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IWAARITE. MOSANDRITE. 551

une très-petite proportion de chaux est bare ent remplacéé par de l’oxyde ferreux et de la magnésie.

Analyses de la schorlomite des monts Ozark : à et b, par Whitney ; €, par Crossley ; d'et e, par Rammelsberg.

| a b. c d e Silice 27,89 25,66 26,36 26,09 26,24 (par différence). Acide titanique 20,43 2210 21,56 47,36 21,34

Oxyde ferrique 21,90 91,58 22,00 25,36 20,11.

Oxyde ferreux » » De pt ANT GE

Chaux 30,05 929,78 30,72 31,12 29,38

Magnésie » » 1,25 : 41,55 . 4,36

La schorlomite, très-rarement cristallisée, ordinairement en petites masses compactes, est quelquefois pénétrée par des cristaux d’apatite ou adhérente à du grenat mélanite brun dont elle se distingue par son opacité, sa couleur et celle de sa poussière, et par le verre non magnétique qu'elle donne au chalumeau. Elle a été découverte avec élæolite (dans laquelle elle est souvent engagée), Brookite (arkansite) et cristaux de grenat mélanite brun foncé, aux monts Ozark, Magnet Cove, Arkansas.

Sous le nom d'iwaarite, M. Nordenskiôld a décrit un minéral offrant les caractères de la schorlomite, et qui se présente en cristaux du système cubique, ressemblant à un grenat mélanite noir, ou en masses amorphes. Cassure conchoïdale ou inégale. Opaque. Eclat adamantin. Noir de fer. Poussière grise. Dur. —6. Au chalumeau, fond en verre noir. Contient, d'après Thoreld, de la silice, de l'acide titanique, de l'oxyde ferrique et de la chaux. Se trouve dans l’élæolite, à Iwaara, paroisse de Kuusamo en Finlande.

MOSANDRITE ; Erdmann,

Prisme rhomboïdal droit d'environ 117°16/, de dimensions indé- . terminées. Ordinairement en cristaux imparfaits, sans terminai-

sons distinctes, allongés parallèlement à l'arète A et plus ou moins

fortement aplatis suivant le plan de la petite diagonale de ce

offrant la combinaison #1 42. D'après des essais récents de M. Damour, il paraitrait y avoir passage insensible entre le grenat et la schorlomite; car un certain nombre de ces cristaux contiennent des quantités variables mais trés notables d'acide titanique ; leur translucidité est d'autant plus faible et le produit de leur fusion d’autant moins magnétique que le titane est plus abondant ; tous s’attaquent par les acides.

532 MOSANDRITE.

prisme. Un cristal, à faces assez miroitantes mais un peu inégales et striées parallèlement à leur intersection mutuelle, m'a offert dans une même zone, outre les quatre faces #1 et les deux faces g!, plusieurs modifications qui ne se répètent pas symétriquement à droite et à gauche du plan g'. Les incidences approximatives comparées aux angles calculés en partant du prisme de 11716’ et en attribuant à ces modifications des symboles aussi simples que possible, sont :

D'un côté d’une face g! je De l’autre côté de la même face gt

À — a ANGLES CALCULÉS. ANGLES MESURÉS. ANGLES CALCULÉS. ANGLES MESURES, g1g*#3 166°49’ 166250" à 467° g? g3 A40°38/ 439040" à 1410 gg 53 15742’ 15701 0" gim 421022 © 12140 *gim 121022 121910 à 40" gm 160°44’ 160° à 4610 gim 58°38' sur m 58°k0’ à 52’. gl h32 83°3" sur 77 83° gi gi 0° sur m 0° gim 5338 sur m2 . 5820’ Se gg? 28°40' surm 28°40' à 29° g' gt © sur rm 0°

Clivage assez net suivant g'. Cassure inégale. Faiblement translucide; transparente en lames excessivement minces. Double réfraction très-faible. J'ai examiné dans la lumière polarisée des plaques très-minces prises dans trois directions rectangulaires entre elles, l’une Reeuele à g', l'autre perpendiculaire à cette face et tan

gente à l'arète 7 3 la troisième perpendiculaire à la fois à g'et à m;

il semble résulter de cet examen que le type cristallin est bien un prisme rhomboïdal droit et que les axes optiques, moyennement écartés, sont situés dans un plan normal à g' et parallèle à l'a-

x mm . 3 . à . ; , 2 x . .

rête É la bissectrice aiguë est négative et paraït perpendiculaire

a gl. Eclat entre le vitreux et le gras sur les faces clivées suivant g', résineux dans la cassure. Brun rougeûtre à l’état frais; brun jaunâtre ou verdâtre lorsqu'elle est altérée. Poussière jaune pâle. Dur, =# tDens:— 2:93/à 3,03. :

Dans le matras, dégage de l’eau et devient brun jaune. Au chalumeau, fond facilement avec gonflement en une perle d'un brun vert. Avec le borax, donne un verre rouge améthyste qui devient presque incolore au feu de réduction. La fusion avec le sel de phosphore indique la présence du titane, et avec la soude, celle du manganèse. Complétement attaquable par lacide chlorhydriqué avec séparation de la silice, en donnant une liqueur d'un rouge foncé qui dégage du chlore et devient jaune lorsqu'on la chauffe,

La moyenne de plusieurs analyses a donné à M. Berlin :

TURNÉRITE. L 535

Siliee 29,93

Acide tilanique 9,90 Oxyde ferrique 1,83 Oxydes de cérium, de lanthane

et de didyme 26,56 Chaux 19,07 Magnésie 0,75 Soude 2,87 Potasse 0,52 Eau 8,90

La Mosandrite se présente en longs prismes aplatis qui paraissent avoir une grande tendance à s’altérer, et qui sont quelquefois traversés par de la fluorine violette et par de l'eucolite d’un rouge brun. On la rencontre dans la syénite, avec leucophane, eucolite, élæolite, mésotype fibreuse (Bergmannite), œgyrine, fluorine violette, mica noir, etc., à la petite île de Lamanskäret placée à l’entrée du Langesundfjord près Brevig en Norwège.

On remarquera que la Mosandrite peut être considérée comme géométriquement ISINIRE de la Zoisite dans laquelle j'ai observé des faces m, g', g?, g°*, avec les incidences : g! g°°—158°6"; gg = 15148"; g!m—121°52’; mm — 11616. Malheureusement, l'incertitude où l’on est sur le véritable état d'oxydation du cérium et sur les proportions relatives du lanthane et du didyme, ne permet pas d'établir d'une manière certaine s’il existe quelque relation simple entre les formules chimiques des deux minéraux, comme M. Dana avait cherché à l’établir dans la 4° édition de son « System of Mineralogy. »

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