‹ Manuel de médecine operatoire v.2Chapitre 110 sur 201 · I. — Des hydarthroses · texte numérisé non relu

I. — Des hydarthroses

On peut évacuer le liquide par de simples ponctions, traitement jtalliatif, ou tenter la cure radicale.

MALGAIGNE. — MÉD. OPÊR., 8*^ édit.

350 OIÉRAIIONS GÉNÊHALES.

I. Traiteiient pallutif. La pa«cho«. — Quand rh\àarllffo« csl 1res coDsidérahIe, on y plonge le Irocart d'un coup brusque par le procédé ordinaire ; s'il y a peu de liquide, le trocart doit èlre enfoncé lentement, jusqu'à ce qu'il arrive dans l'arliculalioB.

Dans ce dernier cas, je me suis servi assez souvent d'un bisloiiii l'troit porté à plat dans la synoviale, en relevant la lame dechamf pour favoriser l'issue du liquide. Il est bon d'attirer préalableineiit la peau dans un sens ou dans Tautre, pour détruire le paralli^lisBi« de la ponclioni des téguments avec celle des tissus plus profond; et Ton bouche ensuite la plaie avec une mouche de diachylon. Seulement, pour éviter l'inflammation, je regarde comme une préaution indispensable de maintenir le membre immobile sur un double plan incliné, au moins durant vingt-quatre heures.

J'ai pratiqué un grand nombre de pondions et jamais je d en ni vu résulter le moindre accident. Une fois même, ude cerlaine quantité d'air a pénétré dans la synoviale ; je ne m'en suis piis autrement occupé, et le lendemain il élait résorbé.

II. Tkaitement cuRÂTiF. — H consistc essentiellement à déicrminer dans la synoviale une inflammalion qui en modifie l'étal pathologique et prévienne le retour de Thydaribrose.

Boyer cherchait à procurer l'inflammation suppuralive, à l'aidt de l'incision; procédé redoutable par ses conséquences, et qui doit ôlre absolument rejeté. La prudence veut qu'on s'arrête à rinflaj"* mation adhésive, ou môme à une irritation substitutive qui modife l'état de la synoviale sans y déterminer des adhérences. Ilyapour cela deux moyens : les incisions sous- cutanées et les injections.

i« ÏHcmonii sous-cutauées. — Elles se font par deux procède; selon qu'on évacue ou non le liquide.

PvtmW dv Goyi'und. — Il souleva les téguments, à la pa^^ externe et supérieure du genou, en un large pli transversal qo' ilonnu ii tenir à un aide, et pressant de la maiu gauche sur la rotule et la partie inférieure de la tumeur pour distendre la partie* périeuro, il plongea à la base du pli. de haut en bas, un t^noloi» étroit sous les téguments; après quoi il incisa à plein trano'^' r«ponévn)se, les portions externe et moyenne du triceps, elleo"' de -sac supérieur externe de la synoviale. Étant ainsi entré w^^ r«rlieulation» il fit exécuter à l'instrument un mouvement de d<î2"' nMrttion sur son ave qui dirigea le tranchant en avant, et ^^'^^ dt^ la cuvité nrlii ulaire vers la peau toutes les parties profondes, o^ maniétv i\ donner à rincision une étendue de 15 à 18 mmini*'''^

DES HVDAKTHOSEÏ.

Le téiiolomc fui uasuîle retiré, el sans cherclier ù vid ïiale, il recouvrit la petite pîqilrc extérieure d'un empli thyloii.

Le liquide s'innUi'a dans le tissu cellulaire de la eu: sous du 11 iceps ; la compression en hâta la résolution neuvième jour le sujet sortait guéri.

Procédé de l'iiukur. — Je fais une ponction avec étroit, en prenant les précautions indiquées : je laisse sjnovic, et je pratique sur la synoviale à droite, à gauc et en bas, des incisions sous-cutanées, sans agrandir 1^

J'ai obtenu ainsi quelques cures radicales ; mais le | l'hydarliirosQ a. récidivé. Je n'oserais cependant laïssR s'épancher dans le lissu cellulaire, comme a fait Coyr ttbi:ès survenait ainsi, il s'ensuivrait les plus fikliei quences. D'ailleui's, Go^rand ayant perdu de vue son dii-DcuTiému jour, on ne sait pas si la guérison s'est et dans ce cas même, un. succès unique ne prouverail procédé aura une eflicacilé constante. Ce que je puis d lirmer du mien, c'est que jamais je n'en ai vu résulter accidtnl.

2° Injections. — L'idée d'injections irritantes dan; tliroscs n'est pas nouvelle, (lay, en 17K9, y fit avec injections d'eau de Goulard, animée de tafia camphré: Joliert a essayé des injections d'eau d'orge alcooliséi IHM, Bonnet (de Lyon) et Yelpeauonl tenté' des injeci

On a obtenu ainsi quelques succès mêlés de revers; être les rerers tenaient-ils à ce qu'on a essayé les inji des cas oii l'hydarthrosc n'élait qu'uu symptAmc d'u plus grare. J'ai eu occasion d'y recourir plusieurs fois, résullata variés : une fois, le succès fui si complet que nicnls du genou furent consei'rés dans leur intégrité; i l'ii'yd arthrose a disparu, maij en laissant quelque rc d'autres cas elle a persisté ; cl enlln, chez un sujet où lions n'avaient rien produit, la quatrième détermina u <ion dans l'an iule suivies de fistules opinlûtrcs.

[Pratiquée, mais cieplionneUemenl, par quelques P'icmi lesquels Gosselin et' Chassaignac, la ponction ' Manhrose a élé prodiguée dans ces dernières anoè seidement par les chirurgiens, mais aussi par les met veniion des Irocarls capillaires adaptés à un apparei

(p. 22) a diminué les périls de Topéralion. Pour moi, je repousse d'une manière absolue cetle idée qui tend à prévaloir aujourdliu et qui ferait de la ponction le traitement ordinaire de Thydarllirose. On oublie trop que les séreuses ne supportent facilemenl les ponctions et surtout les injections que lorsqu'elles sont déjà depuis ua certain temps le siège d'épancbements. L'immobilité, les applications externes de teinture d'iode, la compression et les vésicaloir»^ doivent rester le traitement ordinaire. Si ces moyens échouenl, on peut alors recourir à la ponction. Quant aux injections iodées, elles ne doivent ôlre employées que si l'on ne peut autrement espérer h guérison, en n'oubliant pas que la mort est la suite ordinaire des arthrites suppurées, et qu'une arthrite suppurée peut-être le résultat d'une injection. Jusqu'à présent j'ai guéri toutes les hydarihroses qui se sont offertes à mon observation sans avoir eu besoia de recourir à la ponction. Si toutefois la ponction devait être pratiquée dans un cas d'bydarthrose chronique très-rebelle, il faudrait employer le trocart capillaire et la seringue aspiratrice.]

If. — Corps mobiles articulaires.

Ils peuvent se développer dans toutes les articulations; mais c'esi principalement dans celle du genou qu'on les rencontre.

On a essayé un mode de traitement palliatif, en fixant le corps mobile dans un point de l'articulation où il ne puisse nuire ; ei un traitement curalif, qui consiste à l'extraire de la cavité articulaire.

Traitement palliatif. — Fixatimi du corps mobile dans ïofticulation même» — Il faut avant tout que le corps étranger ?e laisse ramener au-dessus ou sur les côtés de la rotule ; alors on 3 cherché à l'y fixer, soit avec un emplâtre agglutinatif soutenu par un bandage (Middleton), soit à Taide d'une grenouillère bien lnal^ lassée et construite exprès (Gooch). On cite quelques cas de succès, soit que le corps mobile ait contracté en ce point des adhérences, soit qu'il ait été retenu par une sorte de juxtaposition.

Mais, la réussite étant bien rare, Joberta essayé un procédé qu' devait l'assurer à peu près dans tous les cas : ce procédé coiié\( à ficher dans le corps étranger, à travers la peau, une sorte ^■ trident destiné à le retenir en place. [J'ai vu Jobert et Lauper, recourir à ce moyen dans plusieurs cas, mais toujours avec le méiw insuccès, quoique sans accidents sérieux.]

'''''»4iTEiMENT CURATIF. — Extraction du corps mobile, — Wp

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'i'vv:

CORPS MOBILES ARTiCl LAIRES.

deux procédés, l'un par une incision à ciel ouvert. Taulre )»:tr ui.« incision sous-cutanée.

1" Procédé ancien : extraction directe, -7- L'opération ne doit êti e tentée qu'au moment où Ton a pu attirer le corps mobile sur les côtés de Tarliculation. A ce niveau, on pratique une incision de 3 à h cenlimètres, qui intéresse la peau et la capsule, et Ton cherche à faire sortir k corps étranger, soit par la pression du doigt, soit en le poussant avec une curette introduite derrière lui. Si Tincision est trop petite, on l'agrandit avec le bistouri boutonné.

L'extraction achevée, on laisse revenir sur elle-même la peau, qu'on a eu soin de déplacer avant de faire Tincision :

l'ouverture de la capsule se trouve ainsi formée et à l'abri du contact de l'air ; et l'on réunit la plaie extérieure par dos bandelettes agglulinatives.

BromGeld faisait tirer les téguments en bas; D. Bell, en haut; Desault, en devant, du côté de la rotule ; le choix est assez indifférent. Mais le procédé en lui-même expose beaucoup trop à la suppuration de la synoviale, et il a été avantageuseoient remplacé par le suivant.

TIIIDEMT DE JOBBBT.

Ouvertures au travers de»qnelles passeot les tiges B. G.

— ('. Pointe du trocart canalieulé. — Plaque servant ù fixei le trident an moyen de lac?. — E. F. Vis do pression.

2* IwMion sous-cutanée. Procédé de ^toyrand. — Au lieu d'extraire directement et immédiatement le corps mobile, on pratique l'opération en deux temps. Dans le premier temps on ouvre la capsule sur le corps étranger, par une incision sous-cutanée, et l'on cherche à le pousser dans le tissu cellulaire péri-auculaire. Ilans un deuxième temps et quelques jours plus tard, lorsqu'on suppose la capsule cicatrisée, on extrait le corps étranger qui est alors extra-articulaire. L'incision de la capsule est faite avec un long ténotome très-étroit, qu'on introduit aussi loin que possible» du point où se fera l'incision de la synoviale.

On se Iroi oirpg mobilt r expulser et paa ï le clii

longue aigui Mais il faul manoeuvre!! < licle.

Celle opé relevés par J

quelques cas de mort, ils sont bien autrement rares qu'aprèiTi traction directe, méthode qu'il faut abandonner ou tout kb M n'employer qu'à la dernière cxlrémîtc, lorsque les tenUliieil'' traction sous-cutanée ont échoué.

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