ANGLES CALCULÉS. ANGLES CALCULÉS, ANGLES CALCULÉS
nm A19°52/ pez 129°19/ gie23 42444"
mg 120°4 p} 12201! # lei 11448!
gÿ gi A39°11/
#3 8138 avant [| gilets 15636" gtÀ 13748 gie1l8 A&k°12/ des 125°50/
pa A%A°24 g'et® 13245! gi b12 109e51
pb12 13719!
-Clivage parfait suivant k!, moins parfait suivant g'. Translucide ou opaque. Vert olive ou noir. Dur. —6,0.
Analyses de cristaux formés dans des feux d’affinage : a, par Walchner; de cristaux noirs opaques, b, par Perey; de cristaux provenant de scories cuivreuses, c, par Walchner :
TÉPHROÏFE.
«a Silice 33,06 Alumine ï,56 Oxyde ferrique »
Oxyde ferreux 61,24 Oxyde mangancux i,30 Magnésie 1,90 Polasse 0,20 Chaux $ »
Oxyde de cuivre »
Acide phosphorique »
Sulfure de fer »
99,16 Densité :
La téphroïte appartient probablement au système rhombique. Clivages dans trois directions sensiblement rectangulaires entre elles : l'un très-facile et très-net; le second assez facile, et le troisième difficile. Cassure inégale ou imparfaitement conchoïdale. Eclat un peu adamantin. Gris de cendre ou brun rougeâtre. La
surface devient souvent brune ou noirâtre à Fair. cendrée ou brune.
Dur = 55
Avec
le borax, dans la flamme extérieure, donne un verre violet à chaud,
rouge à froid.
Facilement soluble dans l'acide chlorhydrique en
dégageant un peu de chlore et faisant gelée; la liqueur est verdàtre:
Mn? Si :
Silice 29,69 Oxyde manganeux 70,31; avec des
mélanges en proportions variables d'oxyde ferreux, d'oxyde de zinc et de magnésie.
Analyses de la iéphroite de Sparta : a, par Rammelsberg; b, par
H. Deville :
Silice 28,66 Oxyde manganeux 68,58 Oxyde ferreux 2,92 Oxyde de zinc »
Magnésie »
Chaux »
Le zinc provient probablement d'un mélange intime de spartalite; car des lames amincies parallèlement au elivage facile offrent une structure peu homogène avec des parties rougetres, transparentes, dépolarisant la lumière, et des parties brunes presque opaques.
Se trouve en masses clivables et granulaires avec Franklinite
spartalite ef Fowlerite à Sparta et à Stirling, New-Jersey.
Poussière gris - Dens. — 4,06 à 4,42:
Au chalumeau, fond avec quelque difficulté en émail noir.
KNEBELITE. GADOLINITE. D Mes
La Knebelite est cristalline ou amorphe. Clivage suivant les faces d'un prisme rhomboïdal droit de 115°. Cassure ifnparfaitément conchoïdale. Opaque. Surface inégale, faiblement brillante. Couleur grise, rouge, brune ou verte. Fragile. Dur. = 6,5 environ.
Infusible au chalumeau. Avec le borax donne une perle vert olive foncé. Soluble dans lacide ehlorhydrique.
Paraïît être une téphroite ferrifere.
Analyses : de la Knebelite d'IImenau, a, par Dôbereiner; de la Knebelite de Danemora, Suède, en masses grisâtres clivables; b, par Hermann.
a b Silice 32,5 30,26 Oxyde mangancux 35,0 34,47 Oxyde ferreux 32,0 34,30 Magnésie » 0,25 Alumine » 1,59
Densité : 3,71 4 k,192
Se trouve engagée dans le granite aux environs d'Ilmenau et dans les couches d’aimant de Danemora, en Suède.
GADOLINITE. Les substances connues sous ce nom peuvent être actuellement divisées en trois groupes, et lorsqu'elles auront été plus complétement étudiées, elles devront peut-être former deux espèces distinctes. Les caractères communs à tous les échantillons sont : une dureté considérable (6,5 environ); un éclat vitreux trèsprononcé; üne cassure conchoïdale; une transparence à peu près complète èn fragments ou en lames minces, avec une couleur vert d'herbe ou vert olive; une composition assez analogue. Les difrérences portent sur les propriétés optiques biréfringentes et sur Ja mMañière de se comporter au chalumeau.
41° groupe. Cristaux imparfaits dérivant d’un prisme rhomboïdal oblique, d’après Lévy, Phillips et Scheerer, ou d’un prisme rhomboïdal droït, d'après Brooke et Miller. La fig. 48, pl. IX représente la combinaison m p €? d® b1? indiquée par Lévy dans sa description de la collection Turner.
Angle plan de la base — 114° 39°54".
Angle plan des faces latérales — 93° 30:12”.
40 GADOLINITE.
LA
3 ANGLES MESURÉS. 5 ANGLES MESURÉS
ANGLES CALCULÉES. ANGLES CALCULÉS, PHILLIPS. PHILLIPS, *mm 115 415° - pb12 11043" »
mhi 147030! .» pm post. 84031 »
mbAU2 1549 »
pe ant. 96°30 980 phi post. 83°30/ » d18 dB 119°38! S # pe? 1490497 5 b12812 119c8/ »
F2 e2? 119°38/ sur p. 120° e2m ant. 110°39/ +» em post. 100°49’ 100° | pd18 112%! » d18 e2 12511! »
pm ant. 95°29’ » b12e2 123°36/ 1300?
md13 163925" » :
Le cristal figuré dans le traité de Brooke et Miller est le même qui a servi aux mesures de Phillips ; il offre la combinaison m k! p e* b1?, Cette dernière face, ne se trouvant que sur deux arêtes adjacentes d'une même base, est considérée comme offrant l'hémiédrie à faces parallèles, dans l'hypothèse d’un prisme rhomboïdal droit. Les angles obtenus par M. Miller sont :
| “nm 119930" phi 90° pol? 412933 l ht 149045 pet A63°8’ mb12 457027!
Un échantillon d'Hitterôe a donné des lames minces transparentes et d’un beau vert. Double réfraction à deux axes.
Calcinée au rouge sombre, la masse devient incandescente, se fendille sans fondre et conserve presque toute sa transparence ; une lame polie après calcination a montré deux axes écartés avec compensation négative; malheureusement on n’a pu voir nettement qu'un seul système d'anneaux dont l’hyperbole était bordée par du rouge à l’intérieur et par du bleu à l'extérieur; le type cristallin reste donc indécis. Par la calcination, la densité augmente de 4,35 à 4,63.
Avec le borax et le sel de phosphore, réactions du fer et de la silice. Soluble en faisant gelée dans l’acide chlorhydrique; après calcination, l'attaque est plus difficile.
Analyses : a ancienne; d nouvelle, de la Gadol. d'Hitteroe, par Scheerer.
a b Silice 25,78 25,59 Ytiria 45,67 44,96 Oxyde céreux 1,81 »
* Données tirées des mesures de Phillips et de celles de Lévy.
GADOLINITE 41
a b Oxyde de lanthane 4,75 6,33 Oxyde ferreux 11,68 412,13 Glucine 9,57 10,18 Chaux 0,34 0,23
2° groupe. Variétés cristallisant dans le système cubique ou complétement amorphes, à la manière de la calcédoine.
Deux échantillons parfaitement vitreux et transparents en fragments minces, d'un beau vert bouteille, l’un d’Ytterby, l’autre de Brodbo, ont fourni des lames homogènes dans toute leur étendue et sans aucune action sur la lumière polarisée.
Au chalumeau, l'échantillon d'Ytterby gonfle énormément sans incandescence marquée; il reste infusible et donne une masse grise, faiblement translucide, homogène et monoréfringente;: De tillon de Brodbo devient incandescent, blanchit en gonflant un peu et ne fond pas : la matière calcinée est grise, presque opaque et parfaitement homogène.
Analyses de la Gadolinite d'Ytterby : a, se gonflant beaucoup.au chalumeau, peu ou point incandescente; b et c, vitreuse, par Berlin ; de la Gadolinite de Brodbo, d, par Berzélius.
a b C d Alumine » 0,k8 0,28 »
Yttria, 51,38 50,00 24553 *45,93 Oxyde céreux 1299 7,90 6,08 16,90 Oxyde ferreux 14,69 1%, lle 20,28 ‘ 411,3# Chaux | or 1,30 0,50 »
Magnésie \ 4 0,5% 0,11 »
Potasse » 0,19 0,21 »
Soude » 0,18 0,20 »
Perte au feu DA LED » 0,60
3° groupe. Matières hétérogènes pouvant être considérées comme des mélanges en proportions variables des minéraux appartenant au 1° et au 2° groupe. Ces matières comprennent la plus grande partie des échantillons existant dans les diverses collections de Paris.
Douze échantillons différents provenant de Fahlun, d’Ytterby, de Brodbo, de Finbo, de Kärarfvet et de Suède, sans autre désignation, trav aillés en lames minces, ont offert des parties vertes, transparentes, quelquefois mélangées de parties brunes ou bleuâtres, agissant en certains points sur la lumière polarisée comme une substance biréfringente à deux axes, et en d’autres points comme unc substance monoréfringente. +
CSI is?
GADOLENTFE.
Au chalumeau, la matière devient gris verdâtre ou brunâtre; certains échantillons montrent une incandescence assez vive dans toute leur masse, avec un gonflement plus ou moins marqué; d'autres ne la manifestent que par places ou ne la manifestent pas du tout. Les portions incandescentes restent infusibles, tandis que les portions non incandescentes fondent plus ou moins difficilement. Un échantillon d'Ytterby prend feu et blanchit en se gonflant à la simple flamme d'une lampe à alcool; au chalumeau, il fond en scorie noire. La plupart donnent une petite quantité d’eau dans le tube. Les variétés, qui ont conservé après la calcination une dureté suffisante pour être polies, ont généralement monfré une frame grise, opaque ou faiblement translucide, sans action sur la lumière polarisée, parsemée de points transparents doués de la double réfraction à deux axes. Dans un fragment de Suède, on a observé deux axes écartés avec compensation positive; l’obliquité de la bissectrice sur le plan de la lame n'a permis d'examiner que l’un des deux systèmes d’anneaux dont l'hyperbole offrait du bleu 4 Pinéérieur, du rouge à l'extérieur; par conséquent, quoique cette lame se soit trouvée prise dans une direction perpendiculaire à celle de la lame d'Hitteroe du 1* groupe, elle n’a pas fourni d'indication suffisante pour savoir si elle appartient à un prisme rhomboïdal droit ou à un prisme rhomboïdal oblique. à
Analyses de la Gadolinite d'Ytterby + a et b, se gonflant fortement au chalumeau, peu ou point incandescente; c, fortement incandescente, sans gonflement, par Berlin : de Finbo, d, par Berzélius : de Kararfvet : e, f, par Berzélius :
a b c d e jf Silice 24,65 24,86 24,85 25,80 29,20 99,13 Oxyde ferrique > » » » 8,30 8,00 Yttria 49,60 48,32 51,46 45,00 Æ#7,62 : 47,30 Oxyde céreux rot Lx 16,69 3,40 3,40 é t 7,64 7,41 5,24 Oxyde de lanthane » » »
Oxyde ferreux 15,03 14,80 13,01 10,26 » »
Glucine 2,13 3,50 4,80 » 4 ,70 2,00 Oxyde de manganèse » » » » 4,42 1,30 Chaux 0,46 0,67 0,50 » 3,47 3,15 Magnésie traces 0,67 1,14 » » »
Eau » » » 0,60 5,10 5,20 99,51 400,23 100,97 98,35 400,21 99,53
En regardant le fer comme étant entièrement à l'état de protoxyde, la plupart des analyses s'accordent sensiblement avec la formule générale :
R?$i, dans laquelle R—\(Y, Ce, La, Fe, Gl).
Les variétés des trois groupes se trouvent en cristaux imparfaits,
WILLÉMITE. 45
en masses ou en grains arrondis engagés dans le granite, le gneiss et la syénite; à Ytterby, près Stockolm; à Finbo, Brodbo et Kararfvet, près Fahlun; à Brevig et à Hitteroe, Norwége; aux îles de Bornholm; de Disco, Groënland; à Ceylan; dans le trapp, près de Galway, Irlande.
WILLÉMITE. Willémine, Lévy. Brachytyper Zink-Baryt; Mohs. Hebetin.
Rhomboëdre obtus de 116° 4’.
ANGLES CALCULÉS- ANGLES CALCULÉS. ANGLES MESURÉS
[ dfdf #20 | d'a? 15155 1510 New-Jersey ; Dx.’ die 130° F dip 121°59/ 1220 14 ADS:
Av l dp 1505 1500 id. Dx.
+201 6 pb 12801’ TON NL RUE LEE
| pp 1691" arête culmin. 416° id. Dx.
| alai0 149053" ap 14217 d'evs 430°59/ »
a19p 17224" e*5e#3 9802! ar. culm. Breithaupt
l a10e2? 12007! à Re ere 13901" »
ai 61 158°52" : Re
TN dt a adj. 115545" »
10415 | 04.6 s 6 4e ne | aie?s 13046 * 19 g10 128°30/ ar. culm. 12830’ Moresnet ; Lévy. |ate2 90° b1B1 143°36! ar. culm. 1#3° New-Jersey ; Dx.
Les formes habituelles se composent des faces at° e? pour les petits eristaux de Moresnet, fig. 49, pl. IX, et des faces p b! d d! pour les gros cristaux de Franklin, fig. 50. Les premiers portent quelquefois la base a!. Le rhomboëèdre e*° est donné par M. Breithaupt comme existant sur les cristaux de Franklin. Clivages : suivant a!, facile dans les cristaux de Moresnet, difficile dans ceux de Franklin; suivant d', facile dans les cristaux de Franklin. Cassure imparfaitement conchoiïdale. Transparente, semi-transparente ou translucide. Eclat vitreux, passant au résineux. Incolore; blanche; jaune ; brune ou gris noirâtre.. Double réfraction assezénergique : un axe positif. Poussière blanche. Fragile. Dur. —5,5. Dens. — 3,89 à 4,18.
Au chalumeau, devient opaque et fond difficilement sur les bords. Soluble en faisant gelée dans l'acide chlorhydrique. Soluble dans Ja potasse caustique.
Zn? Si: Silice 26,92 Oxyde de zinc 73,08.
Analyses de la Willémite : de Moresnet, a, par Delesse; de la Basse- Silésie, b, par Rosegarten; de Stolberg, c. par Monheim; de la
% : ENSTATITE,
Troostite; d, de Franklin, par Delesse; e, de Stirling, par Vanuxem.
Le
a b (A d e Silice DAS MO Ta 26,90 27,40 25,44 Oxyde de zinc 72,31 : 70,82 72,91 68,83 68,06 Oxyde ferreux 0,35 1,81 Fe 0,35 0,87 “ Go 6,90 Oxyde manganeux » » » 2,90 Mn
Les gros cristaux d'un gris cendré plus ou moins foncé de New- Jersey, auxquels on avait donné le nom de Troostite, paraissent, d'après des analyses de Hermann et de Wurtz, contenir quelquefois des mélanges, en proportions variables, de magnésie et de chaux.
Sous 1e nom de Troostite, Thomson a analysé autrefois un minéral de Stirling, dans lequel il avait trouvé: Silice 30,65 Oxyde manganeux 46,21 Oxyde ferreux 13,90 Eau et acide carbonique 7,3: c'est ce minéral qui a été aussi appelé bisilicate de Franklin ou silicate de manganèse ferrugineurx.
Se trouve en petits cristaux tapissant des masses compactes ou caverneuses de même substance dans les amas de calamine de la Vieille-Montagne, près Moresnet, entre Liége et Aix-la-Chapelle; à Stolberg, près d’Aix-la-Chapelle; à Raibel, en Carinthie; à Kucsaina, en Servie; en gros cristaux abondants à Stirling et plus rares à Franklin, New-Jersey.
ENSTATITE:; Kenngott.
Prisme rhomboïdal droit de 92° à 93°
KENNGOTT. DES CLOIZEAUX.
mm 93° ä 92° en avant mm 87° . 88° de côté m h1 136°30/! »
ke R1 gt 90° »
Clivages faciles suivant m; moins faciles suivant ht et g!;, par suite les plans de clivage offrent un certain aspect fibreux et déchireé. Semitransparente ou translucide sur les bords; transparente et incolore en fragments minces. Éclat vitreux un peu nacré sur les plans de clivage : faces des cristaux, mates ou légèrement lustrées. Blanc grisâtre , jaunâtre ou verdâtre. Double réfraction posilive. Deux axes DPAGMES très-écartès dans un plan parallèle à
ENSTATITE. 45
la petite diagonale de la base, et symétriques autour d’une bissec-
trice négative normale à A! ; cette bissectrice est bien celle de l'angle
obtus que les axes font entre eux, car en mesurant cet angle dans l'huile, j'ai trouvé approximativement :
2H = S0° à 84° à travers une plaque normale aux clivages verticaux; dispersion des axes faible : 9 > vw.
2H — 128° à 130° à travers une plaque parallèle à Z!'; dispersion faible : p < cv.
Poussière blanche. Cassante. Dur. =5,5. Dens. — 3,10 à 3,13.
‘Au chalumeau, devient blanche et opaque, et fond seulement sur les bords en émail blanc. Inattaquable par l'acide chlorhydrique.
M. Damour à analysé une variété qui se presente en petits rognons à structure lamellogrenue, d’une couleur vert olive; des lames minces, elivées parallèlement à mn, offrent au microscope pola= risant deux systèmes d’anneaux po Aie dans un plan oblique
aux lames, mais parallèles à l’arète Poussière grisâtre. Dens.
—=3,19. Difficile à briser.
Infusible au chalumeau. Chauffée dans le matras, elle dégage un peu d’eau, et prend à la surface une couleur de rouille après le refroidissement.
Mg Si : Silice 59,71 Magnésie 40,29; une partie de la magnésie étant remplacée par de l'oxyde ferreux.
Analyses de l’enstatite a, de Moravie, par M. de Hauer; b, des Vosges, par M. Damour, moyenne de trois analyses :
ü b Silice 7 56,91 | 56,70 Magnésie 35,kk 33,61 Oxyde ferreux 2,76 7,12 Alumine 2,50 0,60 Eau 1,92 1,04
Se trouve en cristaux que leurs deux clivages rectangulaires avaient fait prendre pendant longtemps pour de la Wernérite, dans une sorte de serpentine verte (pseudophite), au mont Zdjar, près Aloysthal, en Moravie, et en rognons engagés dans une serpentine brune, à la base occidentale du mont Brésouars, sur l’arête qui sépare le Bonhomme de la vallée de Liepvre, Vosges, où elle a été recueillie par M. Fournet (1).
(1) Annales de la Société d'agriculture, histoire naturelle et arts utiles de Lyon;
46 HYPERSTHÈNE. BRONZITE.
Les cristaux, qui avaient été regardés par M. Kenngott comme géométriquement isomorphes du pyroxène, n’offrent de commun avec ceux de ce minéral que la zone verticale mhtgt. La position des axes optiques et de leurs bissectrices montre en effet que ces lignes sont orientées dans un plan perpendiculaire à celui qui contient les lignes correspondantes du pyroxène, et que le type cristallin de l’enstatite est bien le prisme rhomboïdal droit.
C’est probablement à l’enstatite que doit être rapporté un minéral des États-Unis, en cristaux prismatiques confusément engagés les uns dans les autres, paraissant être des prismes quadrangulaires obliques; se clivant longitudinalement; d’une couleur blanc verdâtre ; translucides sur les bords; d’un éclat vitreux; d’une dureté — 3,5; d’une densité — 2,976, que Thomson a analysés et roue comme un bisilicate de magnésie anhydre.
HYPERSTHÈNE; Haüy. Paulit; Werner. Prismatoidischer Schillerspath, Mohs; et BRONZITE : Blattricher Anthophillit; Werner. Hemiprismatischer Schillerspath ; Mohs.
Prisme rhomboïdal droit de 93° 30’ environ; isomorphe avec l’enstatite.
HYPERSTHÈNE. BRONZITE.
É [ mm. 93°30! 94° en avant.
m hi 436°45' 437e mg A33A5' 133° Li h1q1 90° 90°
Clivages : parfait suivant g'; distincts, mais interrompus, suivant m et M. Ce dernier est très-difficile dans les bronzites proprement dites, où la face g' est ordinairement courbe et un peu ondulée. Cassure inégale. Faiblement translucide à travers g'; transparente en lames minces parallèles à h!. Pléochroisme très-marqué dans l'hypersthène du te A la loupe dichroscopique, l’une des images vues à travers une lame parallèle à 2! est vert bleuâtre; l’autre est jaune rougeàtre; à travers une lame parallèle au clivage facile, l'une des images est rouge hyacinthe et l’autre bleu verdâtre. Éclat nacré, soyeux ou métalloïde sur le eliy age le plus facile; résineux ou vitreux sur les autres faces. Deux axes optiques très-écariés dans un plan parallèle à g!, symétriquement disposés autour d'une bissectrice négative, normale à 4. L'indice moyen, mesuré pour les rayons rouges dans une bronzite de Kupferberg, estf — 1,668. L'écartement des axes vus dans l'huile a été trouvé :
2H — 91° environ ; rayons rouges.
2H — 89° environ; lumière. blanche : dans l'hypersthène du Labrador. Couleurs des hyperboles assez faibles, indiquant p >®.
HYPERSTHÈNE. BRONZITE. 47
2H — 124° rouge; bronzite de Leipersville.
2H —120° 2d.; bronzite de Kupferberg et du Tyrol.
Dispersion des axes assez faible; p < v.
En admettant que l'indice moyen de l'hypersthène diffère peu de celui des bronzites, on trouve, pour l’écartement réel de ses axes vus à travers ht: 2V — 78° 21. Cest donc bien sa bissectrice aiguë qui est normale à cette face.
Pour les bronzites, l’écartement des axes intérieurs Vus à travers h,est:2V,—97T8'; cest done leur bissectrice obtuse qui est normale à hi, tandis que leur bissectrice aiguë est parallèle à l’arête
m 511 — et posttive.
Noir grisàtre; noir verdâtre ou brunâtre pour l'hypersthène; brun de girofle, brun tombac, vert ou jaunâtre pour les bronzites. Une variété d'hypersthène à grandes lames courbes offre sur le elivage facile des reflets rouge de cuivre qui paraissent tenir à l’interposition de minces lamelles étrangères, probablement de fer oligiste.
Poussière gris verdätre ou blanche. Apre au toucher. Cassante. Dur. —5à 6. Dens. — 3,39 hypersthène; 3,12 à 3,25 bronzite.
Au chalumeau, très-difficilement fusible sur les bords en émail noir verdâtre, souvent magnétique. L'hypersthène de l'ile Saint- Paul donne avec le borax une perle verte. Inattaquable par les acides. ?
RSi; dans lequel R est principalement de la magnésie et de oxyde ferreux, avee de petites quantités de chaux et d'oxyde manganeux.
Analyses de l’hypersthène : a, de l'ile Saint-Paul, Labrador, par Damour; b, de l'ile de Skye, par Muir; c, de Château Richer, Canada, par T. S. Hunt; de la bronzite : d, vert foncé, de Stempel, près Marbourg, par Kôhler; e, de l’Ultenthal, Tyrol; f, de Styrie, par Regnault; g, du Groënland, par de Kobell.
a b C d e f 160 Silice 51036 51,35 51,35 57,19 55,84 | 56,41 58,00 Magnésie ANS 11-0074 22,592 10 32,67 30237000 81607 00066 Oxyde ferreux 2,01 0%33,92:720,56 1,46 40,78 6,56 10,14 Oxyde manganeux 1,32 » » 0,35 » 3,30 1,00 Chaux 3,09: 74,83": 1,68 1,30 » » »
Alumine 0,37 » 3,10 0,70 1,09 » 1,33 Eau » 0,50 0,10 0,63 1,80 2,38 »
98,72 98,69 99,98 100,30 99,88 400,15 100,13 Dens. 3,392 » » * 3,24 3,24 3,125 »
. . CA à . , .
En cristaux imparfaits ou en masses cristallines Jlamellaires.