‹ Manuel de médecine operatoire v.2Chapitre 104 sur 201 · V. - Ugnture de Tarière popIll · texte numérisé non relu

V. - Ugnture de Tarière popIll

Étendue depuis l'anneau du troisième adducteur ju îérieur du soléaire, et occupant ainsi à peu prés le qi la cuisse et le cinquième supérieur de la jambe, i space poplilé, d'abord un pffu obliquement de haut lans en dehors, puis presque perpendiculairement ïdinne, un peu rapprochée cependant du cAlé inlern jiont, elle a la vcinn et le nerf poplités à son calé u pItLs bas, ils la croisent en passant sur sa face poï rie que la veine esl en dedans inférieuremenl. Terri a société de chirurgie une anomalie du jumeau inle it par dcuv chefs, l'un du condyle du fémur, l'autre érieure de la ligne Apre. L'artère poplilée passait >au normal et le chef accessoire, de sorte que dEin la partie intérieure du losange poplité, on aurait lr<

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sivement, de deliors en dedans, le nerr, puis la veine, snBiltMj accessoire du jumeau, qu'il eùl fallu couper pour Iroufw l'artlit.

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On peut lier l'artèie poplilée en deux poinls printipaui.

1" .1 S'i piiiUe iiifirkiirc. Procédé de ijs/'c'iHf. — J* "

I UCATURE DE L'ÂRTÈBE POPUTÉE. 331

miché sur le rentre, la jambe éteadue, on reconmU arec le doif t I TiBtervalle qui sépare les muscles jameaax, et Ton fail, de haut en I bas, en commençant à un centimètre aa-dessoos de Particnlatioa , du genou, une incision longitudinale de 8 à i 0 centimètres, à peu I prés sur la ligne médiane, un peu plus en dehors tootefots, parce I que le jumeau interne est plus large que Texteme. On écarte la f feine saphène externe, qui se présente souvent soos la peau ; on

ioeise Faponévrose dans la même étendue ; alors on cherche arec [ï'iodicaleur l'interstice des deux muscles jumeaux, que Ton sépare Tun de Tautre sans se servir du bistouri; et, disant fléchir mode- •rément la jambe sur la cuisse et écarter les deux moscles, an foad de cet interstice on trouve le faisceau nerroso-Tasculaire; le nerf se montre le premier; au-dessous de lui est la reine en dedans, et Tarière au côté externe. Ces rapports ne sont pas toujours exactement les mêmes. On reporte le nerf avec la reine en dedans, et Ton glisse la sonde cannelée sous Tartère, de dedans en dehors.

En prolongeant plus bas l'écartemenl des muscles jumeaux, et en incisant l'arcade aponérrotique du soléaire, on arrirerait à la division de l'artère, et Ton pourrait lier, près de leur origine, les artères tibiale antérieure, péronière, et tibiale postérieure.

Je ne ferai que mentionner le procédé de Marchai, qui pratique fincision à la partie interne du jumeau interne, par-dessous lequel il va à la recherche du raisseau.

2® A so partie supérieure, — On fait une incision de 10 à i 1 centimètres, qui partant du tiers inférieur de la cuisse, au nireau de Torigine de Tartère, et près du bord externe des muscles qui limitent en dedans le creux poplité, rient tomber sur le milieu de l'espace poplité au nireau de Tarliculalion. Après la peau et Vaponé- Trose, on met à nu le bord externe de ces muscles, qui est longé profondément par Fartère : celle-ci est d'ordinaire plongée dans une masse de tissus adipeux, qu'on déchire arec les doigts et la sonde cannelée ; au fond de cette masse on troure d'abord le uerf, plus superficiel et un peu plus en dehors que les raisseaux, puis la reine, ei enfin en dedans et à une grande profondeur, l'artère, quelquefois recourerte par la reine et difficile à en isoler.

L'artère étant profonde, si l'on n'a soin de se diriger d'après le bord externe des muscles, il est parfois difficile de la trourer. Lisfranc conseillait de diriger l'incision presque rerticalement, depuis la base du triangle poplité, marquée par la saillie des muscles, jusqu'au sommet de ce même triangle. Celte incision croise légèrement le trajet du raisseau, et défend de se fourvoyer. On serait

bien plus sûr de le croiser par une incision qui. du soœmdld triangle poplilé, viendrait aboutir au bord externe du ymn interne.

Jobert a proposé aussi d'aller à la recherche de Tarière, ai risant dans la dépression qu'on remarque au-dessus du fémoral interne, la jambe étant à demi fléchie, et en pénét entre le vaste interne et les muscles qui forment le bord intenei l'espace fioplité. Au reste, tous ces procédés ne sont guère pr que pour exercer la main sur le cadavre ; sur le vivant on lier ou comprimer la fémorale, ou recourir à la Oexion, met qui a donné un assez grand nombre de succès. On pourrait dant, dans des cas de plaie du jarret ou de récidive d'ané^ traités antérieurement et sans succès par la ligature delà raie, pratiquer la ligature de la poplité; mais ces cas se prés si rarement qu'on ne pourrait, d'après les faits, se prononcer! la valeur de l'opération.

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