IX. — Du RAPPROCHEMENT DES DENTS
Quand une dent enlevée, laisse un vide difforme, spécialement en avant, après qu’on a extrait les racines, s’il en reste, on attache les dents qui sont trop écartées avec un cordonnet de soie de moyenne grosseur et bien ciré, qu’on passe autour du collet, et avec lequel on fait deux tours; puis on l’arrête par trois nœuds. Après deux jours on le remplace par un autre, et ainsi de suite, jusqu’à ce que le vide soit réparti entre les dents voisines, ce qui arrive dans l’espace d’un mois. On substitue alors a la soie un lien de fil blanc, non plus pour rapprocher, mais pour maintenir les dents en position jusqu’à ce que les alvéoles se soient consolidés : ce qui demande un second mois.
Ou ue peut teuter le rapprochement que depuis dix aus jusqu’à trente ou trente-six. Passé cet âge, on ne ferait qu’ébranler les dents. Laforgue l'appelle une opération sublime. Malgré cet éloge enthousiaste, nous pensons qu’il est préférable délaisser agir la nature avec moins de danger.