‹ Manuel de médecine opératoire (volume 4)Chapitre 54 sur 259 · I. — Des tumeurs en général · texte numérisé non relu

I. — Des tumeurs en général

Il n'est pas toujours aisé de distinguer la nature intime d'une tumeur, ou même de la distinguer des kystes à produits liquides. Quand la fluctuation est obscure, on a recours à la ponction exploratrice avec le trocart de trousse ^u le trocart à aspiration (voy. ci-dessus, page 21).

Dans le but de s'assurer, avant toute opération, de la nature des tumeurs solides, on a cherché les moyens d'enlever à leur centre un fragment qu'on pût soumettre à l'examen microscopique. Bouisson, Middeldorpf, Kuss. Duchenne (de Boulogne) ont imaginé des trocarts emporte-pièces auxquels on a donné le nom de kélectomes.

Les principaux moyens usités contre les tumeurs sont les instruments tranchants , la ligature, l'écrasement linéaire, le cautère actuel et les caustiques. Je ne reviendrai pas sur les règles déjà établies touchant leur application en général ; il suffira d'ajouter quelques détails plus spécialement applicables au traitement des tumeurs.

1. iNâTïiuMENTS TRANCHANTS. — Quelquefois on peut enlever d'un coup de ciseaux une tumeur à pédicule étroit; on peut aussi rétrécir un pédicule trop large ou même créer un pédicule avec une ligature placée à la base de la tumeur, et serrée au besoin avec le serre-nœud de de Graefe ; mais le bistouri est beaucoup plus souvent employé. Il y a ici à considérer les incisions extérieures et la dissection.

Incisions extérœures. — \° Les incisions varient selon le volume, la base, les rapports de la tumeur, ses adhérences, et l'état sain ou morbide des téguments.

2° L'incision droite, ne permettant qu'un écartement limité de ses borrls, ne convient que pour rextir))alion des tumeurs peu vc-

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