‹ Manuel de minéralogieChapitre 132 sur 159 · CT TE · texte numérisé non relu

CT TE

; UIGITE. DOLIANITE. CHLORITES VE verdâtre. Elle est attaquée par l'acide chlorhydrique avec dépôt de silice floconneuse. M. Whitney a obtenu dans deux analyses, 7 : et Æ: : nie

SEAT Re Ve Ga EN KR TITI |

“j. 36,99 25,49 6,48: 19,90 3,70 0,40 7,22 — 100,18 Nm

En 37, Ha .9495 (6:96: 21,68 L,88 9,11 — 100,25

On ne l'a encore rencontrée qu'en petites masses roulées et polies

à la surface, ressemblant un peu à certaines variétés de malachite,

sur les côtes de l'île Royale, au lac Supérieur.

. Ba uïgite de M. Heddle est une zéolite encore mal connue qui se présente en lames groupées en gerbes, avec une structure qui rappelle celle du mica palmé et dont l'aspect tient le milieu entre celui de la mésole et celui de la gyrolite. Son éclat est nacré; elle est blanche avec une teinte jaune; elle est fragile; sa dur. =5,5;.sa dens. — 2,284. Au chalumeau, elle fond facilement: et sans boursouflement, en un émail opaque. Elle contient, d'après une analyse

de Heddle : Si 45,98 Â121,93 Ca16,15 Na4,70 H11,25—100,01. Elle forme des amandes dans une amyedaloïde avec Thomsonite globulaire (féroélite) et analcime, à Uig, île de Skyé.

Sous le nom de Dolianite, M. Krantz a trouvé dans une collection anglaise une substance en lames enchevètrées, formant des espèces de cônes à structure flabelliforme, facilement elivables. dans une direction, transparentes lorsqu'elles sont très-minces, et offrant un aspect qui rappelle celui de certains tales ou d’une apophyllite légérement altérée. J'y ai constaté l’existénce d’une double réfraction notable, à un äxe négatif perpendiculaire au plan des lames. Son éclat est nacré, sa couleur blanché, sa dureté très-faible. Elle dégage un peu d’eau dans le matras et fond difficilement au chalume ‘au sur les bords, en émail blanc. Une analyse dont je ne connais pas l’auteur, el qui accompagnait l'échantillon,

a donné : Si53,24 125,46 Ca 573 Mg 0,02 H 4,04 — 98,40. Elle vient de Knock Station, dans l'Ayrshire en Écosse: et elle parait engagée dans un trapp noir.

GROUPE DES CHLORITES.

Le nom de chlorite a été pendant lon stemps appliqué à une série de substances vertes, se placant par leur structure et leur dureté, “entre le talc et le mica, facilement clivables dans une direction en

lames minces flexibles mais js très-peu élastiques , et composées es-

sentiellement de silice, d’alumine, de magnésie, d'oxyde de fer et

d’eau. Les travaux entrepris depuis quelques années sur ces substances, ont conduit à séparer, sous les noms de pennine, de clinochlore et de ripidolite, trois espèces bien définies aux-

quelles viennent se rattacher un grand nombre de variétés que leurs caractères plus ou moins vagues ne permettent pas de classer

d'une manière. certaine. Les propriétés optiques et cristallographiques fournissent d'ailleurs le meilleur moyen que l’on possède pour distinguer toutes ces substances les unes des autres.

PENNINE: Frôbel. Mica triangulaire; Haüy. Wasserglimmer.

Hydrotalc; Necker.

Rhomboëdre aigu de 65° 28’.

Angle plan du sommet 44° 4540”.

j ANGL. MESURÉS ; à ANGL, MESURÉS ; ANGLES CALCULÉS. ANGLES CALCULÉS.

DES CLOIZEAUX, . DES GLOIZEAUX.

*alp 103045 103°40' à 50! | pp 65°28' are culm. 65°30/à 66° paul 15230! macle 4153° envir. (1) . | pp 114932! art basiq. 11430"

Formes ordinaires : p, sur les très-petits cristaux, alp, fig. 162.

pl: XXVIIT ; afp d'. La base a!, quelquefois triangulaire {mica triangulaire de Haüy), prend souvent une telle extension sur les gros cristaux, qu'ils se réduisent à l'état de larges tables hexagonales dont les pans font alternativement avec cette base un angle obtus et un angle aigu. Le prisme d'est très-rare. Macles de deux individus assemblés par leurs bases; l’un des individus restant fixe,

l'autre peut être regardé comme ayant tourné de 60° autour de l'axe vertical, fig. 163. La face a! est ordinairement unie; les faces p sont striées parallèlement à leur intersection avec ai et quelquefois ondulées. Clivage facile suivant a!, permettant de diviser la substance en lames très-mincés; traces suivant les faces du prisme hexagonal se manifestant surtout dans les lames minces. Translucide; transparente en petits cristaux ou en lames minces. Double réfraction peu énergique à un axe, négatif dans la plupart des échantillons de Zermatt et dans ceux de Binnen et du Tyrol,

(1) Ces mesures ont ‘été prises au goniomètre de réflexion sur de très -petits cristaux nets, à surfaces miroitantes et assez unies, à un axe optique positif, de Zermatt et d'Ala. En-opérant autrefois sur de gros cristaux à faces assez inégales, à un axe »#égatif, de Zermait, j'avais obtenu approximativement 2 p —63°15/ arête culminante, :

PR PENNINE. CA 1 SPEARS Le

: PENNINE. 451

positif dans quelques cristaux de Zermatt et dans ceux d'Ala. Des lames de Zermaitt offrent quelquefois, comme certaines apophyl- Jlites, la réunion de plages négatives et de plages positives limitées par des contours vagues. Dans les cristaux négatifs, la double ré-. fraction se manifeste au microscope polarisant par une croix noire assez nette, traversant un fond bleu et se disloquant souvent d'une manière irrégulière; dans les cristaux positifs qui sont moins biréfringents que les premiers, la croix noire est faiblement indiquée et le fond est vert. Quelques échantillons d'Ala paraissent totalement dépourvus de double réfraction. Dans un faisceau polarisé de rayons parallèles, la structure offre un lacis de fibres tordues et serrées les unes contre les autres, et il est probable que: c’est à cette structure qu'est due la grande quantité de lumière absorbée par la pennine. J'ai obtenu : w—1,571 :—1,576 ray. rouges, sur une pennine négative de Zermatt (1). Eclat vitreux un peu gras : sur les faces du rhomboëdre; légèrement nacré ou métalloïdé sur les bases. Vert noirâtre sur les faces des gros cristaux; vert clair ou vert émeraude sur les bases. Dichroïsme très-marqué : la lumière qui traverse les petits cristaux dans le sens de-leur axe principal leur donne une belle couleur d'un vert émeraude; celle qui passe normalement à cet axe les colore en brun ou en rouge hyacinthe. Poussière d’un blanc légèrement verdâtre, onctueuse au toucher. Très-ductile mais non élastique en lames minces. Dur. — 2,5 environ, sur La base; 3 environ, sur p. Dens. — 2,653 à 2,659.

‘Dans le matras, dégage de l’eau. Au chalumeau, s’exfolie, blanchit et fond difficilement en émail grisätre. En poudre fine, s’attaque complétement par l'acide chlorhydriqne, à l’aide d’une ‘ébullition prolongée.

L'une ‘des formules simples exprimañt le mieux les rapports :

doxysene indiqués par les analyses est Mg7, Al, Sit+5H; si l’on admet que + de la magnésie ést remplacée par dé l’'oxyde ferreux, elle donne : Silice 32,50 Alumine 13,95 Oxyde ferreux 6,82 Magnésie 34,54 Eau 12,19; d’après des expériences directes de M. Marignac, une petite quantité du fer existe à l’état de peroxyde.

Analyses de la pennine: a, en cristaux très-purs de la vallée de Zermatt; b, en masses cristallines feuilletées de la vallée de Binnen

en Valais, toutes deux par Marignac; c, de la vallée de Zermaitt, par

a) L'observation a été faite sur deux prismes dont l’arête réfringente avait. été taillée, pour lun parallèlement, pour l’autre normalement à l’axe principal du rhomboëdre. Les résultats ont été :

©—1,51711 e—1,5161 arête parallèle à l'axe principal ; 15772 1,5759 arête normale à l’axe principal.

Lis LEUCHTENBERGITE.

Schweizer ; d, accompagnée de tale et de grenats, de la vallée de Saint-Nicolas Zermatt) en Valais, par Mac- Donne: e, en beaux eris- taux du Rympfischwäng, au glacier de Findelen au- dessus de Ler-

matt, par V. Merz.

a b e DRE

Silice 33,36 33,05 33,07: 33,641 33,26, 000 Alumine 13,24. : 13,46 9,69 10,62 11-690 0 Oxyde chromique - .. 0,20 © ,24 RD) traces »

Oxyde ferreux Fe 5,93 Fe 6,12 11,36 ‘883 MONS Magnésie 34,21 3317 1 32,34 - 34,95 35,18

Eau 12,80 12,52 12,58 12,40 192,18

Les petites différences qui existent entre les enieie de ces di-

verses analyses tiennent probablement : à la pénétration intime de

la plupart des cristaux de pennine par une substance en fibres in-

colores, et par des grains octaédriques de fer oxydulé dont Ja ne sence a été Signalée par M. Kenngott.

La pennine, en cristaux de grosseurs très -variables, ou én masses lamellaires cristallines, se trouve principalement avec grenats et idocrase, dans un schiste chloriteux et amianthoïde, ad milles des roches serpentineuses qui entourent le Mont Rose, notamment sur les moraines du glacier de Findelen, situé au-dessus de Zermatt au fond de la vallée de Viége en Valais. On la rencontre aussi dans un schiste micacé grisâtre de la vallée de Binnen en Valais (hydrotale de Necker, mica triangulaire de Haüy); au pied du Simplon: à

Ala, val de Lanzo en Piémont, avec clinochlore et diopside;. au

Schwarzenstein en Tyrol; à Taberg en Wermland (grandes lames d'un vert bleuâtre, légèrement nacréés, à un axe positif très-net,

engagées dans une masse de trémolite grise et de calcaire Lunel

laire Plane etintitulées {abergite).

Il existe, dans la collection de M. re un très-gros ris de localité inconnue, qui offre eXfactement la forme et les stries indiquant le clivage basique de la pennine; ce cristal, quoique terminé par des plans unis et miroitants, offre une cassure grenue

et se compose intérieurement dune substance écailleuse, pulvé-

‘rulente, qui paraît se rapporter à la DTTQEEE écailleuse. :

La Leuchtenbergite, regardée par quelques ee

comme une espèce particulière, et par d’autres comme une pseudo- :

morphose du tale ou de la chlorite, offre des prismes. hexagonaux droits de 120°. Suivant M. Kenngott, la base serait quelquefois remplacée par une face faisant avec les pans latéraux du prisme des angles de 93° et de 87°; en général, les cristaux présentent une alté-

ration superficielle, qui ne permet de les mesurer qu'au goniomètre

d'application. Clivage facile suivant la base; traces suivant les

faces du prisme. Opaque; translucide; transparente en lames .

minces. Double réfraction assez énergique à un axe positif et nor-

CHLORITE BLANCHE. RÂMMERÉRITE. 459

mal au clivage basique; dans des lames suffisamment épaisses, on aperçoit, outre une croix noire très-nette, les trois premiers anneaux. Eclat gras sur la base; vitreux sur les plans de clivage; terne sur les faces du prisme. Blanc jaunâtre. Poussière blanche, onctueuse au toucher. Flexible mais non élastique, et assez fragile en lames minces. Dur. —%,5. Dens.—92,71. Composition très-voisine de celle de la pennine, d’après deux analyses faites sur des cristaux des Schischimskaja Gora près Slatoust, l’une, J par Komonen l'autre, g, par Hermann :

CHERE Me Ua CH f. “34,23 16,73 3,02 34,92 1,58 8,62 — 99,10 g. 32,35 18,00 4,37 32,29 .» ‘12,50 — 99,51

M. Kenngott a observé, dans des lames de Leuchtenbergite, de très-petits cristaux de grenat rouge qui influent probablement sur le résultat des analyses. Quand au chiffre peu élevé obtenu pour. l'eau par Komonen, il provient sans doute d’une calcination i imparfaite, La Leuchtenbergite, en larges tables hexagonales plus ou moins profondément altérées, empilées confusément les unes sur les autres,,ne s’est encore rencontrée qu’ aux environs de Slatoust dans l'Oural.

La chlorite blanche de Mauléon se présente en très-petites lames hexagonales, translucides, à un axe positif de double réfrac- , tion, à éclat faiblement nacré, blanches, d’une dens. — 2,615. Son

analyse a donné à M. Delesse : Si 32,1 A118,5 Fe0,6 Mg 36,7

H 42,1 — 100,0; on peut donc la considérer comme une Leuchtenbergite sans fer, Les lames, ordinairement groupées en roses, sont engagées dans un calcaire compacte gris jaunâtre, avec crisfaux de dipyre transparent et cristaux de quartz d’un gris bleuâtre . offrant au centre un petit eylindre de matière talqueuse, sur la rive: droite du Saison, à quelques pas du moulin de Libarens près Mauléon, Basses-Pyrénées, ;

Kämmerérite; Nordenskiôld. Rhodophyllite; Genth. Chrom-. ‘chlorite; Hermann. Prisme hexagonal régulier dans lequel d : À :: 4000 : 4456,243. Ordinairement en pyramides basées plus ou. moins aiguës, à six faces fortement striées horizontalement. M. de Kokscharow cite sur des cristaux de l’Oural deux pyramides dont June, b°16, fait avec la base un angle de 409°4' {observé 108°58' à 109°8') et dont l’autre, b!?, fait avec la même face un angle de 95°33! (observé 93032’ à 95°34/). Une troisième pyramide à peine distincte de la seconde s’inclinerait sur la base de 94°.à 95°16° (1).

ms

(1)-On peut supposer que les pyramides résultent, comme celles du quartz, de la combinaison de deux rhomboëdres inverses l’un de l’autre, et, chercher les lois de dérivation de ces deux rhomboëdres par rapport à celui de la pennine. On trouve ‘

0 KÂMMERÉRITE.

La Kämmerérite de Texas en Pennsylvanie offre quelquefois des troncs de pyramides hexagonales à faces striées, et plus fréquem-

ment des tables épaisses, hémitropes cemme celles de pennine re-

présentées fig. 163, pl. XXVIIL. Ges tables se composent du rhomboëdre primitif de la pennine, d'un rhomboëdre direct a? beaucoup plus obtus, et de la base a'; j'ai trouvé sur des échantillons à faces

miroitantes et assez unies, a! a? — 122 environ (le calcul exige

121°27'); atp==103°45. Clivage très-facile suivant la base. Trans. lucide ; transparente « en lames minces. Double réfraction très-

faible à un axe positif. La croix noire se divise presque toujours

d’une manière plus où moins marquée. Eclat vitreux sur les faces

latérales; faiblement nacré sur la base. Violet rougeàtre; rose

fleur de pêcher. Des lames hexagonales, extraites des cristaux

de Texas, sont souvent traversées perpendiculairement à un de

leurs diamètres par une bande étroite de clinochlore d'un vert

clair, à double réfraction énergique, à axes écartés (60° à 70°) dans

un plan normal aux eôtés les plus longs de la bande et à bissec-

. trice positive oblique au plan de la base. Quelquefois un petit

prisme de Kämmerérite est au contraire enveloppé par un gros

cristal -de clinochlore {voy. plus loin au clinochlore). : Poussière

blanche. Les lames minces sont très-molles, très-flexibles, mais

non élastiques. Dur.—1,5 à 2. Dens.—2,62 (Oural, Hermann); 2,617 à 2,620 (Texas). Au chalumeau, fond difficilement en verre

grisâtre, Avec le borax, donne la réaction du chrome. Complé-. tement attaquable par l'acide sulfurique.

Analyses de la Kämmerérite : de Bissersk, gouvernement de Perm, a, par Hartwall; cristallisée, des environs du lac Itkul, cercle de Katharinenburg, b, par Hérmann; de Texas, comté de

Lancaster en Pennsylvanie, c, par Smith et Brush (moyenne de deux opérations), d, à structure fibro-lamellaire, par Garrett, e, fibreuse, d'un bleu rougeâtre (Chromchlorit), accompagnée de Pen- : nite et d’emerald-nickel, par Hermann, j, (rhodophyllite) par Genth.

a b Ce d e RE

Alumine 15,2 45,94 10 2 11,82. 15,10 11,14 Oxyde. chromique 1,0 4,99 k 7 3,60 : 10:90, 1, :16/850007

Oxyde ferreux AL 5h20 :32 Fe 78 2,50 Fe4,06 Fe1,43

Magnésie 31,5 33,45 36,00 24,97 35,24 35,22

Chaux 45 » » EAA Ni0,25 Na, Li 0,28

Potasse » » etNa0.35 Ni0,67 » 0,10

Eau 13,0 12,05 12,95 13,58 12,75 13,12 99,7 400,33 99,68 98,94 400,12 . 401,09

Densité : » 2,62 DO MED NES 2,647

ainsi que la pyramide la plus obtuse serait composée du rhomboèdre direct as et de son inverse e#17, avec l'incidence af a8—109°16!, tandis que la pyramide la

RHODOCHROME. VERMICULITE. 414

Les divergences existant entre les résultats de ces analyses proviennent très-probablement du peu d’homogénéité de la substance et de mélanges semblables à ceux LE j'ai constatés dans les crisfaux de Texas.

La Kämmerérite, en petits cristaux ou en masses à huchue fibro-lamellaire ou grenue, se trouve généralement dans la serpentine sur du fer chromé : dans l'Oural, à Bissersk gouvernement de Perm, près du lac Itkul cercle de Katharinenburg, et aux environs de la rivière Tremel près Miask, avec Ouwarowite; à Texas, comté de Lancaster en Pennsylvanie, souvent associée à des cristaux de clinochlore; à Haroldswick, île d'Unst, une des Shetland. On lui rapporte le rhodochrome qui se présente en masses compactes ou écailleuses, fortement translucides, d’un noir grisâtre ou verdâtre en gros fragments, d'un rose fleur de pècher ou d’un bleu violet en lames minces, à poussière rose, d'une dur. — 2 à 3, d'une dens.— 2,65 à 2,67, difficilement fusibles sur les bords en émail jaune, donnant une perle verte avec le borax et s'attaquant par l'acide sulfurique. Une analyse faite par Hermann, sur un échantillon du lac Itkul dans l’'Oural, a donné :

Si 3464 A110,50 6r5,50 Fe1,80 Mg35,47 H 12,03.— 99,94. On le rencontre avec du fer chromé, au lac Itkul et à Kyschtimsk, Oural; à l’île de Tino en Grèce, et à Gulsen près Kraubat en Styrie.

La ho die se présente en petites masses écailleuses; elle se clive en lamelles hexagonales difficiles à obtenir très- -minces et ne elle offre une double réfraction très-faible à un axe négatif (1). Son éclat est gras et sa couleur vert foncé. Elle est très-tendre, très- moîle, sans aucune élasticité et onctueuse au toucher: sa dens. — 2,756. Chauffée de 260° à 315° C., elle gonfle énormément et s’exfolie en se tordant; dans le matras elle donne de l’eau un peu alcaline et au chalumeau elle fond facilement en un verre vert jaunâtre. Elle est attaquée par l'acide chlorhydrique. Une analyse de Crossley conduit à la regarder comme une pennine

très-ferrifère ; les nombres obtenus dans cette analyse sont: Si 35,74 :

Â116,42 Fe10,02 Mg927,4 H 10,30 — 99,92. On la trouve engagée dans une gangue stéatiteuse, à Milbury en Massachusetts.

Un mine feuilleté verdâtre, connu sous le nom de stéatite de Snarum et déjà examiné par MM. Hochstetter, Giwartowsky et Hermann, a de nouveau été analysé par M. Rammelsberg. Les ré-

plus aiguë serait formée par le rhomboëdre direct et et par son inverse e72, avec l'incidence at er —95°357, (4) J'ai examiné les propriétés optiques sur un fragment original envoyé par - M. Dana à l'École impériale des Mines.

(TRES PSEUDOPHITE. CLINOCHLORE.

‘sultats obtenus par ces divers chimistes sont assez peu concordants et semblent prouver que la substance n’est pas bien homogène; elle. se rapproche de la Renan par sa composition qui à donné à

M. Rammelsberg : &i 34,88 Â112,48 Fe5.st Mg 34,02 l 15,68— 100,87. Elle accompagne la Vülknérite, à Snarum en Norwège,

La pseudophite de Kenngott est en masses amorphes, à cas= sure imparfaitement conchoïdale ou écailleuse, translucides sur les. bords, mates ou faiblement juisantes, grisâtres ou d'an vert grisâtre plus ou moins sombre, à poussière blanche onctueuse. au toucher, ayant une dur,—2,5 et une dens.—92,75 à 2,17. . Au chalumeau, elle devient blanche sans fondre. Elle est difficilement et imparfaitement attaquée par l'acide chlorhydrique. On peut la considérer comme une pennine compacte, d'après la moyenne sui-

vante de deux analyses faites par M. de Hauer : Si 33,42 Âl 15,42

Fe 2 2,58 Mg 3 34,0% if 42. 68 — 98,14. Eftlesert de gangue à l'enstatite du Mont Zdj ar près Aloy sthal en 1 Moravie.

CLINOCHLORE ; W. Blake. Klinochlor; Allem. Chlorite hexagonale; Des Cloizeaux. Ripidolith; de Kobell. Chlorite, en partie. Tale chlorite; Haüy. Prismatischer Talk-Glimmer; Mohs.

- Prisme rhomboïdal oblique de 125°37 ; b:h::1000:738,768 D — 866,025 d — 500.

Angle plän de la base — 120°.

Angle plan des faces latérales — 103° 11128”.

ANGLES CALCULÉS. ANGLES MESURÉS. ANGLES CALCULÉS. ANGLES. MESURÉS

*mim 125037 125°37! Kok. moy.| pe“ 120°21! 12030’ Dx. moy.

m gl AATe11/30/ » peil: 113042 MO

m g2 150212’ » pel* 108°4%/ 10814’ Kok, moy.

gt g? A%6°59/30" » pg! 90° »

[poil 12507! 1254" Kok. moy. [| pd1* 127043) »

pañ? adj. 12208! » |. pdt? 118°59/ 119°5' Kok. moy.

pat adj. 103°55 » “pm antér. 113°57 113257! Kok. moy. L pat adj. 7207 » p b3l4 adj. 118°32/ 118028 Hyle moy. ras pb?8 äadj. 113°28/ »

pes 13347 133°14' Dx, moy. | *p#!?adj. 1026130! 102630 K mov.

pe35 128019 128°49 Dx. moy. | pre post. 66°3/ »

nets 125030’ Dx. moy. °

Kok. moy. Kokscharow, moyenne de mesures prises sur des cristaux de l'Oural. Dx: moy. Des Cloizeaux, moyenne de mesures prises sur des cristaux de Pfilsch.

.. CLINOCHLORE.

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