DÉSAKTICULATIO.N BE LA DEUXIÈME PHALANGE
Deuxième procédé de Lisfraue.
tinuité, on reporte le tranchant perpendiculairement à sa base, pour diviser d'un seul coup le ligament antérieur et les ligaments latéraux: et l'on termine en coupant au même niveau les tissus de la face dorsale.
Vamputatiom de la phalangette du pouce se fait exactement comme celle de la phalangine et des autres doigts.
Appréciation. — Des deux procédés de Lisfranc, quand on les applique sur le cadavre et sur les doigts sains, le premier expose davantage à manquer l'articulation et à taillader la base du lambeau palmaire ; l'autre tombe plus juste sur l'interligne articulaire, fait un lambeau plus régulier, et n'offre que le léger inconvénient de laisser dans le lambeau un trop long bout du tendon fléchisseur, que Ton peut au reste enlever d'un coup de ciseaux. Mais, sur le vivant, loi çq'ie l'amputation est nécessitée par quelque maladie, les plis cutanés se déplacent et perdent toute valeur ; le doigt même ne peut être mis dans l'extension nécessaire, et le premier procédé est de beaucoup le plus sûr. On lui donne aussi généralement la préférence ; l'autre pourrait cependant trouver son application dans quelques cas traumatiques.
L'amputation des phalanges est généralempnt f&rt bénigne ; sur 24 opérations pour causes traumatiques ou pathologiques, je n'ai eu à noter qu'un cas de mort.