‹ Manuel de minéralogieChapitre 122 sur 159 · ES PT D · texte numérisé non relu

ES PT D

- ZÉOLITES. 373

Poussière d'un blanc grisätre. Raye difficilement le verre. Dens. — 3,3. Dans le matras, dégage un peu d’eau. Au chalumeau, fond difficilement sur les bords en émail noir magnétique. Avec le borax, se dissout lentement et donne la réaction du fer. Avec la soude, sur la feuille de platine, accuse fortement la présence du manganèse. La poudre n'est attaquée que par l’acide sulfurique à chaud. Le rapport entre les quantités d'oxygène des divers élé-

ments constituants est exprimé par la formule R, À, Si® + H° dans

laquelle À comprend de l’oxyde ferreux et de l’oxyde manganeux. La moyenne de deux analyses, faites par M. Damour sur des cristauxd'Otirez, donne :

Si43.43 À192496 Fe16,77 Mn8,10 I 5,64 — 98,20.

Se trouve en petits disques arrondis, de + à 4 ou 5 millimètres de diamètre, disséminés en grande abondance dans des schistes siluriens, à Ottrez près Stavelot sur la frontière de la Belgique et du duché de Luxembourg; dans les Ardennes, et aux environs d'Aste,

vallée d'Ossau, Basses-Pyrénées. $

SILICATES ALUMINEUX HYDRATÉS.

GROUPE DES ZÉOLITES.

Les divers minéraux confondus autrefois sous le nom de zéolite, nom créé par Cronstedt pour désigner des substances qui se gonflent et bouillonnent lorsqu'on les expose à la flamme du chalumeau, ont été pour la plupart distingués et déterminés par Haüy. Quoique constituant plusieurs espèces réellement distinctes, un certain nombre de ces substances peuvent être réunies dans un même groupe, à cause d’un ensemble de caractères semblables dont les principaux sont : leur composition comprenant de la silice, de l’alumine, une ou plusieurs des bases, chaux, potasse, soude et baryte, et une quantité d’eau variable ; leur couleur généralement blanche; leur dureté comprise entre celle de la fluorine et celle de l’orthose; leur densité qui varie entre 2 et 2,5; la perte d’eau plus ou moins considérable que leur fait éprouver la calcination; leur fusibilité au chalumeau et leur facilité à être décomposées par les acides en donnant un dépôt de silice. Quant à leurs formes géométriques, elles présentent des exemples de tous les systèmes cristallins, à l'exception peut-être du prisme doublernent oblique. D'après une remarque de M. Ch. Sainte-Claire Deville, presque toutes les espèces de zéolite, abstraction faite des quantités d’eau variables qu’elles renferment, offrent entre l'oxygène de leurs éléments con-

374 THOMSONITE.

stituants, le même rapport que les divers. types: du groupe des feldspaths. Des expériences exécutées par. M. Damour, en opérant sur un gramme de matière réduite à l’état de fragments d’une grosseur uniforme égale à celle de la graine de pavot (1), ont fait voir que la dessiccation, opérée à 100° ou dans une atmosphère séchée par l’acide sulfurique, enlevait à la majeure partie des zéolites une notable proportion de leur eau de combinaison et que par contre, ces matières, placées dans une atmosphère saturée d'humidité, pouvaient absorber de 4 à 42 p. 100 d’eau qui s’'évaporait par une exposition à l’air libre.

THOMSONITE ; Brooke. Orthotomer Kuphon-Spath; Mohs. Triploklasius diagonalis; Breithaupt. Comptonite; Brewster. Peritomer Kuphon-Spath; Mohs. ë 4

Prisme rhomboidal droit de 90°40'.

ANGLES GALCULÉS. ANGLES MESURÉS. ANGLES CALCULÉS. ANGLES MESURÉS. kmm 90040’ DES) h1 ai 144014" »

mh1 135°20' > | ap 125°46' 425° Phillips mg1 134°40' » h1p 90° > (= A£9t.90° »

gte60 91049’ 93° env. Phill, R1a116 17309" 173° Greg. | e60e60417723 sur 17132! Greg. Eve 466°30" 166°30’ Greg.

Combinaisons observées : m ht gt e°, fig. 169 pl. XXIX (comptonite); mh'g'pat; mhtgtp a «5, fig. 170 (Thomsonite), Les faces m» sont ordinairement striées parallèlement à leur intersection avec g'; les faces p et ef sont arrondies. Clivage parfait suivant g!, moins parfait suivant h'; traces suivant p. (Cassure imparfaitement conchoïdale. Transparente ou translucide. Double réfraction peu énergique. Plan des axes optiques parallèle à la base. Bissectrice positive, normale à g! et parallèle à la grande diagonale de la base. Dispersion des axes notable; e<r J'ai trouvé sur plusieurs échantillons :

2E — 82° à 82°18' ray. rouges !

gkAA! à AVE = tee Thomsonite de Dumbarton.

Deux plâques prises normalement aux deux bissectrices, sur des cristaux de comptonite de Bohème, m'ont donné dans l'huile : 2H; = 5522! 9H, — 1439226: d'où 2V 1535000 ESS

B— 1,503 ray. rouges.

(1) Annales de Chimie et de Physique, 3° série, t. LIL.

THOMSONITE.

ot A ot

QE — 85045! ray. rouges;

a sur 1h L ani : La mesure directe m'a fourni Le — $8°36 ray. bleus,

2E = 86° ray. rouges

89°33" ray. LE comptonite de la Somma.

UE a Jouets comptonite de Fassa.

96°53 ray. bleus

Eclat vitreux; faiblement nacré sur les faces de clivage. Incolore; blanche; quelquefois grisätre, jaunâtre ou rosée. Poussière blanche. Fragile. Dur. —5 à 5,5. Dens. = 2,31 à 2,38. Electrique par la chaleur. :

D'après M. Damour, la comptonite du Mittelgebirge, placée dans l’air sec ou saturé d'humidité, ne subit que de très-faibles variations dans son poids. Chauffée pendant deux heures à 280°, elle perd 0,061 pour 1 gramme. Exposée à l’air libre, elle reprend de l’eau avee une extrême lenteur et au bout de quarante jours, la perte est réduite à 0,015. Au rouge vif, la perte devient 05,133 et la substance est fondue en émail blanc. Dans le matras, dégage de l’eau. Au chalumeau, se gonfle et fond en émail blanc. Attaquable par l'acide chlorhydrique en faisant gelée.

2(R, À, Sit) +511; R—{(Ca, Na).

Analyses : de la Thomsonite, a, de Kilpatrick Hills en Ecosse, par Berzélius; b, des îles Cyclopes près Catane, avec analcime ét mésolite, par Sartorius de Waltershausen; €, de Dalsnypen aux Féroë, par Retzius; de la carphostilbite jaune de paille, entremêlée de scolésite, des environs de Berufjord en Islande, d, par Waltershausen; de la comptonite, e, de Seeberg près Kaaden en Bohème, par Rammelsberg ; f, d'Elbogen en Bohème, par Melly; 9, de Hauenstein en Bohême (mésolite de Hauenstein), par Rammelsberg; de l’ozarkite engagée dans l’élæolite de Magnet Cove, Arkansas, À, par Smith et Brush.

a b @ d e f GAL Soude : L,53 5,30 8,11 : 4,08 - 3,85! 6,25. 8,03.) 3191 Potasse » 0992» 0,38 0,54 » » »

Eau 13,10 41,39 43,40 143,23 13,09 12,24 413,30 13,80 Magnésie » » » 0,12 » >» » »

Oxyde ferrique » » 0,50. 4,48.» » » 1,55

+ ns + ne es

100,17 102,31 401,84 100,4% 100,47 99,16 99,48 99,30 Densité : 2,383 Ram, » : » 2,362 » DIT 307 2

La Thomsonite se présente ordinairement en longues ba:

376 CARPHOSTILBITE. COMPTONITE. OZARKITE. MÉSOLE.

guettes fortement cannelées suivant leur longueur et accolées en faisceaux légèrement divergents, à Kilpatrick Hills près Dumbarton et à Lochwinnoch en Ecosse, dans un trapp amygdalin, avec analcime et prehnite; à Kilmalcom et à Port Glasgow, comté de Renfrew : à Oberstein, principauté de Birkenfeld, dans une amygdaloïde avec calcaire ; aux îles Cyclopes près Catane, avec analcime et mésolite ; à Dalsnypen, îles Féroë. La carphostilbite offre des aiguilles d’un jaune de paille, entrelacées avec de la scolésite, qui ont été trouvées près du Bülanstindr dans le Berufjord en Islande. La comptonite se rencontre en prismes courts à quatre ou à huit pans, isolés ou formant des groupes sphéroïdaux, en divers points de la Bohême et notamment : dans un basalte plus ou moins décomposé, à Wernstadtl, au Strzizowitzer Berg près Aussig, Boreslau et Morvan, au Quarkloch près Schreckenstein et au Mückenhübel près Proboscht, à Seeberg près Kaaden, à Hauenstein {mésolite de Hauenstein), à Habrowan; dans une phonolite, au Heïdel Berg près Salesel, au Kelch Berg près Triebsch et près d’Aussig, quelquefois avec analcime; en Hongrie près de Schemnitz, avec chabasie, Leonhardite et calcaire, dans une roche porphyrique altérée; en Tyrol, à Theiss, dans des boules de calcédoine avec calcaire et datholite, au Puflatsch Berg, Seisser-Alp (aiguilles très-fines regardées autrefois comme mésolite, tapissant des fentes dans un mélaphyre, avec analcime et apophyllite), au Monzoni, val de Fassa (petits groupes sphéroidaux dans un mélaphyre); dans le Thüringer Wald, au Pflasterkaute ; à la Somma, Vésuve, dans les cavités d’une lave pyroxénique ancienne. L’ozarkite, en masses amorphes ou fibreuses engagées dans l’élæolite et souvent mélangées de longues aiguilles d’apatite, provient de Magnet Cove, monts Ozark, Etat d’Arkansas.

Mésole; Berzélius. Féroëélite (Farôelite); Heddle. Fibres fines groupées en globules à structure radiée. Clivages très-nets mais inégalement faciles, suivant deux directions rectangulaires, d’après M. Heddle. Translucide. Eclat nacré sur le clivage le plus facile; vitreux dans les autres directions. Blanche; blanc bleuâtre, grisâtre ou jaunâtre. Poussière blanche. Offre une certaine élasticité en lames minces. Dur. = 3,5 à 4. Dens. — 2,35 à 2,40. Au chalumeau, fond facilement en un verre blanchâtre. Complétement attaquable par l'acide chlorhydrique en faisant gelée. Ne diffère chimiquement de la Thomsonite qu'en ce qu'elle contient un peu plus de silice.

Analyses de la mésole : à, des Féroë, par Berzélius; 7, en sphères d'un blanc bleuâtre, de Storr; 4, en nodules blancs, des environs de Portree; /, en nodules radiés blancs associés à l’analcime, d'Uig, île de Skye (moyenne de deux opérations), toutes trois par Heddle; m, fibreuse, de la butte basaltique d'Anneklef près Hôôr en Schonen, Suède, par Hisinger; », de la baie de Fundy, comté d'Annapolis, Nouvelle-Écosse, par How (magenne de trois opérations); o, de Bombay, par Thomson.

PICROTHOMSONITE, 371

è î k l m n 0 Silice 42,60 41,32 41,90 43,9 4217 41,96 49,70 Alumine 28,00 98,44 30,00 929,7 927,00 29,60 27,50 Chaux 11,43 11,54 41,40 410,08 9,00 41,7 , 7,61 Soude 5,63 85,77 4,38 5,94 10,9 5,29 7,00 Eau 19,70 413,26 13,20 12,43 41,79 49,73 44,74

La mésole ou féroëlite se présente toujours en petites sphères ou en nodules irréguliers formant quelquefois des stalactites de près de trois pouces de longueur, et tapissant des cavités dans des roches amygdaloïdes, basaltiques ou trappéennes. On la trouve à Storr (sphères bleuâtres sur lesquelles sont implantées des aiguilles de mésolite); à Portree et à Uig daris l’île de Skye; à Port Rush et à Agnew'’s Hill, comté d’Antrim; à Magilligan, comté de Londonderry en Irlande; à Naalsôe, l’une des Féroë,où elle est associée à la mésolite, tantôt dans les mêmes cavités dont elle occupe alors la parlie intérieure, tantôt dans des cavités séparées; à la butte basaltique d'Anneklef près Hôôr en Schonen, Suède; près du village de Port George dans la baie de Fundy sur la côte du comté d’Annapolis, Nouvelle-Ecosse; aux environs de Bombay. On l'a également citée en Islande et à l’île Disco, Groënland.

A Naalsôe, j'ai -observé dans les fentes et les cavités d’un trapp noir et d’une amygdaloiïde rougeâtre, des croûtes extérieurement ternes, d’un blanc mat, assez tendres, composées d’un assemblage de globules sphéroïdaux soudés ensemble et servant de support à des cristaux transparents d’apophyllite. J'ai trouvé des globules analogues, un peu plus brillants et plus durs à la surface, plus gros et généralement isolés, dans quelques cavités de l’amygdaloiïde qui renferme la Lévyne, la chabasie et l’analcime, sur les rives du Dyrefjord et de l'Onundarfjord, côte Ouest d'Islande et à l'entrée du Rôdefjord (Reydarfjôrdr), côte Est de la même île. Ces globules, auxquels s'appliquent parfaitement les descriptions de la mésole données jusqu'ici, sont formés par l’accolement de fibres radiées du centre à la circonférence, facilement clivables en lamelles longues et étroites, translucides ou transparentes, incolores, offrant deux axes optiques situés dans un plan perpendiculaire à leur longueur et écartés de 88° à 90°, avec une bissectrice positive normale au plan de clivage; ils ont un éclat vif et soyeux dans la cassure, ils fondent très-facilement au chalumeau en émail blanc, avec ou sans gonflement, et ils s’attaquent immédiatement par l'acide chlorhydrique, en faisant gelée. En présence de ces caractères, il ne me paraît pas douteux que la mésole ne soit une simple variété de Thomsonite, et le petit excès de silice que ses analyses présentent sur celles de ce minéral, ne suffit pas pour en faire une espèce a part.

La picrothomsonite de MM. Meneghini et Bechi ressemble

378 SLOANITE, CHALILITE. SCOULÉRITE. GISMONDINE,

beaucoup à la Thomsonite. Facilement clivable suivant deux directions rectangulaires. Structure lamellaire. Transparente en petits fragments. Eclat nacré. Blanche. Très-fragile. Dur. = 5. Dens. = 2,278 Au chalumeau, bouillonne et fond en émail blanc. Se dissout à chaud dans les acides en faisant gelée. Contient,

d’après M. Bechi : Si 40,35 Al 31,25 (Ca 10,99 Mg 6,26 K et

Na 0,28 H 10,79 — 99,92. Trouvée en masses radiées dans le gabbro rosso de Toscane, avec caporcianite.

La Sloanite de M. Meneghini se clive distinctement suivant deux directions faisant entre elles un angle de 105°. Cassure inégale. Opaque. Eclat nacré. Blanche. Dur. = 4,5. Dens. — 2,441. Au chalumeau, fond sans bouillonnement en émail blanc. Se dissout à froid dans les acides en faisant gelée. Une analyse a

donné à M. Bechi : $i42,49 A135,00 Ca 8,12 Mg 2,67 Na 0,25

KO0,03 H 12,50 = 100,76. Forme dans le gabbro rosso de Toscane des masses radiées qui paraissent provenir d’une altération de la picrothomsonite.

La chalilite de Thomson se rapproche de la Thomsonite. Compacte. Cassure écailleuse. Translucide sur les bords. Eclat entre le vitreux et le résineux. D'un brun rouge foncé. Poussière jaunâtre. Dur. — 4,5. Dens. = 2,252. Au chalumeau, blanchi, gonfle en forme de chou-fleur et fond assez difficilement. Deux analyses, p, par Thomson, q, par de Hauer, ont fourni :

Si Al Fe Ca Mg Na il p. 36,56 96,20 9,98 40,98 » 92,72 46,66 — 104,70 JL M238 560 TN D. 49-010 76,85: lin) AR SAN- ROUES

Cette substance, qui ressemble à un pétrosilex, a été rencontrée dans les monts Donegore près Sandy Brae, comté d’Antrim en Irlande.

Sous le nom de Scoulérite, déja donné à la pierre de pipe (voy. pag. 205), M. Thomson fils a décrit (Philosophic. Magazine, décembre 1840) un minéral de Port Rush en Irlande, qui se présente en petites sphères de la grosseur d’un pois, composées d’aiguilles divergentes, translucides, à éclat vitreux, blanches avec une teinte jaune, un peu plus fragiles que la Thomsonite ordinaire, d'une dens. — 2,366. Sa composition, très-voisine de celle de la Thomsonite, offre un peu moins d'alumine et d’eau, et 6,3 p. 400 de soude.

GISMONDINE. Zeagonite; Gismondi. Abrazite; Preislak. Aricite. Prisme droit à base carrée.

GISMONDINE. | 579

ANGLES CALCULÉS, ANGLES MESURÉS

*b1b1t 92°30! arête basique 89° à 93°; 92030’; Marignac. bibt 418°34 arête culminante. 447 à 122; 418°30’; Marignac.

Octaèdres b! (fig. 171 pl. XXIX), à faces rugueuses, ne fournissant que des mesures approximatives et composés de plusieurs individus enchevètrés les uns dans les autres. Cassure imparfaitement conchoïdale. Transparente ou translucide, Des lames minces, normales à l'axe vertical, montrent presque toujours une structure intérieure si complexe, lorsqu'on les examine dans la lumière polarisée, qu'il est à peu près impossible de décider si elles sont à un ow à deux axes optiques. Eclat vitreux. Blanche; blanc bieuâtre ou grisâtre, Poussière blanche, Cassante. Dur, = 4,5. Dens, — 2,265 (Marignac).

A 100° perd le tiers de son eau et devient opaque. Au chalumeau, se gonfle, décrépite, blanchit en dégageant une lueur phosphorescente, et fond facilement en émail blanc. Complétement soluble dans l'acide chlorhydrique avec dégagement de quelques bulles de gaz et formation d'une gelée transparente,

(Ca, K}, Al, Si + 48H Analyse de la Gismondine de Capo di Bove, par Marignac:

OxYGcÈNE. Rapp.

Silice 35,88 19,13 9 Alumine 27,93 12,68 6 Chaux | 13,12 3,175 Potasse 2,85 0,48 4,23 Eau 21,10 48,75 9

La Gismondine offre des cristaux plus ou moins distincts, accompagnés de cristaux de Phillipsite reconnaissables à leur forme de prismes rectangulaires allongés et à leurs groupements en mamelons hérissés de pointes quadrangulaires ; elle tapisse des cavités dans une lave basaltique compacte, à Capo di Bove près Rome, et au val di Noto en Sicile. On lui rapporte aussi des mamelons à structure fibreuse excessivement serrée, blancs, opaques, décrépitant dans le matras en dégageant beaucoup d'eau, fondant facilement au chalumeau en émail blanc, complétement attaquables par l’acide chlorhydrique en faisant gelée, qui se trouvent quelquefois dans des laves anciennes, à la Somma, Vésuve. La variété de Capo di Bove a d’abord été décrite par Gismondi sous le nom de zéagonite; ce même nom a été appliqué aux petits zircons en octaèdres carrés de 122°58’ (Phillips) sur l’arête culminante, translucides, à éclat adamantin, d’un blanc bleuâtre, d’une dur. = 7,5, qu’on rencontre dans certaines masses cristallines de sanidine, à la Somma.

380 LÉVYNE.

LÉVYNE, Brewster. Makrotyper Kuphon-Spath; Mohs. Rhomboëdre obtus de 106°3.

Angle plan du sommet — 102°30'50”.

ANGLES MESURÉS ; à ANGLES MESURÉS ; ANGLES CALCULÉS. GLES CA :

Ve PHILLIPS, sr. HE PHILLIPS.

*atp 1361” 43601" elp latér. 12944" »

aet 11723’ 41724) elet 79229! arête culm. »

aeÿïl* 10903" »

eïl*e5l} 707! arêle culm. »

pp 1063! arêle culmin. » Dans la macle :

el, 125°14' sur p 125012’

La forme habituelle se compose des faces a!'pet, Les faces p et et! sont striées parallèlement à leur intersection mutuelle; at est inégale et généralement arrondie. Macles par pénétration complète de deux individus dont l’un peut être considéré comme restant fixe pendant que l’autre tournerait de 60° autour d'un axe normal à a!, fig. 176 pl. XXX. Clivage indistinct suivante!. (Cassure imparfaitement conchoïdale. Transparente ou translucide. Double réfraction assez énergique à un axe négatif. Eclat vitreux. Incolore; blanche; grisâtre. Poussière blanche. Trèsfracile Dur = M6 Dens—19 "11 0% 9;

D’après les expériences de M. Damour, la Lévyne d'Islande perd dans l’air sec, 6,40 p. 100 de l’eau qu’elle contient et la reprend rapidement à l'air libre. Elle absorbe, dans l’air saturé d'humidité, une notable proportion d’eau qu’elle perd spontanément lorsqu'on la replace à l’air libre. Elle commence à perdre de l’eau lorsqu'on l'expose à une température de 70°; on peut la chauffer jusqu'à 225° et lui enlever 12 à 13 p. 100 d’eau sans modifier sa proprièté hygroscopique. Un gramme perd 05,183 à 360°, et la propriété hygroscopique disparaît; la perte s'élève à 0,195 au rouge sombre et elle s'arrête définitivement à 0,210 au rouge blanc; la matière est alors très-boursouflée. Au chalumeau, se gonfle et fond en verre blanc bulleux. Soluble en faisant gelée, dans les acides chlorhydrique et azotique.

Les analyses de M. Damour faites sur des cristaux triés avec soin et séparés de toute substance étrangère, conduisent à la

formule : R, A1, S® + 5H qui correspond, pour R — Ca, à : Silice 41,95 Alumine 24,02 Chaux 13,05 Eau 20,98; une petite partie de la chaux est remplacée par de la soude et de la potasse.

Analyses de la Lévyne : a, d'Islande, en cristaux transparents,

desséchés au-dessus de l'acide sulfurique (moyenne de trois opéra-

MESOLINE. 581

tions), par Damour; b, d'Islande, en cristaux transparents exposés à l'air libre, également par Damour; c, des Féroë, par Berzélius; d, de l’île de Skye, par Connel; de la mésoline des Féroë, e, par Berzelius.

a b C d e Silice 4,8 43,80 48,00 46,30 47,50 Alumine 23,71 93,80 20,00 92,47 21,40 Chaux 10,71 9,70448/352009/72/0070 00 Soude 1,38. 1,89 2,86 1,55 4,80 Potasse 4,64 4,09 O1 4,96 »

Eau 17,4 21,00 49,30 49,51 18,19 Magnésie » » 0,40 » »

99,36 101,28 99,32 100,81 99,79 Densité : 222109 01 » » »

La Lévyne, en petits cristaux maclés fortement aplatis suivant at, quelquefois accompagnés de chabasie, d’analcime et de Heulandite, a d’abord été découverte dans les cavités d'une amygdaloïde, a Dalsnypen aux Féroë. Je l'ai retrouvée en plusieurs points de l'Islande, principalement dans la partie orientale : à l’Onundarfjord et au Dyrefjord, en cristaux tapissant, presque exclusivement en certains points, les géodes d’une amygdaloïde qui en d’autres points renferment surtout de la chabasie, de l’analcime ou de la Thomsonite globulaire (mésole), avec un peu de calcédoine ; près de Mossfell, sur les bords de la Leiruvogsà,; à la colline de Reynivallahäls au-dessus de Reynivellir, en cristaux épais dont l'aspect rappelle celui de la phacolite, dans un basalte amygdalin formant de belles colonnes; à Thyrill, au fond du Hvalfjord, dans la même roche, avec Heulandite, analcime, apophyllite et mésolite; à Hruni, sur les bords de la Laxä, dans une amygdaloïde, avec mésolite et chabasie. Dans la partie orientale de l’île, la Lévyne paraît beaucoup moins développée, et je n’en ai rencontré que quelques eristaux à l'entrée du Rôdefjord , avec analcime et Thomsonite globulaire. A la pointe au-dessus de Midivaag dans l’île Waagôe, l’une des Féroë, je l'ai observée en petits cristaux remplissant des amandes dans une sorte de conglomérat formé de grands cristaux de labradorite, et contenant cà et la d’autres amandes tapissées de Heulandite. On la cite aussi à Glenarm et à l’île Magee, comté d’Antrim, en Irlande, dans les cavités d'un trapp; à Magilligan, comté de Londonderry; à l’île de Skye; à Hartfield Moss, comté de Renfrew en Ecosse (variété rougeätre appartenant probablement à la Gmélinite); a Godhavn, île Disco, Groëénland. La mésoline de Berzélius, assez difficile à distinguer, est une substance grenue, blanche, qui remplit les petites cavités de certaines amygdaloïdes des Féroé, tandis qu'elle forme dans les plus grandes de ces cavités un enduit sur lequel sont implantés les mamelons radiés de mésole

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