PRODUITS D'ALTÉRATIONS ET MÉLANGES
Pagodite. Agalmatolite. Bildstein. Lardite. Fun Shih des Chinois.
Nous plaçons ici les variétés qui ne peuvent être rapportées ni à la stéatite (voy. pag. 100) ni à la pyrophyllite.
Les échantillons analysés par Karafiat sont d’un vert pâle, à éclat gras. Dur. —2,5à 3. Dens. —92,735. Ils accompagnent le diaspore à Schemnitz en Hongrie.
PAROPHITE. DYSYNTRIBITE. ONCOSINE. HALLOYSITE. 195
Parophite; Hunt. En masses compactes ou schisteuses. Verdâtre ; jaunâtre; grise ou rouge. Se laissant couper comme la stéatite. Dur. — 2,5 à 3. Dens. — 2,70 à 2,78. Se trouve au Canada.
Dysyntribite; Shepard Compacte ou schisteuse, ressemblant assez à la serpentine. Ordinairement d’une couleur verdâtre souvent mélangée de rouge. Tenace. Dur. —3 à3,5. Dens. — 2,16 à 2,81. Les fragments minces fondent au chalumeau. Composition assez variable. Signalée par Shepard à Diana et autres localités dans le comté de Saint-Laurent, New-York.
Oncosine. Onkosin; de Kobell. Masses amorphes arrondies. Cassure écailleuse, imparfaitement conchoïdale. Translucide. Eclat gras peu prononcé. Vert pomme clair; grisâtre; brunâtre. Dur. —72. Dens. —2,8. Au chalumeau, se gonfle et fond en un verre bulleux incolore. Complétement attaquée par l'acide sulfurique. Se trouve engagée dans la dolomie avec de petites lamelles de mica, à Passecken près Tamsweg en Salzbourg. D’après Scheerer, c’est à l’oncosine qu'on doit rapporter un minéral ordinairement désigné comme agalmatolite d'Ochsenkopf près Schwarzenberg en Saxe, analysé par John. Il en est probablement de même pour des grains arrondis regardés jusqu'ici comme du tale compacte, qu'on trouve au Klammberg, au pied du mont Brenner en Tyrol.
Analyses : a, d'une agalmatolite de Chine, par Klaproth, b, d'une agalmatolite de Schemnitz, par Karafiat; c, de la parophite, par Hunt; d, e, de la dysyntribite, par Smith et Brush; f, de l’oncosine de Tamsweg, par de Kobell; 4, de l’oncosine (agalmatolite) d'Ochsenkopf, par John.
a 4) C d e jf q Silice 54,50 49,50 48,42 44,80 44,9% 52,52 55,00 Alumine 34,00 27,45 27,60 34,90 25,05 30,88 30,00 Oxyde ferrique 0,75 Fe 1,03 Fe 4,50 3,04 3,33 Fe 0,80 1,00 Potasse 6,25 10,20 5,02 6,87 5,80 6,38 6,25 Soude » » 2,18 3,60 traces » »
Chaux » 5,56 2,80 0,66 8,k4 » 1,75 Magnésie » 0,72 1,80 0,22 6,86 3,82 »
Eau 4,00 5,10 6,88 5,38 6,14 4,60 5,50
Rev Mn 0,30 TES va 99,50 99,56 99,80 100,53 99,00 99,50 99,94
HALLOYSITE. Cassure conchoïdale, esquilleuse ou terreuse. Translucide sur les bords ou opaque. Quelques variétés deviennent transparentes dans l’eau. . Eclat cireux. Blanc laiteux; verte ; jaune; bleue; rose. Happant plus ou moins à la langue. Tendre et facile à couper au couteau. Onctueuse autoucher. Dur. —1à2. Dens. — 1,92a2,12. Infusible au chalumeau. Bleuit avec la solution de co:
19% GLOSSECOLITE. MONTMORILLONITE.
balt. Entièrement attaquable par les acides. Le résultat des analyses se représente assez bien par l’une des formules :
A1 Si + 2H donnant : Silice 46,32 Alumine 39,77 Eau 43,91. ou ÂÀlSi2+4H » Silice 40,67 Alumine 34,92 Eau 24,44.
Les diverses substances désignées sous le nom d’'Halloysite se présentent fréquemment dans les filons et les gîtes de contact; elles accompagnent les minerais de manganèse de Romanèche près Mâcon et de Saint-Martin de Thiviers, près Nontron; les minerais de fer de la Voulte dans l'Ardèche; les minerais de plomb de Huelgoat et de Poullaouen en Bretagne et ceux des environs de Liége; les minerais de zinc de la Vieille-Montagne, etc. On en a trouvé aussi à Miechowitz en Silésie et en Cornwall.
Glossecolite; Shepard. Compacte. Cassure conchoïdale. Mate, prenant de l'éclat par le frottement. Blanche. Happant fortement à la langue. Dans l’eau, ne se ramollit pas, mais devient translucide sur les bords et opaline en dégageant quelques bulles d'air et une odeur argileuse prononcée. Tendre. Très-fragile. Dégageant de l’eau dans le matras et devenant gris bleuâtre. Infusible au chalumeau. Donnant un beau bleu avec le nitrate de cobalt. Attaquable par l'acide sulfurique à chaud. Trouvée à Dade, Etat de Géorgie.
Montmorillonite, Confolensite. Rose clair. Sans happement à la langue. Se délaie facilement dans l’eau sans faire päteavecelle. Très-tendre. Savonneuse au toucher. Dans le tube, dégage beaucoup d’eau et devient grisätre. Perd 6 équivalents d’eau par une dessiccation à 100°. Infusible au chalumeau, mais acquérant par une longue calcination assez de dureté pour rayer le verre. Soluble en partie dans l'acide chlorhydrique, en totalité dans l'acide sulfurique. Les analyses rapprochent sa composition de la formule
À] Sit + TH qui donne : Silice 51,16 Alumine 21,96 Eau 926,88. Forme de petits nids engagés dans une argile brune, à Montmorillon, département de la Vienne. On l’a aussi rencontrée à Confolens, département de la Charente, d’où lui est venu le nom de confolensite, et à Saint-Jean-de-Côle, près Thiviers, département de la Dordogne, Cette dernière variété est d’un rose un peu plus pâle que celle de Montmorillon. Au contact de l’eau, elle éclate, se divise en petits fragments en dégageant des bulles d’air et répandant lodeur argileuse. D'après M. Salvétat, le carbonate de soude lui enlève une petite proportion de silice gélatineuse et l'acide sulfurique, un peu de silice à l’état de quartz.
On a vendu sous le nom de Delanouite, un minéral amorphe, translucide sur les bords, rose rouge à l’état frais, rougeâtre après l'exposition à l'air, qui offre les caractères et la composition de la