiiù. — y/iyp. Nerf liypnglnf^r O.S. Glnmle soiis-mnxill. — MU. Myln-IiyoUlieii. — Bi'j. rtisas|]i(|iii'.
cile à reconnaître quand la peau est incisée, savoir, vis-à-vis i petite saillie osseuse négligée par les auteurs, qui occupe le In supérieur de la grande corne hyoïdienne , à 3 ou 4 millimôli environ de la petite corne.
La grande corne de l'hyoïde préalablement reconnue, il faut faii
LIGATURli DK L'ARTÈRE THYROÏDIENNE. 317
, uiillimtMres au-dessus et. dans une direction parallèle, une inion d'environ 3 centimètres, comprenant la peau et le peaucier; ' tombe ainsi sur le bord inférieur de la glande sous-maxillau-e : emier point de ralliement.
Cette °-lande un peu repoussée en haut, on trouve au-dessous le idon du digastrique. remarquable par son brillant nacre : deuéme point de ralliement.
A un millimètre au-dessous se présente un cordon blanchâtre, elauefois caché par quelques fibres du stylo-hyoïdien ; degagez-le besoin avec la pointe du bistouri : c'est le nerf hypoglosse. Ce troisième point bien reconnu, à 2 millimètres au-dessous, dijeztransversalement le muscle hyoglosse, et vous tomberez exac- ^entsur l'artère, qui n'est accompagnée d'aucune veine m d aua nerf. La veine faciale est plus superficielle : elle croise oblilement l'incision de dehors en dedans et de bas en haut; il faut ne attaquer la peau et le peaucier avec précaution, et si cette ine, qui est assez considérable, était mise à découvert, la vepous--
r en dehors. j i i
J'ai pratiqué cette opération dans un cas de cancer de la lande avec engorgement d'un ganglion sous-maxillaire; en sorte que )s hyoïde était profondément caché sous les chairs, et qu il y it quelque difficulté à s'assurer de sa position. Une autre diffiillé vint des mouvements de déglutition du malade, bien qu en- )rmi à l'aide du chloroforme; il fallut accrocher avecle ténaculum s tissus fibreux adhérents à l'hyoïde, pour l'assujettir et l'attirer i dehors.
Je dois avertir aussi que chez quelques femmes, 1 os hyoïde reonte si haut sous la mâchoire, que la glande sous-maxillaire recoujesa grande corne, et la dépasse môme de plusieurs miUimetres 1 bas : alors l'artère linguale est à une profondeur si considérable, le l'opération exige une énorme incision extérieure, même sur le idavre, et que, sur le vivant, elle serait probablement impossible mettre à exécution.
ApiyréGiation. — [J'ai pu réunir, en y comprenant le cas cité lus haut par Malgaigne, 13 cas de ligature de la linguale, olomb, à la fin du siècle dernier, opéra, par la ligature de la nguale et l'ouverture du sac, un anévrysme de cette artère, iston lia les deux linguales dans l'espoir de combattre une ypertrophie de la langue ; Flaubert, Mirault, Roux, Roser (3 cas), iruns, Tiersch (2 cas), eurent recours à cette ligature, quelquefois ans l'espoir de guérir la maladie, le plus souvent pour se mettre l'abri de l'hémorrhagie pendant l'extirpation d'un cancer de la
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langue. Aucun des opérés, sauf peut-être l'un des deux malad.. . Thiersch, mort le onzième jour, ne succomba par le fait d. ligature.
Aujourd'hui qu'il est démontré que la ligature de l'artère 1,1 cipale ne peut guérir un cancer, et que nous avons à notre di<i sition l'écrasement linéaire et la galvano-caustique, ou ne \ guère d'indication à pratiquer la ligature de la linguale, et si 1 &vait affaire à une hémorrhagie de la région sus -hyoïdienne ou si linguale, il serait préférable de lier la carotide externe. '
XllI. — Li;;atiirc «le la thyroïdienne supcriciii e.
1 L'artère thyroïdienne supérieure a été liée U fois, par Mors: Butcher, Tiersch et Jameson, pour des hémorrhagies conséculi à des plaies do la région. J'ai pu rassembler 31 cas de ligalu pratiquées dans le but de guérir le goître ou les tumeurs %as laires des corps thyroïdes. C'est en faisant l'histoire de ces malad que j'examinerai la valeur thérapeutique de celte opération. Ce r je puis dire ici, c'est qu'elle n'a guère donné de résultat; que <i vent elle a été suivie d'hémoriiiagic, et que 7 fois elle a été siii de mort. Cette ligature n'a presque jamais été pratiquée que | des chirurgiens étrangers. Si l'on voulait y avoir recours, ce qu ne saurait conseiller, on découvrirait l'artère h son origine par procédés employés pour la ligature de la carotide externe.]
XIV' — Lîgatnre des In-anelies de la eai-olide exierno
On a proposé des procédés pour la plupart des artères du branches de la carotide externe : faciale, coronaire des lèvres, sc^ orbitaire, temporale, occipitale.
S'il était besoin de lier la faciale, on la trouverait sous la po;i vers l'angle de la mâchoire, en avant de l'insertion du luassèl ■où il serait môme facile de l'embrasser avec une épingle. La lei porale laisse voir ses battements à l'œil nu, et j'ai dit, à rocca.^i des anévrysmes, comment je l'avais étreinte par la suture enlori lée. Quant aux autres, les procédés proposés ne m'ayant point j susceptibles d'application sur le vivant, je n'ai pas jugé à propos les reproduire.
LIGATURli DE l/AUTÈHK PI'IDIKUSE,
gl|[ __ f jr,ATURES DES ARTÈRES DU SYSTÈMIi AORTIQUE INFÉRIEUR,