‹ Manuel de médecine opératoire (volume 4)Chapitre 3 sur 259 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

» régions, etc. ; pour les succès, distinguer les guérisons réelles

» et durables des cures incomplètes et suivies de récidives ; et en-

» fin, pour les guérisons les mieux assurées, rechercher les der-

)) nières conséquences de l'opération, soit sur les organes et les

» fonctions, soit sur la vitalité générale. Alors seulement on se-

» rait en mesure d'établir des appréciations sérieuses, et sur les

» procédés, et sur le pansement, et sur le traitement, et sur la

» gravité réelle de chaque opération; tandis qu'aujourd'hui, sur

» presque tous ces points, nous flottons encore au hasard, rem- *w

» plaçant l'observation absente par des préjugés d'école ou de fri-

» voles imaginations.

» Ce n'est pas à un manuel qu'on peut demander de remplir un

» tel cadre... »

J'avais cherché à remplir le programme que traçait Malgaigne dans ces hgnes, extraites de la préface de la dernière édition de sa Médecine opératoire, et depuis plusieurs années je travaillais à la rédaction d'un traité de thérapeutique chirurgicale conçu dans cet ordre d'idées, lorsque les circonstances m'ont forcé d'interrompre se travail pour me consacrer à la publication d'une nouvelle édition du Manuel de médecine^o'pératoire. Je n'ai pas voulu que ce livre, qui avait été le compagnon d'études de plusieurs générations médicales, disparût des mains de la génération actuelle, et une simple réimpression n'était pas suôisante en raison des progrès incessants réalisés depuis douze ans en médecine opératoire. Bien que ce manuel porte à un haut degré l'empreinte de Malgaigne , ce n'est pas une de ces œuvres essentiellement originales que le respect pour l'auteur empêche de modifier. J'ai cru, au contraire, que les liens qui m'unissent à lui m'imposaient comme un devoir filial envers la n^émoire de celui qui fut aussi mon maître l'obligation de ne pas laisser périr un livre qui ne peut vivre qu'en restant au courant de la science.

Il n'en est pas de même de VAnatomie chirurgicale et du Traité des fractures et des luxations.

Ces livres sont des œuvres absolument personnelles, et il faut

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