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DES RÉSECTIONS DANS LA CONTINUITÉ DES OS

Ici se rangent d'abord, pour les membre^, la résection des os longs pour cause de pseudarthrose ou dans certaines ankyloses; il en a été suffisamment parlé ; puis la résection du corps de l'omoplate et celle de la clavicule. Viendront ensuite les résections des os du tronc, sternum, côtes, et os maxillaires supérieur et inférieur.

]• -* Réseetlon de Toinoplate.

[ Le corps de l'omoplate a été enlevé un assee grand nombre de fois pour des tumeurs qui l'occupaient ou pour des nécroses. Six fois l'omoplate a été enlevé dans sa totalité par Syme, Fergusson et Ghipault (d'Orléans) ; Langenbeck et Matthew Jones enlevèrent en môme temps une partie de la clavicule, et J. F. Heyfelder la tête de l'humérus. Pour arriver sur l'os, on a dans presque tous les cas pratiqué d'abord une incision le long de l'épine de l'omoplate. Tantôt, on fait partir du milieu de cette ligne une incision

▼erticale allant jusqu'au bord inférieur de l'omoplate ; tantôt oi pratique à Fextrémité postérieure une incision qui longe le bord spinal, ou bien ou circonscrit un lambeau quadranguiaire en faisant une troisième incision le long du bord axillaire.

Quelle que soit Tincision adoptée, on détache d'abord, en partul soit de l'épine, soit du bord spinal, les muscles de leuriosertioBai scapulum ; puis^ en s' aidant de la rugine, on détache le périoste et les muscles dans la partie la plus facilement accessible, c'est-àdire que si la tumeur est extérieure, on s'attaquera d'abord au insertions musculaires les plus voisines des bonls^ puis au nuisdp sous-scapulaire ; mais de quelque façon qu'on procède, il est en général préférable de terminer en s'avançant peu à peu jusqu'ain parties voisines de l'articulation de l'épaule.

Les résections partielles nécessiteront des incisions en rapport avec la situation et l'étendue de l'os qu'on se propose d'enlefer.

Sur 19 amputations totales ou à peu près totales réunies par Heyfelder^ on compte 10 décès; 21 résections partielles n'aoraieot, d'après la même statistique, donné que 3 cas mortels. ]

H. — RéseetloB da sleniaiii.

Galien a enlevé avec succès une notable partie du sternum, fo^ sans rendre compte de son procédé; et d'autres n'ont pas moins bien réussi.

La portion altérée mise à nu, on peut scier l'os d'avant en arrière avec une scie en crête de coq, ou d'arrière en avant aveclasciei chaîne ; ou enfin le couper avec de très-fortes cisailles ; ces dernieis instruments diviseront sans peine les cartilages intercostaux. Seo* lement, il faut se rappeler sur quels organes importants repose Ii face postérieure du sternum, et, dans la section des cartilage éviter les artères mammaires internes, qui passent environ à 1' millimètres en dehoi*s du bord externe de l'os.

[ Le sternum a été réséqué dans une partie de sa longueur «* dans toute son épaisseur^ mais surtout trépané, soit pour donntf issue à des collections purulentes en arrière de cet os (J. P<^' Du Foix, Freind, Flajani, Lecat, Bourdelin, etc.); soit pour enlever des portions cariées de l'os lui-même (Dietz, JoBger, Gun^ff. Cittadini, Bruns, Kuhn, Heyfelder, etc.), et ces dernières opértli«*^ ont été de véritables résections. Assez souvent (Velpeau, Ferg** son, Rothmund) on s'est borné à réséquer les couches superfieie)|*-

Linoli en 1852 a réséqué l'appendice xiphoide, dont la F*' renversée en arrière exerçait une pression douloureuse sur l «^

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