‹ Manuel de minéralogieChapitre 57 sur 159 · TALC · texte numérisé non relu

TALC

TALC. Talk; Allem. Prismatischer Talk-Glimmer; Mohs.

Lames minces hexagonales paraissant dériver d’un prisme rhomboïdal droit voisin de 120°. Clivage facile suivant la base parallèlement au plan des lames; difficile suivant les faces du prisme de 120°. Cassure esquileuse ou terreuse dans les variétés compactes. Translucide ou transparent. Plan des axes optiques parallèle à la grande diagonale de la base ; bissectrice négative, normale à cette base. 2E—17° ray. rouges; 16° ray. bleus. Dispersion sensiblement nulle autour des hyperboles. Eclat nacré sur les clivages. Bleu, vert, gris de diverses teintes dans la lumière transmise ; souvent blanc d'argent par réflexion. Poussière blanche. Flexible mais non élastique en lames minces. Se laisse couper au couteau et rayer par l’ongle. Onctueux au toucher. Dur. = 1 à 1,5. Dens. — 2,6 à 2,8.

Au chalumeau, jette un vif éclat, s’exfolie et fond très-difficilement sur les bords. Avec la solution de cobalt, prend une couleur rouge pâle. Dans le tube, donne un peu d'humidité. D'après les expériences de MM. Delesse et Damour, les matières volatiles contenues dans le talc ne se dégagent qu'à une très-haute température : M. Damour a récemment constaté que les tales cristallisés en grandes lames verdâtres, de Sibérie, du Tyrol, etc., ne perdent au rouge sombre que 4 à 5 millièmes de leur poids; au rouge vif (fusion de l'argent), ils se gonflent, s’exfolient et perdent 4,9 p. 0/0 d’eau offrant une légère réaction acide ; au rouge blanc (lampe Deville), la perte n’augmente pas, mais la substance fond dans les portions en contact avec le creuset de platine. En partie attaquable par une ébullition prolongée avec les acides concentrés.

Les différences dans les pertes au feu constatées par divers ehimistes, tenant évidemment aux procédés de calcination employés. on peut adopter l’une des formules

Mg Sit+H : Silice 63,25 Magnésie 32,01 Eau 4,74: ou 3Mg* Si + 4H : Silice 61,74 Magnésie 33,32 Eau 4,94.

La seconde, beaucoup moins simple que la première, est celle que M. Rammelsbérg admet pour la stéatite.

Analyses du talc lamellaire : a, blanc verdätre nacré, de la vallée de Chamouni, par Marignac ; b, de Prussiansk près Katharinenburg, par de Kobell; c, de Greiner en Zillerthal, par de Kobell; d, de Rhode-Island, par Delesse; e, blanc, fibreux, offrant en partie la Structure de. l'amphibole, du Saint-Gothard, par Scheerer; f, blanc en grandes lames cristallines, du Saint-Gothard, par Scheerer; 9, (éalc endurci), de Glocknitz, Autriche, par Scheerer :

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