STÉATITE
a b c d e Î 4 Silice 66,70 63,13 63,29 61,97 61,48 62,07 62,35 Magnésie 30,23 34,30 31,92 33,03 31,27 31,3 31,32 Oxyde ferreux 2,1 Dr DEN 1e 0e DO 4,65. 1,69 1,34 Eau » » 0,78 3,48 4,86 4,83 4,18
99,34 99,70 Mn0,23 99,15 99,26 A10,39 999
Àl 0,53 - 100,11 99,02 Densité : » » 2,163 2,741 L 2,18 » »
La stéatite se rencontre en masses compactes, globulaires, stalactitiques, ou en épigénies de divers cristaux.
On la trouve dans le granite, à Thiersheim en Bavière; dans le gneiss et le micaschiste, à Milbury, Massachusetts; à Crien Larich et à la vallée de Tilt, Ecosse; à Gôpfersgrün près Wunsiedel et à Aschaffenburg en Bavière; dans le calcaire cristallin, à Szäszka, Hongrie ; à Pargas, Finlande; dans la serpentine, à Zoblitz, Waldheim et autres lieux en Saxe; au cap Lizard, Cornwall; à Portsoy en Banffshire, Ecosse; à Dobschau, Hongrie ; à Mussa, Piémont ; à Monte Fracineto, duché de Parme; dans les amygdaloides basaltiques, à Petticour près Edimbourg ; à l'ile de Skye; à Stromôe; à Poremba en Pologne ; dans les couches métalliferes, à Persberg, Salberg et Taberg en Suède, etc. Les cristaux dont on connaît des épigénies sont : le quartz, à Gôpfersgrün ; à Middlefeld en Massachusetts, dans la serpentine; à Newton, New-Jersey, dans le calcaire cristallin ; le pyroxène fassaite en gros cristaux maclés suivant h!, au Monzoni en Tyrol; l'amphibole, à Pargas en Finlande; l'andalousite, à Gopfersgrün ; à Lisens en Tyrol; l'idocrase, au Monzoni; le grenat, à Rézbänya en Hongrie; à Thiersheim ; le feldspath, à Carlsbad, dans le porphyre ; à Weinheim en Bade, et à Niederschôna en Saxe, à Ehrenfriedersdorf et Johann-Georgenstadt en Saxe, dans le granite; la Werneérite, à Newton; à Pargas et Ersby en Finlande, dans le calcaire cristallin; la tourmaline, à Rozena en Moravie, dans le granite; la topaze, à Ehrenfriedersdorf, dans les filons d’étain ; le spinelle, à Newton; au Toal della foja et au Palle rabiosa, val San-Pellegrino, Tyrol; la dolomie, à Gôpfersgrün ; à Marlborough en Vermont, dans la serpentine.
La craie de Briancon est d'un blanc laiteux, avec un éclat un peu nacré, très-onctueuse et très-tendre.
Les analyses c, d, e, prouvent que c’est à la stéatite que doivent être rapportées en partie, les substances connues sous les noms d'agalmatolite, lardite, pagodite, Bildstein, qui servent en Chine à la sculpture d’une foule de figurines plus ou moins bizarres.
Une siéatite de Gôpfersgrün dans laquelle Klaproth n'avait trouvé * què 59,5 p.100 desilice, a été désignée sous lenom d'hydrostéatite,
MAGNESITE. 101
Hampshirite est un nom applique par Hermann à des pseudomorphoses stéatiteuses de cristaux de quartz décrits et analysés
autrefois par Dewey qui avait trouvé : Si 50,60 Mg 28,83 Fe 2,39 Mn1,10 AÀ10,15 H 15,00 — 98.27.
La néolite de Scheerer est en masses étoilées composées de fibres soyeuses, ou amorphe. Éclat sopeRee ou terreux. Verte. Dur. Ta. Dens. 211:
Analyses de la néolite : «, vert clair; b, vert foncé, d'Arendal; c d'Eisenach ; par Scheerer.
a b € Silice 52,28 47,35 51,25 Magnésie 31,24 24,73 929,92 Oxyde ferreux SALON OP OS D Oxyde manganeux 0,89 2,64 »
Chaux 0,28 » 1,92 Alumine 33 027 1032 Eau 4,04 6,28 6,50
Substance de formation contemporaine, produite par l’infiltration des eaux à travers les roches magnésiennes, dans les mines de fer d'Arendal et dans les cavités du basalte altéré du Stoffelskuppe, près Eisenach.
MAGNÉSITE. Écume de mer. Meerschaum; Allem. Sepiolite: Glocker. Magnésie carbonatée silicifère spongieuse ; Haüy.
Compacte. Cassure finement terreuse. Opaque. Terne. Blanche avec des teintes jaunes, rouges ou grises. Trait brillant. Happant a la langue. Douce au toucher. Dur.— 2,5. Dens. = 1,2 à 1,6.
Au chalumeau, se pelotonne, devient d’abord noire, puis blanche, et fond sur les bords en émail blanc. Dans le tube, dégage de l’eau et noircit. Avec la solution de cobalt, se colore en rouge pâle. Décomposée par l'acide chlorhydrique.
Certaines analyses sont assez bien représentées par la formule
Mg S5LoH: Si61,45 Mg 26,59 H 11,96; d’autres paraissent au contraire exiger
Me? SSL LH: Sisc88 Me 23,75 H 91,37.
Analyses de la magnésite : a, d'Asie mineure, par Scheerer et Richter; b, de Cabañas près Tolède; c, de Coulommiers, par Berthier ; d, de Grèce, par Scheerer; e, de la pierre de savon brune, du Maroc, par Damour; f, de l’aphrodite de Längbanshytta. par Berlin; g, de la quincyte de Quincy, par Berthier :
102 PICROSMINE.
ner b CHE d e Silice 61,33 53,8 54,0 61,30 53,00 Magnésie . 28,98 923,8 240 28,39 28,00 Oxyde ferreux 0,09 » » 0,08 Fe 1,40 Chaux » » » » 4,01 Alumine » 4,2 À ,k » 41,20 Eau 9,82 920,0 20,0 9,7% 10,35 Acide carbonique 0,67 » » 0,56 K 0,52
Sable 1,50 98,98
La magnésite se trouve en masses arrondies dans des dépôts d’alluvion terreux ou stratifiés, dans les plaines d'Eskihi-Sher, Asie mineure ; près de Thèbes en Grèce, avec quartz résinite ; à Négrepont ; à Sébastopol et à Kaffa en Crimée; à Brousse et à Kiltschik en Natolie; en couches dans des marnes tertiaires à Vallecas près Madrid et à Cabañas près Tolède, Espagne; à Chenevières près Champigny, Seine-et-Oise, et aux environs de Coulommiers, Seine-et-Marne ; dans la serpentine, à Hrubschitz et Oslawan, Moravie; dans une syénite porphyrique à Pinheiro, Portugal. Elle est souvent accompagnée de calcédoine, de cacholong, de silex résinite, ou pénétrée par du carbonate de magnésie à la décomposition duquel on attribue sa formation. Son principal emploi est pour la fabrication des pipes dites d'écume de mer. La pierre de savon de Maroc transportée par les caravanes est employée dans les bains maures en différentes parties de l'Algérie. L’aphrodite ressemble beaucoup à la magnésite; sa pesanteur spécifique — 2,21 est un peu plus élevée ; elle vient de Längbanshytta, Wermland. Une variété un peu translucide, à éclat gras, blanche ou jaunâtre, d’une densité — 2,335 se trouvant dans la serpentine de Z6blitz et regardée comme cérolite, a donné à M. Delesse : Silice 53,5 Magnésie 28,6 Alumine et traces d'Oxyde ferrique 0,9 Eau 16,4 — 99,4.
La quincyte se trouve en petites particules d’un rouge carmin disséminées avec quartz résinite de la même couleur, dans un calcaire de Quincy, département du Cher. Sa coloration est attribuée à une matière organique.
PICROSMINE. Pikrosmin; Haidinger.
Prisme rhomboïdal droit de 117°48".
ANGLES CALCULÉS
[ *mm 117048" | mg! 1216"
MONRADITE. 105
vpelh 116°34/ elkellk 538 sur p
Forme habituelle, mpet*g!. Clivage parfait suivant p; moins parfait suivant g!' etm. Cassure inégale. Translucide sur les bords ou opaque. Eclat nacré sur p, vitreux sur les autres faces. Blanc verdâtre ; vert noirâtre. Poussière blanche. Tendre et facile à . couper. Exhale une odeur argileuse quand on l’humecte. Dur. — 2543. Dens. — 2,59 à 2,66.
Dans le matras, donne de l’eau ammoniacale et devient noire. Au chalumeau, noireit d'abord, puis blanchit et durcit sans fondre. Se dissout dans le sel de phosphore en laissant un squelette de silice. Avec la solution de cobalt, prend une couleur rouge pâle.
2Mg Si+H: Silice 54,80 Magnésie 36,98 Eau 8,922.
Analyse de la picrosmine de Pressnitz, par Magnus :
Silice 54,88 Magnésie 32,62 Oxyde ferreux 1,26 Oxyde manganeux 0,42 Alumine 0,79 Eau 7,32
Se trouve en masses cristallines bacillaires ou fibro-lamellaires, dans la mine de fer d'Engelsburg près Pressnitz, Bohême; dans des schistes talqueux ou chloriteux de Greiner en Tyrol; dans la serpentine près de Waldheim en Saxe. Deux échantillons regardés comme picrosmine, l'un de Pressnitz, l’autre de Zermatt, Valais, m'ont offert une masse lamellaire composée de fibres rectilignes parallèles les unes aux autres, d’un beau vert foncé, fortement translucides ou transparentes. La double réfraction y est assez énergique, et, au microscope polarisant, elle se manifeste par des anneaux annonçant deux axes optiques écartés, situés dans un plan parallèle à la longueur des fibres et symétriques autour d’une bissectrice négative, normale au plan déslames. Dans le tube, ces échantillons donnent de l'eau et deviennent gris verdätre. Au chalumeau, ils blanchissent et fondent très-difficilement en émail noir brunâtre.
MONRADITE ; Erdmann.
Amorphe ou en masses granulaires ou feuilletées.
Deux clivages, dont l’un plus facile que l’autre, sous l'angle de 130° environ. Translucide. Faces de clivage très-éclatantes; cassure mate. Gris jaunâtre ou jaune miel. Poussière blanche. Dur.— 636,5. Dens.— 3,267.
Donne de l’eau dans le tube. Infusible au chalumeau. Avec les flux, réactions de la silice et du fer,
10% PICROPHYLLE. SPADAIÏTE.
&R Si+H; R se composant de magnésie et d'oxyde ferreux.
Analyse de la Monradite par Erdmann.
Silice 56,17 Magnésie 31,63 Oxyde ferreux 8,56 Eau k,0%
Découverte par Erdmann, dans la paroïsse de Bergen en Norwège.
PICROPHYLLE ; Svanberg.
Petites masses cristallines bacillaires enchevêtrées les unes dans les autres et ressemblant un peu à la salite, mais d’une forme appartenant probablement au système rhombique. Clivage assez net dans une direction. Double réfraction négative. Deux axes écartés d'environ 25° symétriquement disposés autour d’une bissectrice normale au plan de clivage. Eclat chatoyant. Gris verdâtre foncé. Dur. 2} MDeNns— 2715:
Dans le tube, donne de l’eau. Au chalumeau, blanchit sans fondre.
Analyse par Svanberg.
Alumine a,11 Eau 9,83
Se trouve à Sala, Suède. Ses propriétés optiques la rapprochent de l’antigorite.
SPADAITE ; de Kobell.
Amorphe. Cassure imparfaitement conchoïdale. Éclat un peu nacré. Rougeâtre. Dur.—2,5.
Dans le tube, donne beaucoup d’eau et devient grise. Au chalumeau, fond en émail bulleux. Se dissout en faisant gelée, dans l'acide chlorhydrique concentré.
Analyse par de Kobell.
Silice 56,00 Magnésie 30,67 Oxyde ferreux 0,66 Alumine 0,66 Eau 11,34
SAPONITE. 105
Petites masses terreuses engagées dans les interstices de cristaux de Wollastonite tapissant des cavités dans une lave basaltique, à Capo di Bove, près Rome.
! SAPONITE. Pierre de savon. Seifenstein; Allem. Soapstone; Angl. Pseudomorpher Glyphin-Steatit ;, Mohs.
On peut réunir sous ce nom plusieurs substances plus ou moins” différentes les unes des autres. Amorphe. Ayant la consistance du savon à l'état frais, mais durcissant et devenant fragile par la dessiceation à l'air. Eclat gras. Couleur blanche, jaunûtre, bleuâtre, ou rougeûtre. Trait brillant. Onctueuse au toucher. Se laissant couper au couteau. Sans happement à la langue. Dur. — 1,5. … Dens. — 2,26.
Perd une partie de son eau de 80° à 90° en séjournant au-dessus de Vacide sulfurique. Donne de l’eau dans le tube en noircissant. Au chalumeau, les fragments minces fondent plus ou moins facilement en verre bulleux incolore.
Hydrosilicate de magnésie et d'alumine d’une composition assez variable et constituant une espèce douteuse.
Analyses de la saponite : a, du cap Lizard, Cornwall, par Klaproth; b, de Gue Grease, Cornwall, par Houghton; c, de Cornwall, par Svanberg ; d, de la piotine séchée au-dessus de l'acide sulfurique, de Svärdsjô, Suède, par Svanberg ; e, f, de la thalite du Lac Supérieur, par Smith et Brush.
a b ( d e Î Silice 5,00 42,10 46,8 50,89 48,89 45,60 Alumine 9,25 7,67 8,0 9,40 7,23 k,87 Oxyde ferrique 1,00 » 0, 2,06 2,46 2,09 Magnésie 2515 30,57 33,3 26,52 24 170 | 2410 Chaux » » 0,7 0,78 » 1,07 Potasse et soude 0,75, » » » 0,81 0,45 Eau 18,00 18,46 11,0 10,50 15,66 20,66
La saponite se trouve dans la serpentine au cap Lizard et en quelques autres points du Cornwall ; dans les géodes de datholite de Roaring Brook près New-Haven, Connecticut.
La piotine de Svanberg est en noyaux très-mous, blancs, jaunâtres ou rougeätres, gras au toucher, happant à la langue, difficilement fusiblés en verre incolore; on la trouve à Svärdsjô en Dalarne, Suëde.
La thalite d'Owen s'est rencontrée dans Le trapp, sur la côte nord du Lac Supérieur.
C’est probablement à la saponite qu'on doit rapporter les deux
substances suivantes analysées par MM. Delesse et de Hauer.
La première s’est formée au contact du trapp et de la craie qui est devenue cristalline par suite du métamorphisme qu'elle a subi, à Woodburn en Irlande. Amorphe. Cassure inégale ou esquileuse. Vert grisâtre ou vert noirâtre. Douce au toucher. Rayée par l'ongle. Se coupant au couteau. Dens. — 2,395 variété vert grisâtre; 2,392 variété vert noirâtre. Au chalumeau, dégage beaucoup d’eau et devient blanchâtre ou grisàtre, suivant la couleur PRRsssE de l'échantillon. Attaquable par les acides.
La seconde, désignée au musée Impérial de Vienne comme chalilite d'Irlande, est amorphe. Cassure esquileuse. Translucide sur les bords ou opaque. Éclat cireux ou mat. Jaune isabelle ow brunâtre. Poussière blanc jaunâtre. Happant fortement à la langue. Fragile. Dur. — 2. Dans l’eau, les gros morceaux se divisent en petits fragments, avec un léger sifflement. Dans le tube, donne beaucoup d’eau et devient grise. Soluble dans l'acide chlorhydrique en laissant de la silice pulvérulente.
Analyses : a, de la première substance, par Delesse ; b, de la seconde, par de Hauer.
a b Silice 37,03 ARE Alumine 14,53 10,90 Oxyde ferreux 2,79 1,05 Oxyde manganeux 1,06 trace Magnésie 19,81 13,01 Potasse 0,13 trace
La plupart des matières nommées saponites doivent probablement leur origine à des actions métamorphiques, comme celle de Woodburn ; c’est sans doute ce qui explique les variations que présente leur constitution chimique.
SERPENTINE. Ophit; Léonhard. Prismatischer Serpentin-Steatit; Mohs.
Les nombreux minéraux qu'on peut ranger sous cette dénomina= tion ont recu une foule de noms particuliers, fondés en général sur des différences peu marquées; leurs principaux caractères physiques et chimiques offrent au contraire une grande ressemblance.
Structure schisteuse, feuilletée, ÉLASÉE ou amorphe. La plupart
des cristaux qu'on avait regardés comme originaux, sont des pseudomorphoses de péridot, de pyroxène ou d’amphibole,
Des cristaux d'Easton en Pennsylvanie, d'un vert foncé, ont offert
à M. G. Rose la combinaison des formes » h! g! po! d'? d"* du py-
roxène et des incidences généralement d'accord avec celles de ce
minéral, sauf pour p À! post. qui a donné 76°23’ au lieu de 73°59/;
une ou deux autres facettes, quoique assez nettes, n’ont pu Ôtre dé-
terminées. M. Rose a également observé sur de petits cristaux de
la même localité, les formes » A! g! p b'® de l'amphibole; mais leurs
angles sont assez éloignés de ceux de la hornblende, comme le montre le tableau suivant :
SERPENTINE. AMPHIBOLE. SERPENTINE. ANPHIBOLE. min 1423045! à 41250 194044! b12 41 10848 40546 gr ET 10458’ 61212 adj. 143257! 118028 | Pyue 14253! 149°
D'après Scheerer, ces derniers cristaux possèdent deux clivages distincts, l'un suivant », l'autre suivant g'; leur intérieur est une masse cristalline fortement translucide, jaune verdâtre.
M. Quenstedt a fait voir que les gros cristaux de Snarum en Nor- Wège, avaient exactement la forme du péridot ; on a quelquefois rencontré, dans l’intérieur de ces cristaux, des parties dures, brillantes, d'olivine presque inaltérée, dont la densité — 3,04 et dont l’analyse a
fourni à Heffter : Si 4193 Mg 53,18 Fe 2,02 Mn 0,25 H 4,00 — 101,38. On peut remarquer. que ces nombres sont voisins de ceux que Dufrénoy a trouvés pour la Villarsite. Des lames minces extraites d'un cristal de Snarum à cassure compacte, homogène, d’un jaune verdâtre, se sont comportées dans la lumière polarisée, comme : une matière tout à fait amorphe.
De petits cristaux à surfaces brillantes, fortement engagés dans une masse d'un vert tendre à cassure cireuse, d'Âker en Suède, deviennent complétement transparents lorsqu'ils sont suffisamment amincis ; au microscope polarisant, leur structure intérieure paraît testacée, fibreuse par places, et ils manifestent des couleurs irrégulières analogues à celles de quelques hyalites et de certaines agates.
Les cristaux de Chursdorf, près Penig en Saxe, décrits par Haïdinger, se composent des faces k! g° g! et et? b'?e, du péridot, ils sontaplatis suivant get allongés dans le sens de l’axe vertical; leurs incidences comparées à celles du péridot sont :
SERPENTINE. - PÉRIDOT, SERPENTINE, PÉRIDOT.
gg 8058 avant 82°27/ b12612 13955 avant 139034 e1e1 130°2 sur p 128021/ 0303 10746! sur b12 40745 ele? 9%3 sur p 920 Y! b12EA2 108030! côté 105°26/ BIBBA2 8545" sur m 88026 e3ez 119941" côté 147023"
C3 AO1°51' sur 4à 10% 6”
Enfin M. Hermann a cité au lac Auschkul et en plusieurs autres points de l’Oural, dans une serpentine compacte, des cristaux qui se clivent nettement suivant quatre directions faisant entre elles des angles de 90°, 95° et 70° et correspondant aux faces h!, g!, el?, e8, du péridot. La face g'est unie et nacrée, h! est striée verticalement, e2 et el sont unies avec un. éclat gras; les cristaux sont translucides sur les bords, d’un vert olive ; leur dens. = — 2,01.
Cassure conchoïdale, esquileuse ou inégale. Transparente, Mae lucide ou opaque. Eclat généralement faible, résineux ou gras. Vert de diverses nuances ; jaunâtre ou grisâtre. Trait brillant. Poussière blanche. Se laissant souvent qupes au couteau. Dur.=—3. Dens.— 2,47 à 2,60.
Dans le tube, Aoircit et donne % l'eau. Au chalumeau, blanchit et fond difficilement en émail sur les bords les plus minces. Se dissout lentement dans le borax, avec réaction du fer plus ou moins prononcée. Avec la solution de cobalt, prend une teinte rouge pâle. En poudre, se dissout complétement dans l’acide chlorhydrique, et encore plus facilement dans l'acide sulfurique, avec séparation de la silice à l’état pulvérulent.
La plupart des analyses conduisent à la formule
Mg S2+2H: Silice 43,25 Magnésie 43,77 Eau 42,98; d’autres se représentent mieux par Mg5 S2+3H: Silice 40,62 Magnésie 41,10 Eau 18,98.
Analyses : a, de l’antigorite du val Antigoria, Piémont, par Brush ; b, de la marmolite de Bare Hills, Maryland, par Vanuxem; ce, de la marmolite de New-Jersey, par Garrett; d, de la Bowenite verte, à grains fins, de Smithfield, Rhode-Island, par Smith et Brush; e, de la rétinalite du Canada, par Hunt; f, de la Vorhauserite amorphe, brun foncé, du Monzoni, Tyrol, par Oellacher; g, de la serpentine vert bleuâtre en masses schisteuses contournées, de Zermatt en Valais, par Schweizer.
a h c d e Î .9 Silice 1,58 42,69 42,32 42,929 3972 A1,21 43,78 Magnésie 36,80 40,00 42,23 42,30 42,33 39,24 9824 Oxyde ferreux 7,22 1,16 1,28 4,21 1,66 2,02 10,87 Alumine 2,60 » 0,66 » Na 0,90 » 2,2% Eau 12,67 16,11 413,80 12,96 15,05 16,16 : 14,60 Acide carbonique » 0,87 » » » » »
ER
100,87 100,83 100,29 98,76 99,66 98,63 99,70 Densité : » » » 2,59à92,79 2,48à2,52 2,45 »
Analyses : À, de la picrolite fibreuse, vert bleu, accompagnée de Giobertite, de Texas en Pennsylvanie, par Rammelsberg ; 2, de la picrolite de Philipstad en Wermland, par Stromeyer; 7, de la métaxite de Schwarzenberg, Saxe, par Kühn; k, de la métaxite de Reichenstein, Silésie, par Delesse ; /, du chrysotile de Newhaven, Connecticut, par Brush ; m, du chrysotile en veines dans la serpentine des Vosges, par Delesse; », du chrysotile (asheste chatoyante) de Reichenstein, par de Kobell :
k ë Î k d m n Magnésie 1,03 37,16 M,00 41,9 39,24 42,61 40,00 Oxyde ferreux 205 NE AE 2120 DAOMRAMONSS 1,69 2,08 Alumine » Mn 2,02 » 0,4 » 0,42 0,40 Eau 12,47 AET2 192,95 143,6 413,49 13,70 - 13,80 99,34 99,70 99,63 100,0 99,31: 100,00 99,78
Densité : 2557 » » » 2,49 2,219 »
Analyses : o, de la baltimorite de Bare Hills, Maryland, par Thomson; p, de la Williamsite feuilletée verte, accompagnée de fer chromé et de serpentine ordinaire, de Westchester, Pennsylvanie, par Smith et Brush; q, d’une serpentine vert noir mêlée de 17,5 p. 0/0 d’aimant, pseudomorphe de cristaux de grenat, de Schwarzenberg en Saxe, par Kersten; de la serpentine pseudomorphe du péridot : r, de Snarum, Norwège, par Scheerer; s, du lac Auséhkul, Oural, par Hermann; #, de la serpentine en roche (ophiolite de
Hunt), du lac Brompton, Canada, par Hunt; , de la serpentine noble de Fahlun, par Lychnell.
0 p g r S l 0 Silice 40,95 42,0 41,80 40,71 40,2 42,90 41,95 Magnésie 3410 41,50 40,34 41,48 35,09 36,28 40,64 Oxyde ferreux 10,05 283 : 4,10 2,43 JS PAT D 0
Oxyde de nickel » 0,45 Mn 0,50 » » 0,15 »
Alumine 1,50 » Na042 2,39 4,82 Ér0,25 0,37 Eau 12,60 42,70 42,87 12,61 143,75 4344 : 41,68 99,80 99,18 99,73 99,62 100,00 10019 G34
Densité : » 2,59 à 2,64 » » 2,57 » »
Analyses : v, de la bastite (Schillerspath) cristallisée, de Baste au Hartz, par Kôhler ; #, de la thermophyllite en grains cristallins, de la carrière d'Hopoovaara, Finlande, par Hermann; x, de la Deweylite de Middlefield, Massachusetts, par Shepard; delagymnite: y, de Texas, Pennsylvanie, par Brush; z, de la vallée de Fleims
110 ANTIGORITE,
Tyrol, par de Kobell ; «, de l’hydrophite, de Taberg en Smäland, par Svanberg ; 6, de la Jenkinsite en croûtes sur fer oxydulé, du « comté Orange, New-York, par Smith et Brush :
v U) Z y Z a o Silice 3,90 43,12 30 42,60 41,5 36,19 38,20 Magnésie 26,00 34,87 40 3416 38,3 21,08 2284 Oxyde ferreux 10,78 1 79 » » » 22,13 419,95 Oxyde manganeux 0,55 » » » » 1,66 4,21 Chaux 2,70 » » » » » »
Potasse et soude 0,47 Na 1,33 » » » » »
Alumine 1,50 #,91 » 3,13 » 2 89.000575 Oxyde de chrome 2,37 » » » D AIN 0,11 »
Ean 12,42 13,4% 20 20,25 20,5 16,08 13,42
on on men pme
100,69 99,16 4100 400,14 100,3 100,7k 99,34 Densité : » 2,56 2,246 » » » »
Analyses : y, de la nickelgymnite formant un enduit vert jaune sur le fer chromé de Texas, Pennsylvanie, par Genth; 5, de la dermatine de Waldheim, Saxe, par Ficinus; de la cérolite (Kerolith) : :, de Silésie, par Kühn; À, de Z6blitz, Saxe, par Melling; y, du xylotile (Bergholz) de Sterzing, par de Hauer; x, du liége de montagne (Bergkork) de Stor-Rymmingen, Suède, par Hermann.
ï Ô € À (2 T Silice 35,36 35,80 46,96 47,13 47,96 53,15 * Magnésie 14,60 23,70 31,26 36,13 42,37 A1 Oxyde ferreux 0,24 11,33 » 2,92 1,87 Fe 12,91 Oxydemanganeux » 2,25 » » Fe16,05 4,97 Oxyde de nickel 30,6% » » » » »
Chaux 0,26 0,83 » » » D Eau | an rouge 49,09 925,20 21,22 41,50 13,51 450
100,19 100,03 99,4% 100,25 99,89 100,8% Densité : 2,409 91 à 2,2 » » 2,kà2,56 »
L'antigorite est en petites masses schisteuses se séparant assez facilement en lames, minces transparentes, d’un beau vert, un peu ternes ; sa forme cristalline dérive, selon toute apparence, d'un prisme rhomboïdal droit, car elle offre deux axes optiques symétriques autour d'une bissectrice négative, normale au plan des lames. B— 1,574; ray. rouges. 2E —27°; lumière blanche. Dispersion sensiblement nulle. Dur, = 2,5. Poussière blanche. On la rencontre
MARMOLITE. MÉTAXITE, ti
au val Antigoria, près Domo-d'Ossola, Piémont. Le docteur de Gilm a trouvé dans une serpentine schisteuse semblable à l’antigorite :
8142.42 Mg38,05 Fe5,71 À10,65 H 12,91 — 99,74.
La marmolite offre des agrégations de petites lames facilement clivables dans une direction, plus difficilement dans une seconde direction. Translucide. Assez transparente en lames très-minces moyées dans la térébenthine, pour faire voir qu'elle possède une double réfraction faible et deux axes optiques très-rapprochés, dont Ja bissectrice, négative, paraît normale au plan du clivage facile. Eclat nacré ou gras. Vert grisâtre pâle. Dur.—72,5 à3. Dens.— 2,44 à 2,47. Forme des filons dans la serpentine, à Hoboken, New- Jersey; Bare Hills, près Baltimore, Maryland; Blandford, Massachusetts; Orijärfvi, Finlande. Dans cette dernière localité, elle est compacte, à cassure écailleuse, à éclat gras, fragile, d’un vert olive pale; dens. — 2,44; elle ressemble à une serpentine noble. Hermann
«y a trouvé : Si 40,00 Mg 42,40 Fe1,80 H 15,80 —100,00.
. La Bowenite est une serpentine à grains fins, vert pomme, fortement translucide, de Smithfield, Rhode-Island.
La rétinalite de Thomson est amorphe. Cassure écailleuse. Eclat résineux. Translucide. Jaune brunâtre ou verdâtre. Dur. —3,5, Au chalumeau, blanchit et devient friable, sans fondre. Se trouve à Grenville, Bas-Canada.
La Vorhauserite ainsi nommée par Kenngott en l'honneur de M: Vorhauser, est amorphe, Cassure écailleuse, Eclat cireux. Translucide sur les bords. Brun foncé ou noir verdàtre. Cassante. Dur.—3,5. Dans le tube donne beaucoup d'eau. Au chalumeau, devient grisätre, sans fondre. La poudre se dissout en faisant gelée dans les acides. Forme un mélange granulaire avec cristaux de grenat grossulaire transparent et calcaire bleuâtre, dans la syénite du Monzoni, vallée de Fleims, Tyrol.
La piérolite a la couleur vert foncé et la cassure de la serpentine noble, avec un peu plus de dureté; elle est quelquefois fibreuse et asbestoide. Translucide sur les bords. Dur.—3,5 à 4,5. Se présente surtout en plaquettes ou en enduits dont la surface est brillante et cannelée, à Texas, comté de Lancastre en Pennsylvanie ; à Reichenstein en Silésie; à Philipstad en Wermland,; à Tabers en Suède, etc.
La métaxite de Breithaupt se compose de fibres fines réunies par touffes divergentes en agrégats à cassure grenue. Translucide sur les bords. Eclat faiblement soyeux. Blanc verdâtre ou jaunâtre. Assez tenace. Dur.—2 à 2,5. Dens.—2,52. Dans le tube, donne de Veau et devient rouge. Au chalumeau, difficilement fusible en verre brunâtre, Complétement soluble dans l’acide chlorhydrique avec sé-
112 CHRYSOTILE. WILLIAMSITE. |
paration de silice pulvérulente. Se trouve à Schwarzenberg en Saxe, et à Reichenstein en Silésie. On rencontre, à Zermatt en Valais et dansl'Oural, des substances analogues, d’un vert jaunâtre ou bleuâtre, luisantes, d’un aspect cireux, susceptibles de se séparer en lames minces assez tenaces quoique composées de fibres roides, excessivement fines. Ces lames sont essentiellement cristallines, car lorsqu'on les a rendues suffisamment transparentes par le poli ou en les noyant dans de la térébenthine, elles offrent une double réfraction énergique et des lemniscates annonçant deux axes optiques très-écartés, autour d’une bissectrice négative. Lës échantillons dont j'ai constaté les propriétés optiques donnent de l’eau dans le tube en devenant gris rougeâtre. Au chalumeau, ils fondent difficilement en émail gris.
Le chrysotile est ordinairement en plaques plus ou moins épaisses composées de fibres parallèles tantôt très-fines, tantôt assez grosses, faciles à séparer, flexibles. Translucide. Double réfraction sensible. Deux axes optiques écartés dans un plan parallele à la longueur des fibres, paraissant symétriques autour d’une bissectrice négatite, normale à ces fibres. Eclal soyeux ou un peu gras avec chatoiement métalloide. Vert olive; vert pistache; vert poireau; vert jaunâtre ou vert grisàtre. Au chalumeau, blanchit et dureit, mais ne fond que dans les parties les plus fines. Facilement attaqué par l'acide sulfurique. Forme des filons dans les roches serpentineuses : à Newhaven, Connecticut; à Abbotsville, New-Jersey ; à Reichenstein, Silésie (asbeste chatoyante); dans les montagnes des Vosges; à la Molle, près Cogolin, département du Var.
La baltimorite, analysée par Thomson, est une serpentine
fibreuse de Bare Hills, près Baltimore, Maryland. Une autre substance portant le même nom, de Baltimore, a été analysée par Hermann. Elle est fibreuse, bleue. Dens.— 2,59. Au chalumeau, elle donne la réaction du chrome. Elle se dissout complétement dans l'acide
sulfurique. Sa composition est d'après Hermann : Si 33,26 Mg 38,56
Fe 2,89 €r434 A17,23 H12,4 C 1,30 — 100,02. On peut da considérer comme une serpentine mélangée de Giobertite. Deux échantillons étiquetés baltimorite, dans la collection impériale de Vienne, ont fourni à M. de Hauer des résultats totalement discordants, qui semblent prouver que ces échantillons sont des matières impures, différant l’un et l’autre de la baltimorite.
La Williamsite de Shepard est une serpentine fortement translucide, vert-pomme. de Westchester, comté de Chester, Pennsylvanie; elle est monoréfringente : a — 1,56; rayons rouges.
On comprend généralementsous lenom deserpentinenoble, les variétés les plus pures, à cassure écailleuse, translucides ou transparenies en lames minces, manifestant dans la lumière polarisée des
Lait
OPHIOLITE,. BASTITE. 115
couleurs irrégulières analogues à celles de quelques hyalites, d’un jaune de soufre, d’un vert d’asperge ou de poireau, d’un blanc verdâtre ou jaunâtre. La serpentine noble est souvent mélangée de calcaire : elle se présente en épigénies de cristaux de péridot . à Snarum, Norwège; à Chursdorf, près Penig, en Saxe; au lac Auschkul, près Miask; à la Barsowka près Kyschtimsk, à Pyschminsk et à la mine d’émeraudes, près de Katharinenburg, Oural; en pseudomorphoses de pyroxène et d'amphibole, à Easton, Pennsylvavanie. On la trouve en beaux échantillons à Fahlun et à Gulsjô, Suède ; à l’île de Man ; en Corse; en Sibérie; en Saxe; à Phillipstown, New-York; à Port Henry, comté d'Essex ; à Newburyport, Massachusetts et dans une foule d’autres localités des Etats-Unis.
La serpentine commune est généralement opaque, d’une couleur grisâtre ou vert foncé; on la rencontre aussi à l’état pseudomorphique sous forme de eristaux d'amphibole, de pyroxène, de feldspath, de grenat, de spinelle, de mica et de quelques autres minéraux. Traversée par des veines de calcaire blanc, elle forme un marbre assez recherché sous le nom de vert antique. Le fer chromé, qui la pénètre souvent, lui donne quelquefois l’apparence d’une peau de serpent, d'où lui sont venus les noms de serpentine et d’ophite. Suivant M. Delesse, on observe à Odern, Vosges, des passagès insensibles entre la serpentine et un feldspath aux dépens duquel elle paraît avoir pris naissance. Elle constitue des montagnes entières et des roches, fréquemment pénétrées par des lames de diallage, en Tyrol ; en Suède; en Saxe; en Cornwall ; au Hartz; à Unst, l’une des Shetland ; dans le département du Var, France; dans les Vosges ; à Gouverneur, comté de Saint-Laurent, à Monroe et à Warwick, comté - d'Orange; dans le Maine; dans le Vermont; dans le Connecticut; à Hoboken, New-Jersey ; à Texas, comté de Lancastre ; à Westchester, comté de Chester, Pennsylvanie, etc., ete.
M. Hunt a donné le nom général d’ophiolite aux roches serpentineuses du Canada; les plus pures constituent l’ophiolite normale; les autres sont des ophiolites calcaires, dolomitiques ou magnésiennes, selon qu’elles contiennent en mélange intime du calcaire, de la dolomie ou de la Giobertite.
La serpentine des environs de Florence et de Gênes, de Zôblitz en Saxe, de Baireuth engBavière, du cap Lizard en Cornwall, de la Molle près Cogolin et de beaucoup d'autres localités, fournit des matériaux susceptibles d’un très-beau poli, pour divers genres d’ornementation.
La bastite (Schillerspath; Schillerstein; diallage métalloide ; Diatomer Schiller-Spath) se présente en lames plus ou moins larges appartenant probablement au système rhombique, groupées en petites masses schisteuses ou disséminées dans une roche compacte. Clivage très-facile dans une direction, moins facile dans deux autres directions, l’une inclinée sur le clivage facile d'environ 81° d’après Naumann, l’autre d'environ 130° suivant Hausmann. Cassure inégale ou écailleuse, Translucide ou transparente. Double
114 THERMOPHYLLITE. DEWEYLITE.
réfraction assez prononcée. Deux systèmes d’anneaux symétriques autour d’une bissectrice négative normale au plan du clivage facile. 2E — 60° à 70°. Dispersion sensible, p > v; chaque hyperbole offre . une couleur rougeâtre à l’intérieur, bleuâtre : à l'extérieur. Éclat chatoyant métalloïde sur le clivage facile. Vert poireau; vert olive; vert pistache, inclinant au brun ou au jaune. Dur.— 3,5. Dens. —2,6 a 2,8. Dans le tube, décrépite légèrement et donne beaucoup d’eau. Au chalumeau, devient brun tombac et magnétique, maïs,ne fond que sur les bords des fragments les plus minces. Avec les flux, donne les réactions du fer et du chrome. Décomposée en partie par l'acide chlorhydrique, en totalité par l'acide sulfurique. Se trouve à Baste, près Harzburg, au Hartz, dans une sorte de serpentine qui a presque exactement la même composition chimique : cette serpentine, qu'on peut regarder comme une bastite compacte, forme avec Saussurite, diallage, pyrites de fer et de cuivre et fer magnétique, de petites masses engagées dans l’euphotide de la forêt de Harzburg et quelquefois dans celle de Baste.
La thermophyllite de Nordenskiôld est en cristaux indistincts appartenant probablement au système rhombique, ou en grains lamellaires disséminés dans une masse amorphe de même nature,
Clivage parfait dans une direction. Semi-transparente. Deux axes
optiques écartés de 22° 20’ d’après M. Miller : bissectrice négative normale au plan du clivage. Éclat nacré sur les faces clivées. Blanc d'argent; gris brunâtre ou brun jaunâtre. Dur. = 2,5. Au chalumeau, s’exfolie et gonfle plus ou moins, mais ne fond que sur les bords minces. Difficilement attaquée par l'acide sulfurique. Se trouve à Hopansuo, près Pitkäranta, Finlande. Son aspect rappelle celui de la vermiculite.
J'ai découvert récemment à la Molle, près Cogolin, départe-=
ment du Var, une substance dont les caractères paraissent se rap-
procher de ceux de la thermophyllite. Elle se compose de lames allongées, groupées en nodules à structure raÿonnée, offrant un éclat un peu nacré et une couleur vert jaunâtre. Clivage facile suivant le plan des lames. Double réfraction assez énergique. Deux axes optiques très-peu écartés, symétriquement dispôsés autour d’une bissectrice négative normale au clivage. Très-tendre et flexible sans élasticité. Dans le tube, donne de l'eau, se gonfle et devient d'un gris argentin. Au chalumeau, fond difficilement sur les bords en émail noir magnétique. Les noyaux sont fortement engagés dans
une serpentine compacte d'un vert foncé.
. La Deweylite d'Emmons est amorphe et offre quelque ressem= blance avec la gomme arabique. Translucide. Éclat gras. Blan: châtre, jaunâtre, verdâtre, rougeâtre. Fragile et souvent toute fendillée. Dur. = 2 à 3,5. Au chalumeau, décrépite, devient opaque et fond très-difficilement sur les bords. Se trouve avec serpentine à Middlefield, Massachusetts. La même substance ayant une densité de 2,49 à 2,31 et provenant de Bare Hills (collines mwes), Mary-
HYDROPHITE. DERMATINE. CÉROLITE. ; 115°
land, avait été nommée par Thomson, gymnite, de yuuvèe, nu. Ce nom de gymnite a également été appliqué à la variété de Texas, Pennsylvanie, analysée par Brush, et à celle de la vallée de Fleims, Tyrol, analysée par de Kobell, Oellacher (dens. — 2,136), et Widtermann. Un autre minéral des Etats-Unis, désigné comme Deweylite
(dens. — 2,096), avait donné à Thomson : Si 50,70 Mg 23,65 Fe 1,70 Àl 3,65 H 20,60 — 400,30.
L'hydrophite de Svanberg (Eisengymnite) est amorphe, quelquefois fibreuse. Cassure inégale. Translucide ou opaque, Vert de montagne ou vertnoirâtre. Éclatfaible. Dur. —3,5. Dens. — 2,4 à 2,65. Au chalumeau, reste infusible et donne Ja. réaction de l'acide vanadique. Se trouve à Taberg en Suède.
La Jenkinsite de Shepard est très-voisine de l’hydrophite. Au chalumeau, elle noircit, devient magnétique et fond en globule noir, Elle forme des incrustations fibreuses sur le fer magnétique à la mine O'Neil, comté d'Orange, New-York.
La nickel-gymnite de Genth est en croûtes amorphes réniformes ou stalactitiques. Translucide ou opaque. Éclat résineux. Vert pomme pâle, ou jaunâtre. Poussière blane verdâtre. Dur. = 3 a4. Dans le tube, donne de l’eau et noircit. Au chalumeau, réaction du nickel. Forme des enduits sur le fer chromé de Texas, comté de Lancastre, Pennsylvanie.
La dermatine de Breithaupt est en masses réniformes ou en croûtes stalactitiques sur la serpentine. Cassure conchoïdale. Translucide ou opaque. Éclat gras faible. Vert poireau, vert olive, vert noirâtre ou brune. Poussière blanc jaunâtre. Onctueuse au toucher, Fragile. Dur. — 2,5. Au chalumeau, devient noire et se fendille. Se trouve à Waldheim en Saxe.
La cérolite (kerolith) de Breithaupt est en masses réniformes ou en fragments compactes. (Cassure inégale ou conchoïdale. Translucide ou transparente en lames minces. Offrant au microscope . polarisant des couleurs irrégulières et une texture interne fibreuse. Éclat gras très-faible, un peu plus prononcé dans la râclure. Blanc verdatié blanc jaunâtre, jaune pâle ou rougeâtre. Onctueuse-au toucher. Sans happement à la langue. Très-fragile. Dur.— 233. Dens.— 72,3 à 2,4. Dans le tube, donne de l’eau et noircit. Infusible au chalumeau. La variété de Frankenstein, Si-
lésie, a donné à Maak : Si 37,95 Mg18,02 A112,18 I 31,00 —99,15. Les substances de Silésie et de Zôblitz, Saxe, analysées comme cérolite par Kühn, Delesse et Melling paraissent différer notablement du minéral décrit par Breithaupt : la composition de toutes ces matières est, du reste, assez variable, et elle semble prouver que ce ne sont que des produits d’altération.
116 XYLOTILE. XYLITE. PYKNOTROPE. PIMÉLITE.
Le xylotile (Bergholz) de Glocker est en plaquettes composées
de fibres très-délicates, droites ou contournées, le plus souvent entrelacées, mais quelquefois parallèles entre elles. Opaque. Brun plus ou moins foncé. Mat ou chatoyant. KElastique et très-mou en éclats minces. Trait assez brillant. Happant un peu à la langue. . Dans le tube, donne de l’eau et rougit. Assez facilement soluble dans l’acide chlorhydrique avec résidu d’un squelette de silice dont les fibres parallèles paraissent, au microscope, formées par l’assemblage d'une multitude de petites sphères. Se trouve à Sterzing, Tyrol. On peut regarder cette substance comme un chrysotile trèsferrugineux, dont le fer s’est peroxydé postérieurement à sa formation. Il en est probablement de même du liége de montagne (Bergkork) de Stor-Rymmingen, analysé par Erdmann. Un xylotile de Rothenzechau, Silésie, contient, d’après M. Rammelsberg :
Si 53,48 Mg 26,30 Ca 0,88 Fe 1,96 À192,35 H 14,36 — 99,33. Le xylite de Hermann, malgré sa faible teneur en eau, parait très-voisin du xylotile. Fibreux. Opaque. Chatoyant. Brun noisette. Dans le tube, donne de l’eau et devient plus foncé. Dur. — 3. Dens. — 2,935. Au chalumeau, fond difficilement -sur les bords.
Faiblement attaqué par les acides. Hermann a obtenu : Si 44,06
Mg 5,42 Ca 6,58 Cu 1,36 Fe 31,84 H 4,70 — 99,96. Probablement de l’Oural.
M. Breithaupt a nommé pyknotrope, un minéral amorphe composé de grains fortement engagés les uns däns les autres et souvent difficiles à distinguer. Clivage peu net dans deux directions rectangulaires. Cassure esquileuse. Translucide. Blanc grisâtre, passant au brun et au rougeâtre. Faible éclat vitreux ou gras. Dur. — 3 à 4. Dens. —2,60à 2,67. Composition chimique inconnue. $Se trouve dans la serpentine, près de Waldheim, Saxe.
PIMÉLITE: Karsten.
Le nom de pimélite a été appliqué à plusieurs silicates verts contenant du nickel.
En fragments amorphes ou en enduits. Cassure écailleuse. Translucide. Eclat gras, faible. Vert pomme. Onctueuse au tou-
cher. Sans happement à la langue. Poussière blanc verdâtre.
Dur ?2;5;:
Dans le tube, donne de l’eau et devient noire. Presque infusible
au chalumeau. Avec les flux, réactions du nickel et de la silice.
Analyses : a, d’une terre verte accompagnant la chrysoprase de Silésie, par Klaproth; 6, d'un minéral amorphe de Silésie, attaquable par les acides avant et après calcination, par Baer.
ALIZITE. CALAMINE,
a ) Silice 35,00 35,80 Oxyde de nickel 15,63 2,78 Magnésie 1,25 : 14,66
Chaux 0,42 »
Alumine 5,00 23,04 Oxyde ferrique £,58 2,69 Eau 38,12 21,03 400,00 100,00
Densité :
Se trouve avec chrysoprase et opale, près Thomnitz, Kosemitz et. Glasendorf, non loin de Frankenstein en Silésie.
L'alizite de Glocker, que l’on réunit à la pimélite, est maigre au
toucher; elle happe à la langue; sa dens. — 1,458.
Dans le tube,
elle donne de l'eau. Elle est infusible au chalumeau et fournit du
nickel métallique quand on la traite par la soude.
Sa composition
est, d’après Schmidt : Si 54,63 Ni32,66 Mg5,89 Fe1,13 Ca 0,16 À10,30 H5,23—100. Elle se trouve aussi en Silésie.
CALAMINE. Zinc oxydé silicifère; Haüy. Hydrous silicate of
zinc; Thomson.
Kieselzinkerz.
Zinkkieselerz; Berzélius.
Kieselgalmey.
Zink-Baryt; Mohs.
Prisme rhomboïdal droit de 104°13.
ANGLES CALCULÉS
mm A0%°13' m h1 A%42°6/30!!
mg 1275330" gi h1 90° gh1 122043 gÿ gi A4TAT' mg? A51°5" g2 gi A56°49/ Mg? 14248 g2 gi A65°35
LL gt qi 16404"
F paf 17440
198° %' Schrauf.
122023! Schr.
447°25/ Hessemb.
451°12’ Schr.
156° 0’ Scbr.
142024! Schr.
164° 0’ Hessempb.
474°20' Dx.
Zinkglas; Hausmann.
Galmei; Werner. . Prismatischer
ANGLES CALCULÉS, ANGLES MESURÉS
| par 46828" | p a? 16259 *pai A48°31'
pa# 440046!
pat 429044
pais 418034!
Es ph1 90°
[ pes 47635
( 168°28/ Daub.
1168930’ Schr.
463° 5! Dx.
148031! Daub.
148°39! Schr.
140030! Dx.
118°39 Daub.
| 118°40/ Schr.
15145! Schr.
176°15! Dx.
Far ele
ANGLES CALQULÉS.
pe? 166°36
*pel 154°31!
gel 115°29/
pe? 144026’ ie 125034!
pes 141032!
peñT 1400107 pel2 136022!
pets 1240587
giell8 14502’
ele13 450027!
pes 119046
pellt 106°41’
g'et7 A63°19/ pgl 90°
pot 158048’ pb1® 142041" mb12 1927049!
mb1B 130°40!
pm 90°
pas 127°16’ paz 415047" pa 109°25' pes 11758!
pr 103035
pes 131°26' pgÿ 90°
Ppea 14208!
pg? 90°
Deus 446°16" pæ 116°32’
ps 120931"
pz 435044!
CALAMINE
ANGLES MESURÉS
jen Daub.
154027’ Schr.
115°32! Schr.
425°48" Schr.
441°40' Hessemb.
12841! Schr.
140°30/ env. Dx.
$ Nas Dx.
{ 40644! Daub.
106°35’ Schr.
A63°19/ Daub.
144059! Daub.
145° 7! Schr.
150°30! Schr.
163°22" Schr.
427°%7! Daup,
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ANGLES CALCGULÉS.
him 405°53/ ha; 14h39/ he, 12504!
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ha, 14303 he, 11354!
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gas M 4°30/ g'a1s 90°
ges 1328 g'as 406°46 gai? 90
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gi b 112 14208!
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gio A4Teÿs/ gie, 12#21!
Jess 12055 gi a 90° 'egeas 1485
ANGLES MESURES
156°20! Schr.
A74c48! Scbr.
432° 0' Daub.
407° 0’ Schr.
454047! Daub.
42912! Schr.
46327! Daupb.
A&0°47! Schr.
494043! Daub.
44827! Dauh,
CALAMINE