‹ Manuel de minéralogieChapitre 140 sur 159 · ER SR . .2E — 7450 G · texte numérisé non relu

ER SR . .2E — 7450 G

HO AMHLIS:

440 re

1,5] ET ANSE ARE RÉ D RE Ne UE St M A TE RTE RD OUPS Grandes lames d’un vert olive très-clair, de Fossum, Nor-

CORNE TR NL ÉRER AS ASOCS SE ROUE OR Se 66° S. Gros cristaux bruns avec clivage suivant gt et g2,d Ecosse. 68° S, Grandes lames transparentes, incolores, de Tarascon,

NTIC R ER RSR le ra eme e fouet ele elite te re ele 69 S. Grande lame blonde, provenant du docteur Wollaston. . . TA°NS, Longs octaèdres blonds, dans un granite graphique, de

ME NE NS MR EE Gas:

Mica d’un blond jaunâtre, à éclat argentin, d'Uto, Suède. DRASS

Un mica de Schlaggenwald, accompagné de fluorine et de carpholite, m'a offert de grandes lames hexagonales composées de six secteurs triangulaires assemblés suivant des faces 2. L’écartement des axes est très-variable maïs toujours assez faible, dans les diverses plages d’un même secteur; leur orientation, parallèle à la petite diagonale vers la partie centrale, est perpendiculaire à cette direction vers l'enveloppe extérieure. Quant à la couleur, elle est distribuée par bandes concentriques alternativement vertes, brunes et grises, en marchant de la périphérie vers le centre.

3° Parmi les micas dont les deux axes optiques paraissent réunis en un seul, on peut citer d'après Grailich : un mica vert foncé, du Zillerthal; un mica vert, de Norwège; un mica vert olive, de Kariat; un mica en lames minces, rouge de sang, dans du quartz, de Besztercze en Hongrie; un mica dans le calcaire avec. chalcopyrite, de Rézhänya en Hongrie: un mica rouge foncé Jaxs le granite, de Magurka en Hongrie; un mica bleuâtre, d'Altenberg un mica noir, de Horn, Haute- “Autriche, etc.

M. de Senarmont s'est assuré que des changements considérables de température ne.modifient d'une manière appréciable l’écartement angulaire des axes optiques, ni dans les micas où cet écartement est considérable, ni dans ceux où il est sensiblement nul. La dispersion des axes est appréciable dans les micas à axes écartés où les couleurs qui bordent les hyperboles indiquent toujours £ > v: elle est au contraire très-faible et quelquefois complétement nulle dans les micas à axes rapprochés; dans ces derniers, il m'a paru qu'on avait pb > v lorsque le plan des axes coincide avec la grande diagonale et p < vw lorsqu il coincide avec la petite diagonale de la base, Eclat nacré où argentin et semimétallique sur les faces du clivage basique, vitreux ou légèrement adamantin sur les faces des cristaux. Incolore; blanc teinté de rougeâtre, de jaunâtre, de grisâtre; rouge; rose; jaune, blond; brun tombac : vert; bleuâtre: gris; noir. Les couleurs sont souvent différentes pour la lumière réfléchie et pour la lumière transmise. Dans certaines variétés, des lignes droïtes se détachent par leur nuance plus foncée sur la teinte ‘généralé de la lame, suivant la direction des faces m, h!', g°, g'; quelquefois aussi une même plaque offre des plages de couleurs différentes. Polychroïsme plus

190 ce

ou moins marqué. Des cristaux de Biotite d'un jaune verdâtre, du Vésuve, paraissent verts lorsque la lumière les traverse perpendiculairement à leur base, et d’un rouge hyacinthe lorsqu'elle passe parallèlement à cette face. Poussière blanche ou grisätre: Se laissant couper au Ces Flexible et élastique en lames minces, Dur, —92,5. Dens. — 2,78 à 3,1. D'après Grailich, pour divers micas d’une même localité, une augmentation de densité correspondrait à un écartement plus grand des axes optiques. Sept variétés de Pressburg en Hongrie lui ont donné :

Densité : : .. QE 935 21758 9,782 9790 2703 2706. Ecartement apparent: 6942 70° (70°30’ ‘7l1°12 72018 72094) 90

Dans le matras, tous les micas dégagent, en plus ou:moins grande quantité, de l’eau chargée d'acide fluorhydrique. La réacon sur le verre est surtout marquée avec les micas lithiques ; elle est quelquefois presque nulle avec les micas magnésiens. Au chalumeau, les micas magnésiens à axes peu écartés fondent difficilement en verres gris ou noirâtres; avec les flux, ils donnent une forte réaction de fer. Les micas potassiques à axes écartés fondent plus ou moins facilement en verres bulleux gris ou jaunàires. Les micas lithiques fondent très-facilement, et ils colorent la flamme en rouge, soit seuls, soit mélangés avec de la fluorine et du bisulfate de potasse. Tous sont difficilement attaqués par l’acide chlorhydrique; mais les micas magnésiens sont complétement décomposés par l'acide sulfurique qui laisse la silice sous la forme de petites écailles blanches, nacrées; les micas lithiques réduits en poudre fine après fusion, font gelée avec les acides. Les micas magnésiens, la plupart d'un vert foncé, bruns ou noirs, à axes optiques réunis ou très-rapprochés, renferment environ 40 p. 400 de silice, avec une quantité de magnésie qui s'élève jusqu'à 30 p. 100,.5 à 10 p. 100 de potasse et souvent une forte proportion d'oxyde de fer. La seule conclusion générae à laquelle conduise la comparaison des nombreuses analyses qui en ont.été"faites jus-

qu'ici, c'est que la somme de l'oxygène des bases R et Rest égale à l'oxygène de la silice, et que leur composition se rapporte assez

bien à la formule : R: R, Si.

Analyses du mica : a, vert, du Vésuve, par Kjerulf; b, vert noiràtre (Biotite), du Vésuve, par Chodnew: c, brun | hlogopite très-facilement fusible en émail blanc et colorant la fe mme en rouge), du comté Jefferson Etat de New-York, par Meitzendorff (moyenne de trois opérations); d, verdâtre e (phlogopite difficilement fusible), dans le calcaire grenu du Saint-Philippe dans les Vosges; e, vert foncé, difficilement fusible, complétement attaquable par l'acide chlorhydrique, de la protogine des Alpes, toutes deux par Delesse; f, vert foncé (Biotite), de Monroe, New-York, par Smith et Brush; g, vert presque noir, à un axe, de Bodenmais, par de Kobell; ,

MICA. à 491

vert (Chromglimmer), du Sehwarzenstein dans le Zillerthal, par Schafhäut]. L : A a b CEA e [ g k

Silice k4,63 40,91 41,380 37,54 41,22 239,88 40,86 47,68 ° Alumine 19,04 17,79 15,35: 19,80 13,92 14,99 15,13 45,15 Oxyde ferrique k,92 141,02 4,47. 4,80 26,90: 7,68: 13,00 | 5,72 Ox. manganeux » » » 0,10: 41,09 » 7 4,05 Magnésie 20,89 19,04 98,79 30,32 4:70 23,69 22,00 441,58 Potasse 6,97 9,96 JO ETAT, 216,05 9 1140181830 MSN Soude 205 2 4 et li0,65 00 1500 (1:40 | 4,12 : 4 PIN Chaux 5 CET) 0/70 2,58 CIO,ÉE. . » Er 5,00 Fluor » » 304 0220 1/08 ND IAE) trace Perte au feu (1 Er REC 0,28 | 4,54 0,90, 4,30) 0,44 2,96

98.67 99,02 401,14 100,16 400,34 99,16 400,26 98,38 Densité : » SE » 2,146 3,127 » » DIE

‘Les micas Hess. ordingirement blancs ou d'une couleur pâle, quelquefois bruns ou vérts, à axes optiques écartés de 45 à 75° environ, contiennent peu ou point de magnésie. Leur composition est encore plus variable que celle des micas magnésiens, et.il n’est pas possible d'exprimer par une formule simple les Ée des. analyses que l’on en connait.

Analyses du. mica :- 5, be de Litchfield, Etat du Maine, par Smith et Brush; 7, du - val Glendalough, comté de Wicklow en Irlande {2E — 70° 21). par Haughton; k, blanc verdâtre, mélangé de calcaire et pseudomorphosant la scapolite, de Pargas, par de Path (devient blanc d'argent sans fondre, au chalumeau, et s'attaque imparfaitement par l'acide chlorhydrique); /, blanc, pseudomorphosant Fandalousite, de Lisens en Tyrol, par Roth; m, jaune d'or, d'Utô en Suède, par H. Rose; n, gris, à lames courbes, de Broddbo près Fahlun, par Svanberg; o, (margarodite) de Monroe, comté d'Orange, par Smith et Brush; p, vert émeraude (Fuchsite), du Schwarzenstein dans le Zillerthal, par Schafhäutl.

i î Ed NO) n 0 p Oxyde ferrique 1,34 4,69 5,46 412 3,20 5,37 2,90 1,80 Oxyde dé chrome . » » » » Mn0,81 Mn1,50 » 3,95 Potasse 620 9,9 7,56) eg 10/60. 8,84 Li. 1076, Soude CELLES POULE) POTTER » » PT UNE Magnésie . 0210531 0,90, #0/:0::7 0:39 » » 1,02 0,71 Chaux 0,50 41,09 92,41 0,98 » » C10,31 0,59 Fluor trace. » » TRS D 053120 07200 820086 Perte au feu 5160 0622003810 0 BL 00I AI08 NS POSTE)

PT Ça

98,60 98,92 99,11 100,00 101,47 99,54 99,95 100,92 Densité : 2162/1930 2,833 D » » » DE

Les micas lithiques ou lépidolites, sont généralement d'un

rose rouge, d'un violet gris, jaunâtres ou blanchâtres. Leur composition est très-variable, comme celle des micas potassiques, et ne saurait être exprimée par une formule un peu simple.

Analyses du lépidolite : de Zinnwald dans l’'Erzgebirge, q, par

C. Gmelin, 7, par Rammelsberg; d’Altenberg dans l’Erzgebirge, s, par Stein, brun, de Cornwall, {, par Turner; de Rozena en Moravie, w, par Regnault, v, par Rammelsberg; de Chursdorf en Saxe, x, par Gmelin; de Juschakowa dans l’Oural, y, par Rosales.

q r s CARS DIR MENT y Silice 46,23 46,52 47,01 40,06 52,40. 51,70 52,25 48,92 Alumine 14,14 21,81 920,35 922,90 26,80 26,76 928,34 20,30 Oxyde ferrique 47,97 4,68 414,34 9706 » D »

Oxyde ferreux » 6,80 » D M A ee 5 Ox. manganeux 4,57. 4,96 1,53 1,79 M0 4,66 Mn 1,29 Mn 4,06 Mn 4,67 . Lithine 4,20 : 1,97 ‘4,38. 9,00 |. 4 85e 1 27 ENORME Magnésie » 0, »: » » 0,24 » Ca 0,12 Fluor 810 TAT 143: 9161 AS T2 SI 00 Acidephosphor. » 03 GLO,E0 0) RM 016 » Cl1,6 Perte au feu 0,83 » 1,53 » Ca 0,40 » »

EEE

Le lépidolite de Rozena est l’une des substances dans lesquelles

se trouvent les deux nouveaux métaux nommés rubidium et cæsium et découverts par MM. Bunsen et Kirchhoff à l’aide des raies brillantes qui se manifestent dans le spectre d’une flamme peu éclairante où l’on introduit une très-petite quantité de ces métaux. Une analyse spéciale du lépidolite de Rozena, exécutée par M. Cooper dans le laboratoire de Bunsen, pour la recherche du

rubidium, a donné : Si 50,32 AlMS,54 Fe 0,73 Ca 1,01 Mg 0,51

Rb 0,24 Cstraces Li 0,70 Li F1 0,99 Na F14,77 K F1 42,06 .

H 3,12 — 99,99 (le fluor a été dosé par différence).

Les micas à axes optiques rapprochés ou uniaxes (phlogopite, méroxène, Biotite), constituent les variétés les moins abondantes; ils se rencontrent surtout en cristaux tabulaires disséminés dans diverses roches, et en masses granulaires ou écailleuses. Ils forment une partie essentielle de la miascite des monts Imen et des filons de granite qui la traversent; ils sont mélangés aux schistes chloriteux en divers points de l'Oural. On les trouve : en grandes lames cristallines avec malacolite, au lac Baïkal; en cristaux plus ou moins parfaits, dans les blocs rejetés de la Somma, Vésuve, et dans ceux du lac de Laach; dans l’Eifel; à Frascati

MICARRSLE je 495

près Rome; à Sala et à Rosendal près Stockholm, Suède; à Pargas et à Abborforss en Finlande; dans un granite, à Haindorf en sie sie; dans le Zillerthal, le Pfitschthal et le Fassathal en Tyrol; à Bodenmais en Bavière; dans la protogine des Alpes; dans un por-

phyre micacé: (minette) de Servance, et dans un calcaire grenu du Sain{-Philippe, Vosges; à Karosulik, Groënland; à Ceylan; dans

l'Etat de New-York, à Monroe, Warwick et :Greenwood Furnace, comté d'Orange, à Edwards et aux Pope’s Mills, comté de Saint- Laurent (lames courbes), à Natural Bridge, comté de Jefferson, dans le comté de Putnam, à Moriah, comté d'Essex, à Gouverneur, Somerville, Rossié, Amity, etc. dans l'Etat de New-Jersey, a Lockwood, comté de Sussex, à la mine de Sterling, comté de Morris, et à la mine de Suckasunny dans un calcaire, à Franklin, Newton, etc.,; aux chutes du grand-Calumet, Canada. (longs cristaux d’un vert jaunâtre), etc. Le Chromglimmer est un mica magnésien d'un beau vert qui se trouve avec Fuchsite, au Schwarzenstein dans le Zillerthal en Tyrol.

Les micas potassiques forment un des éléments essentiels des granites, des gneiss et des micaschistes, et leurs lames sont paralèles aux strates de ces deux dernières roches. Leur mélange intime avec du quartz constitue la plupart des schistes argileux. Ils se montrent comme partie accessoire dans les leptinites (Weissstein), les syénites, les schistes chloriteux, les schistes amphiboliques, les hypérites, les euphotides, les diorites, les porphyres, les basaltes, les grauwackes et autres conglomérats, les grès et les sables quartzeux, les laves et les blocs rejetés par les volcans, les couches subordonnées de calcaire saccharoïde, de fer magnétique .et de fer oligiste, de ,pyrite, de chalcopyrite, ete. En cristaux ou en lames cristallines, ils existent souvent dans les fissures des granites, des syénites, des euphotides, des porphyres, de quelques dolomies, de quelques marbres, ou bien ils tapissent des géodes dans les filons qui traversent ces roches. Ils enveloppent ou ils pénètrent fréquemment des cristaux de quartz, de pyroxène, d'amphibole, d'andalousite, de Wernérite, d’orthose, d’albite, de Cordiérite, de pinite, de tourmaline et de quelques autres minéraux. Ils remplacent presque entièrement certains gros crisfaux qui ont conservé la forme extérieure du pyroxène et de l’amphibole, à Warwick, Etat de New-York, ou celle de la Wernérite micarelle), à Arendal en Norwège el à Pargas en Finlande. Les localités les plus remarquables par la beauté des cristaux ou Ja grandeur des lames qu'elles fournissent sont : le Vésuxe; la vallée

de Binnen en Valais; les monts Ilmen, surtout aux environs de :

Katharinenburg près des villages d’Alabaschka et de Mursinka et a la côte Est du lac Ilmen; les monts Adun-Tschilon près Nertschinsk; Ochotzk en Sibérie; les bords de la rivière Slüdianka près du lac Baïkal; les monts Tunkinsk à 400 werstes d’Irkutsk, et - quelques autres points de la Russie; Pargas et Kimito en Finlande; Finbo, Broddbo et Utô en Suède; Skutterud en Norwège; la Sau-

4984 : MARGARODITE. FUCHSITE.

SA LR

Alp et les environs de Prävali en Carinthie ; Gastein 4 Grossarl

en Salzbourg; Lisens et le Brenner en Tyrol; Narkseilsiak au

Groënland ; “Aeworth Grafton, Alstead et Orange (grandes lames grises avec {ourmalines aplaties, quartz et feldspath) en New- Hampshire; Paris, Streaked Mountain et Unity, Etat du Maine ; Monroe, Middletow n et Haddam en Connecticut; Chesterfield, Barre et South-Royalston, Chester, Russell et Goshen (lames d’un vert jaunâtre avec tourmalines bleues) en Massachusetts; Warwick, Edenville, Edwards, Gouverneur (lames roses sans lithine), etc., Etat de New-York: Pennsbury près Pennsville, Philadelphie et Leiperville en Pennsylvanie; Newton et Franklin, New-Jersey; Rio-Janeiro au Brésil; plusieurs parties de l'Hindoustan, etc. Le mica, en cristaux formés de lames courbes hémisphériques, à axes écartés, se trouve principalement à Skogbôle, paroisse de Kimito en Finlande; à la carrière de la Vilate près Chanteloube, département de la Haute-Vienne, et dans les vallées de Pfitsch et de ZLiller en Tyrol; il en existe des boules très-remarquables en Moravie. Quelques granites à gros grains des Hautes-Pyrénées, des environs de Bagnères-de-Luchon, et de la Vilate, offrent de beaux échantillons du mica palmé qui se compose de lamelles étroites et allongées, d'un blanc argentin, groupées en forme de plumes; cette variété, à axes écartés, existe aussi à Aschaffenburg en Bavière. Les grandes lames provenant de Sibérie et de l'Hindoustan, dont les dimensions transversales dépassent souvent 25 ou 30 centim. sont employées dans la tabletterie et quelquefois pour le vitrage des navires; à Pondichéry, des artistes s’en servent pour y peindre des-fleurs et des costumes indigènes.

La margarodite de Schafhäutl (tale endurci, Verte Talk) possède un éclat plus nacré- ou plus argentin et est généralement moins transparente et moins élastique que. les micas ordinaires; elle se présente à l’état de lamelles et d’écailles formant HE masses radiées, ou à l’état grénu; sa dur. —2 à 3, et sa dens. — 2,87. On la trouve engagée Fe le schiste chloriteux et renfermant de tourmalinés noires et des écailles de clinochlore, à la Lovizer-Alp et au Pfitscherjochl dans le Pfitschthal, au Greiner et au Talggenkopf dans le Zillerthal en Tyrol. On peut lui rapporter : un mica blanc grisâtre d’une dens. — 2,817, du granite graphique de Ceux près Saint-Étienne dans les Vosges, analysé par M. Delesse; un mica de Monroe, comté d'Orange, associé à la topaze et à ‘la fluorine et analysé par MM. Smith et Brush ; enfin de petits cristaux d'un aspect talco-micacé associés à

la chesterlite de la carrière Poorhouse, comté de Chester en Pennsylvanie, |

La Fuchsité de Schafhäutl, en masses écailleuses d'un vert émeraude. mélangées de quartz et de mica, forme des filons : qui traversent le gneiss, au Schwarzenstein et au Gréiner dans le.

È . LÉPID OLITE. RUBELLANE ° 495

Zillerthal, à la Dorfner-Alp près Windischmatrei et à Passeyr en Tyrol.

Le lépidolite (lithionite de de Kobell) se présente en cristaux tabulaires ordinairement roses ou en masses composées de pe tites écailles d'un rose lilas ou d’un lilas foncé. On l’a principalement rencontré jusqu'ici dans les filons stannifères de Zinnwald: en Bohème, en lames hexagonales souvent maclées en forme de rose (Zinnwaldite), avec quartz, fluorine, Schéelite, cassitérite et wolfram;:au Hradisko Berg près Rozena et près d’'Iglau en Moravie, en masses écailleuses; près Talmatsch (avec smaragdite), et près Resinär en Transylvanie, dans des bloes roulés; à Churs-: dorf, Penig et Altenberg en Saxe; près d'Utô en Suède; près des villages d'Alabaschka {avec albite, quartz, topaze et pyrrhite), de Juschakowa et de Schaitanka aux environs de Katharinenburg, Oural; près de Chanteloube, département de la Haute-Vienne, avec le béryl; à- Campo, île d'Elbe : à Paris, Etat du Maine (va= riété granulaire avec tourmalines rouges); près de Middletown en Connecticut ; à Chesterfield, dans un filon d'albite, et à Goshen en Massachusetts (la variété de Goshen fond difficilement ét ne donne qu'une faible réaction de lithine).

Quelques variétés de mica sont susceptibles d’éprouver une décomposition plus ou moins profonde et mème de se transformer en une matière steatiteuse. On trouve à Iglau en Moravie, des éristaux isolés très-nets, sous forme de prismes hexagonaux réguliers, opaques et d'un brun tombac, qui paraissent sensiblement altérés. Il en est de mème pour le rubellane de Breithaupt, qui se présente en tables hexagonales d’un rouge brunâtre ou : d'un brun rougeûtre, près de Schima en Bohème, dans une : wacke; aux environs de Zwickau en Saxe, dans un porphyre et une amygdaloïde; au Monzoni en Tyrol, dans une syénite. E’une des variétés les plus remarquables est un mica cristallisé en grandes lames hexagonales offrant un clivage très-facile suivant p et deux autres clivages assez nets suivant »7 et gl. Ce mica est transparent en fenillets minces; .sa double réfraction est assez énergique, comme celle des micas ordinaires; ses axes optiques s'ouvrent dans un plan parallèle à la grande diagonale et, d’après mes observations, leur- écartement varie duné plage à l’autre, de 1° 316”, Le clivage basique a un éclat métalloide; Ia couleur est un jaune brun Grant sur le vert. Les lames minces sont. flexibles, mais peu élastiques et fragiles. Dur. —2,5 environ. Dens. — 2,3 environ. Dans le matras, il dégage de l'eau alcaline : et uné us empyreumatique. À la simple “flamme de lalcoo!, il s’exfolie en se gonflant beaucoup, à la manière de la vermiculite, Au chalumeau, il devient blanc, opaque, et fond assez faci- lement en un verre gris verdätre. JI est attaquable par l'acide chlorhydrique. Sa composition le rapproche de la vermiculite, comme ses propriétés pyrogénétiques. Une analyse de M. Brush a

496 EUCAMPTITE. LÉPIDOMÉLANE. RABENGLIIMER.

donné : Si 37,10 A117,57 Fe 10, 7 Fe 1,26 Mg 19,65 Ca 0,56

K 0,43 H13,76 — 100,87. On l'a trouvé dans un filon au milieu. de la serpentine, non loin du gisement du clinochlore, à Westchester en Pennsylvanie,

L’eucamptite (Eukamptit) de M. Kenngott est une substance feuilletée dont l'aspect tient le milieu entre celui du mica et celui . du clinochlore. Transparente en lames minces. Eclat nacré plus ou moins prononcé. Vert poireau foncé en masse, brune, rouge hyacinthe ou jaune rougeâtre par transmission à travers Les lames + très-minces. Poussière d'un vert grisâtre ou brunâtre. Molle et très-fiexible ; se laissant rouler entre les doigts. Dur. = 2 environ. Dens.— 2,73. A la simple flamme: d'une lampe à alcool, devient opaque avec un éclat semi-métallique et prend une couleur blanche ou d'un brun tombac. Dans le matras, s’exfolie et donne de l'eau. Au chalumeau, noircit et fond sur les bords en émail noir magnétique. Attaquable par l'acide chlorhydrique, avec dépôt de silice écailleuse. Une analyse de M. de Hauer, dans laquelle la

magnésie a été dosée par différence, a donné : Si 38,13 7" 21,60

Fe 19,92 Mn 2,61 Mg13,16 H— 3,98—100: Seule ou encheyétrée dans un mica potassique, elle forme un des éléments constituants d'un granite des environs de Pressburg en Hongrie..

Lépidomélane; Hausmann. Tables hexagonales facilement clivables suivant la base. Opaque et noir de corbeau en. masse; translucide et d’un vert poireau en lames très-minces. Eclat entre le vitreux et l'adamantin. Poussière vert de montagne. Fragile. Dur.—3. Dens.— 3,0. Chauffé au rouge, prend un éclat métalloïde et une couleur brun tombac;' calciné plus fortement, fond en un émail noir magnétique. Avec le borax, forme un verré vert bouteille. Se dissout assez facilement dans les acides chlorhydrique et azotique en laissant la silice sous forme de petites écailles

nacrées. , Une analyse a donné à Soltmann : Si 31,40 Àl 11,60

Fe 27,66 Fe12,43 K 9,20 Mg et Ca 0,60 H 0,60 — 99,49. Les écailles cristallines, dont la grandeur ne dépasse guère une demiligne, forment par leur agrégation uné masse schisto-granulaire

qui enveloppe des prismes d'amphibole noire, et dont la seule loca- . lité connue jusqu'ici est Persherg en Wermland, d’après Haus- : mann.

Le Rabenglimmer de M. Breithaupt est noir ou d'un Fr noirâtre; il possède deux axes optiques peu écartés. Il est un peu moins élastique que les micas potassiques ordinaires; sa dens. —

3,1 et il a de l’analogie avec le lépidomélane; il vient d'Altenberg en Saxe.

ASTROPHYLLITE. CORUNDOPHILITE. ODINITE. 497

L'astrophyllite de Scheerer est un mica en cristaux prismatiques ou tabulaires à six faces, très-allongés dans le sens de la petite diagonale, souvent groupés en étoiles, facilement clivables suivant la base et transparents seulement en lames trèsminces. Le plan des axes optiques est parallèle à la petite diagonale, mais, contrairement à ce qui a lieu dans tous les autres micas, c’est la bissectrice obtuse qui est négative et normale au. clivage facile. Les anneaux, symétriquement disposés de chaque côté de cette bissectrice, ne sont visibles que dans l'huile; leur forme, comme celle des hyperboles qui les traversent, paraît souvent disloquée par des enchevêtrements irréguliers de lamelles intérieures, et leur écartement est assez variable. J'ai trouvé dans l'huile, pour les rayons rouges :

15 Plaque: 2H — 118", 1" plage; 118°20’, 2° plage; 124°11’, 3° plage. 2° Plaque :

2H = 119°9', 1" plage (une des hyperboles disloquées); 120°24", 9° plage.

En supposant l'indice moyen $—1,6, l'angle réel correspondant a 2H — 118° serait 2 V — 103°25. Dispersion très-faible; p < v. Eclat métalloide. Couleur bronzée ou jaune d’or. Fragile et faiblement élastique. Facilement fusible au chalumeau. Contient de la silice, de l’alumine, du peroxyde et du protoxyde de fer, de l’oxyde manganeux, de la potasse, de la soude, de la magnésie, de la chaux et environ 3 p. 100 d’eau, sans fluor. Il est engagé dans un feldspath laminaire de la syénite zirconienne des environs de Brevig en Norwège, avec ægyrine, catapleite, et gros proie de mica noir.

Le corundophilite de Shepard est un minéral feuilletée. formant des prqupes imparfaitement étoilés. Un petit cristal a offert les formes m (+ b1?) du mica, avec les incidences : mm = 120°; DE 91°20!. Cliv age parfait suivant la base; traces suivant m et g'. Eclat nacré sur les faces du clivage basique. Vert poireau foncé inclinant au gris et au noir. Flexible en lames minces. Dégage de l’eau dans le matras. Au chalumeau, noircit et fond en un verre noir brillant. Avec le borax, donne la réaction du fer. Üne analyse incomplète dans laquelle la perte de 20 p. 100 est regardée comme représentant surtout les alcalis, a donné à M. Shepard :

Si3475 A18,55 Fe31,25 H 5,47 — 80,02. On l'a trouvé avec du corindon, près d’Asheville, comté de Buncombe, Caroline du Nord.

L’odinite est un mica en grandes lames, à deux axes optiques, a éclat nacre, d’un brun jaunâtre, d'Ytterby en Suède, dans lequel on avait cru reconnaître un nouveau métal, l'odinium. TAL 52

198 ADAMSITE.. BASTONITE. RASTOLYTE. DAMOURITE.

L'Adamsite estun mica en petites lames facilement clivables suivant leur base, transparentes ou translucides, à deux axes optiques. écartés de 60° dans un plan parallèle à la grande diagonale, à éclat nacré vif, d’un gris cendré, dures, peu élastiques, formant par leur groupement des masses lamello-grenues, à Derby en Vermont.

La bastonite est un mica en larges lames plissées, à deux axes optiques très-rapprochés, à éclat gras, d’un brun verdâtre, facilement fusible en émail noir, découvert par Dumont dans une sorte de quarzite, à Bastoigne, duché de Luxembourg.

La rastolyte de M. Shepard paraît offrir les formes p(!0*?) et du mica, avec l’angle plan de la base égal à 120° et l'angle pbt2— 98°, Clivage facile suivant p, moins facile suivant 01? et suivant un des plans diagonaux du prisme de 120°. Opaque même en lames très-minces. “Gris cendré ou rougeâtre sur la base; bleuâtre sur le clivage diagonal. Fragile. “Dans le tube, dégage de l’eau et du fluor. Au chalumeau devient noir grisâtre et fond en globule noir magnétique. Une analyse ap-

proximative a donné à M. Shepard : Si 42,30 ÀI 6,50 Fe 38,25

Ca 2,00 Mg 1,00 H et F1 3,80 Alcalis et perte 6,15— 100. Se trouve en lames de ? pouce à 4 pouce ; de diamètre ressemblant à un mica altéré, dans. un mélange de quartz et de pyrite, à War-. wick, comté d’Orang e, Etat de New-York. Quelques auteurs la rapprochent du romélane

La Damourite de M. Delesse offre des lamelles contournées; facilement clivables dans une direction, transparentes lorsqu’ elles sont très-minces, à deux axes optiques peu écartés (10° à 12°) autour d'une bissectrice négative normale au plan du clivage, d’un éelat nacré, blanches, ou jaunâtres, d’une dur, — 2 à 3, d'une dens. — 2,192. Au chalumeau, elle se gonfle, devient blanche et opaque, et fond difficilement en émail blanc. Elle bleuit lorsqu'on la chauffe fortement avec le nitrate de cobalt. Elle ne s'attaque pas par l’acide chlorhydrique, mais elle est entièrement décomposée par l’acide sulfurique concentré, pourvu qu'elle n'ait pas été calcinée. Elle perd une portion de son eau par ‘une faible calcination et la reprend après une digestion de quelques jours dans l'eau. La moyenne de deux analyses à donné à M. Delesse :

Si 45,22 Al 37,85 Fe trace K 11,20 H 5,25 — 99,5 Elle se présente en nodules cristallins à structure radiée rappelant. l’aspect de certaines pyrophyllites, composés de petites écailles un peu courbes et plissées, et engagés dans les interstices que laissent entre eux les grands cristaux entre- croisés du disthène de Pontivy, département du Morbihan.

SÉRICITE. EUPHYLLITE. PARAGONITE. … 499

La séricite de M.K. List paraît voisine de la Damourite. Elle se clive facilement dans une direction et ses lames sont ondulées. Semi-transparente en lamelles très-minces. Eclat soyeux ou nacré passant au gras. Vert poireau; vert grisâtre; blanc verdâtre ou jaunètre. Dur. —1. Dens. —.2,897. Dans le matras , dégage de l’eau et du fluorure de silicium. Au chalumeau, s’exfolie re tement et fond sur les bords en émail gris avec dégagement d'une vive lumière. Lentement attaquable par les acides. Un

échantillon de Naurod a donné à M. List : Si 50,00 Ti 1,59 À1 23,65 Fe 8,07 K 9,11 Na 1,75 Mg 0,93 Ca 0,63 F1 1,22

P 0,31 H3,44— 100,70. A l’état de masses écailleuses, elle forme une partie essentielle de la roche nommée Taunusschiefer et se trouve engagée dans le quartz, aux environs de Naurod près Wiechaden . “äuché de Nassau.

Euphyllite; Silliman. Prismes à six faces clivables suivant leur base, ou lames hexagonales à structure feuilletée; le clivage est moins facile à obtenir que dans les micas potassiques.. Transparente ou translucide; quelquefois presque opaque. Deux axes optiques écartés d'environ 71°30’ d’après Silliman. Eclat nacré inclinant à l’adamantin sur les faces de clivage. Incolore ou blanche; grisàtre ou vert de mer pâle sur les faces latérales. Les lames minces sont faiblement élastiques et cassantes. Dur. — 3,5 à 4,5. Dens. — 2,96 à 3,01. Dans le matras, dégage de l’eau avec des traces de fluor. Au chalumeau, s’exfolie, émet une vive lumière et fond sur les bords. Quatre analyses par Smith et Brush ont fourni

comme moyenne :. Si 40,28 Àl 42,08 Fe 1,42 Na4,71 K 3,60

Ca 1,25 Mg0,70 H5,55— 99,59. Se trouve en lames cristallines accompagnant la tourmaline noire et le corindon, à Unionville, comté Delaware en Pennsylvanie, et en masses compactes ou composées d’une ‘agrégation de petites lamelles ou d’écailles minces, dans la même contrée. :

Il est probable qu'on peut rapporter à l’euphyllite, un mica observé par M. L. Smith avec l’émeri d'Asie Mineyre et dont l'analyse lui a donné :

Sir Al 4 Peu Nayk.: Ca. Me: H a 43,62 38,10 3,50 ‘7,83. 0,52: °0,25 5,5 b. 42,60: 37,45 1

5 — 99,33 0PMI CMOS bSMtrace 6 20007839

a, variété de Kulah ; b, variété de l’île Nicaria, Archipel Grec.

La paragonite est la roche talco-micacée, à structure schisteusé, à cassure compacte ou écailleuse, qui contient le disthène et la staurotide du Saint-Gothard. Elle est translucide sur les bords,

500 AMPHILOGITE. PIHLITE. NACRITE.

faiblement luisante, d'un blanc jaunâtre ou grisètre, d'une dur. = 2 à 2,5, d'une dens. — 2,77. Une analyse. de M. Schafhäutl a

donné : 8150.20 Â135,90 Fe2,36 Na8,4s 2,45 — 99,36.

L'amphilogite ou didrimite est le schiste talqueux du Zillerthal en Tyrol, à structure schisteuse, à cassure compacte ou granulaire, translucide sur les bords, possédant un faible éclat nacré, d'un blanc grisâtre, friable, d'une dur. = 1,5 à 2, d’une dens. — 2,75. Au chalumeau, il fond en émail blanc avec émission d’une vive lumière. Les acides en séparent du carbonate de

chaux. M. Schafhäutl a obtenu pour sa composition : Si 10,69 À1148,15 Fe5,25 K11,16 Na1,23 HO0,60 Ca C 22,74 — 99,82.

La pihlite de Säfstrôm est une substance lamellaire, verte, à éclat mat, tendre, qui tient le milieu entre le tale et le mica et qui vient de Fahlun en Suède. Un minéral portant le- même nom, de Brattstadt près Sala en Suède; contiendrait d'après Svanberg :

Si 63,68 Al 25,42 Fe 3,01 K 3,76 Mg 4,52 H 2,39 FI 0,84 Mg 4,24 — 101,56.

Le nom de nacrite (tale granulaire de Haüy) a été appliqué à plusieurs substances différentes les unes des autres, mais qui toutes se présentent sous forme de masses composées de petites écailles, ou en paillettes disséminées à la surface de cristaux de quartz ou d’orthose. Elles ont un éclat nacré, une couleur blanche, une dureté. très-faible et un toucher onctueux. Vauquelin à trouvé

dans une variété du Saint-Gothard : Si50,0 Al 26,0 Fe 5,0

K17,5 Ca1,5—100,0. On en connaît.de petits dépôts, dans les schistes micacés ou talqueux du Saint-Gothard et de “quelques parties des Pyrénées.

Il se produit quelquefois, dans les opérations métallurgiques, des substances qui ont tous les caractères physiques des micas. M. Mitscherlich a découvert dans les cavités de scories cuivreuses anciennes, près du château de Garpenberg en Suède, des lames hexagonales minces, facilement clivables suivant leur base, transparentes ou translucides en lames très-minces, à un axe optique (de Senarmont), offrant un éclat nacré sur les faces de clivage et une couleur d'un brün foncé. Elles sont assez tendres et élastiques; leur dens. — 2,85 à 2,90. Au chalumeau, elles fondent difficilement. Elles ne s'attaquent complétement que par l'acide sulfurique. Elles contiennent, d’après une analyse de Mitscher-

lich : Si47,31 ÀÂ15,74 Fe 28,91 Mn 0,48 Mg 10,17 Ca 6,23

K 1,05 — 99,89. Hausmann a aussi observé des lamelles micacées

MARGARITE. 501

dans un grès argileux qui formait la chemise du creuset d’un haut-fourneau à fer du Hartz, et qui n'offrait primitivement aucune trace de mica. Enfin M. Forchammer, en essayant.de produire artificiellement de l’apatite, a trouvé des lames ressemblant beaucoup au mica, à la partie supérieure d’une masse de sel marin fondu, et dans les parois mêmes du creuset d'argile qui avait servi à opérer cette fusion.

MARGARITE; Fuchs. Rhomboedrischer et Hemiprismatischer Perl-Glimmer; Mohs. Perlglimmer; Leonhard. Emerylite; Smith. Corundellite et Clingmanite; Silliman.

Prisme rhomboïdal droit très-voisin de 120°.

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