IV. — Ankylose de la mâchoire
L'ankylose vraie de la mâchoire est fort rare. Pour y remédier, Dieffenbach avait proposé de rompre la branche montante de l'os à l'aide d'un marteau et d'un ciseau porté par la bouche au-devant de cette branche, au-dessus des dents molaires : procédé peu digne d'un tel chirurgien. jMieux vaudrait certes, comme l'a proposé Richet, mettre le cal à nu par une incision extérieure pour le diviser avec la scie. Je voudrais seulement ajouter à cette section le déplacement forcé du fragment supérieur, pour éviter autant que possible les chances d'une consolidation. Mais toutes ces idées sont encore à l'état de théorie pure.
On rencontre bien plus fréquemment l'immobilité de la mâchoire inférieure par des cicatrices qui l'unissent à la supérieure.
DES PSEUDARTHROSKS. 389
et alors, en désespoir de cause, on a cherché à établir une pseudarthrose sur le corps même de l'os, soit par section, soit par résection. Je me borne ici à cette simple mention, me réservant de revenir sur ces opérations en traitant du resserrement cicatriciel des mâchoires.